Test - State of Decay : Year One Survival Edition

«Pourquoi tu ne veux pas nous laisser tranquille ?» , - 26 réaction(s)

Je ne sais plus ce que je fais. La faim endort complètement mon bon sens et ma volonté au point de me faire oublier tout ce qu’il y a de mal dans mes actes. Et je mords… Mes dents s’enfoncent dans cette chair si douce, si juteuse, si délicieuse, laissant son liquide rouge s’écouler de ce corps sans défense. Sans vie. Et alors que State of Decay se lance sur ma Xbox One, la rage me fait mordre de plus belle dans le corps voisin, qui ne se doutait pas de son destin macabre. Ma frénésie et mon appétit ne s’arrêtent pas devant l’écran titre. Mes babines sont toutes collantes. Le bas de mon visage est désormais complètement rougeâtre. Je ne me reconnais plus devant ce miroir. Qui suis-je ? Est-ce là ma nouvelle nature ? Suis-je destiné à devenir cet être avide de cette chair et sans aucun contrôle sur l’appel de la faim ? Cette chose qui s’en prend à ces innocents pour se rassasier indéfiniment jusqu’à ce qu’il n’en reste plus aucun ? Non ! Je ne serai pas cette espèce de zombie ! Je vais me nettoyer le visage et arrêter de manger les fraises volées dans le jardin de ma grand-mère ! Car j’ai le test de State of Decay sur Xbox One à finir d’abord…

On prend les mêmes...

Puiser dans les stocks consomme de l
Puiser dans les stocks consomme de l'influence

State of Decay est une exclusivité Microsoft sortie il y a presque 2 ans de cela sur le Xbox Live Arcade. Malheureusement pour ceux qui s’en rappellent encore, le jeu était une véritable déception. Pour ceux qui ne s’en souviennent plus ou qui n’avaient pas lu le test, vous y découvrirez que le jeu était pavé de bonnes idées mais que ces dernières n’étaient pas abouties, ni même soutenues par une réalisation honorable à cause de la pauvreté visuelle et de l’abondance de bugs en tout genre. L’ensemble, combiné avec une histoire sans aucun intérêt et un charisme frôlant l’incident cardiaque, rendait l’investissement pour ce jeu vraiment peu recommandé. Malgré toutes ces tares, Microsoft a continué à soutenir le jeu développé par Undead Labs jusqu’à ce qu’il y ait deux extensions. Si la première qui propose un challenge infini très paresseux pourrait encourager des gens à se suicider tellement on s’y ennuie encore plus que dans l’histoire principale, la seconde, Lifetime, propose un nouvel environnement, de nouveaux personnages, une nouvelle histoire et quelques petites nouveautés pas inintéressantes. Malheureusement, toujours basées sur ces idées bâclées peu abouties.

State of Decay ressort sur Xbox One, fuyons !
State of Decay ressort sur Xbox One, fuyons !

Alors quand nous avons appris qu’une version Xbox One était prévue, y’en a un qui a commencé à flipper de devoir retourner dans ce cauchemar vidéoludique qui, contre vents et marées, a obtenu un certain succès commercial. Et flipper il a, car cette version Xbox One reprend le jeu de base et ses DLCs dans un énième portage du pauvre. Le titre est toujours aussi minable techniquement parlant, malgré une légère amélioration de résolution. Et bien que quelques bugs aient été retirés, le jeu en propose toujours une tripatouillée +4, n’oubliant pas -bien évidemment- de ramer fréquemment, de freezer par moments, tout en ayant un tearing fréquent. Déjà que pour de la 360, la pilule passait difficilement, pour de la Xbox One, c’est tout bonnement honteux.

... et on râle à nouveau !

Prenons un instant pour admirer le travail de modélisation et de détourage du menu du mode Lifetime
Prenons un instant pour admirer le travail de modélisation et de détourage du menu du mode Lifetime

Mais le plus honteux est que State of Decay n’essaie même pas de combler ses lacunes conceptuelles. L’IA alliée est toujours aussi pathétique, le journal d’évènements est toujours aussi bordélique, faisant que vous êtes lâchés sans une once de logique ou de soutien de la fameuse communauté que vous rassemblerez. Vous devrez, encore une fois, tout faire tout seul parmi cette bande d’incapables qui se laissera mourir de faim. Un allié sortira par exemple de l’enclos protecteur de votre base pour affronter au corps à corps 20 zombies au lieu de puiser dans vos réserves de munitions et continuer à tirer, alors que vous êtes assiégés par des dizaines et des dizaines de hordes et que tous les autres personnages sont occupés par d’autres assauts de leur côté. Pas de bol, c’était un perso important pour une quête annexe et il n’y avait pas grand-chose que vous auriez pu faire pour le sauver, si ce n’est mourir également et fragiliser le reste de votre groupe.

Ne sous estimez pas la puissance de la Playstati... Hein ? Xbox One ? Oups !
Ne sous estimez pas la puissance de la Playstati... Hein ? Xbox One ? Oups !

Vous l’aurez compris, vos alliés continueront encore et encore à se mettre dans des situations on ne peut plus pathétiques, juste pour vous offrir de quoi risquer votre vie inutilement pour des ressources que vous avez déjà collectées par paquets de 9000. Cette édition Xbox One n’offre rien de différent des cauchemars de la version 360, et encore moins une possibilité de jouer online tellement demandée et tellement justifiée par le concept même du jeu. Cet ajout n’aurait pas amélioré l’aspect technique, mais il aurait apporté cet aspect communautaire et viré cette IA totalement incompétente, apportant par là même un certain intérêt pour retourner sur ce titre de revenants qui n’aurait jamais dû revenir.

Bilan

On a aimé :
On n’a pas aimé :
  • A peu près tout
  • Toujours pas de Online
  • Honteux pour de la Xbox One
Un État vraiment Pourri

Si on pouvait se permettre de donner des excuses à la version Xbox 360, premier jet d’un concept à fort potentiel, la version Xbox One de State of Decay n’en a aucune : aussi bien conceptuellement que techniquement. Le jeu péche par tellement de points qu’il serait plus simple de virer “State of” du titre pour laisser la vraie nature de l’édition Xbox One s’exprimer par un titre on ne peut plus explicite. Le portage est tellement fainéant qu’on se retrouve avec un jeu à peine digne de la 360, bourré de bugs, mais sur une console qui devrait théoriquement faire tourner le machin sans soucis. Ce n’est même pas le cas. Si vous avez la version originale sur 360 et ses extensions, ne sautez pas le pas vers cette édition Xbox One qui n’apporte rien. Si vous n’avez pas les DLCs ou si vous n’avez pas sauté le pas de l’édition 360 à l’époque, continuez à vous abstenir pour cette version Xbox One, vous n’en serez que plus riche.

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State of Decay

State of Decay
PEGI 18 Peur Violence

Genre : XBL Arcade

Editeur : Microsoft Studios

Développeur : Undead Labs

Date de sortie : Juin 2013

Date de sortie Xbox One : 28/04/2015

Prévu sur :

Xbox One, PC Windows, Xbox Live Arcade

26 reactions

Stéphan

28 avr 2015 @ 18:42

Note : Les images du test proviennent des assets officiels. Comprendre par là qu’elles sont un peu « améliorées » (même si c’est pas fameux avec ce maquillage) par rapport à la réalité, car elles ont un but de promotion. La raison pour laquelle nous n’avons pas mis d’images prises durant le de jeu ? Parce que l’export est impossible pour ce jeu, pardi !

Certes, nous aurions pu mettre des images de la version originale sur Xbox 360, ça n’aurait pas changé grand chose, tellement c’est du même niveau, mais bon.

Mrleprime

28 avr 2015 @ 18:48

merci du test , moi qui hésité a l’acheter :’)

FENDR4GOU

Rédaction

28 avr 2015 @ 18:50

Si tu l’avait acheté, il aurait fallu changer ton GT en Mrladeprime. :’-))

Ah ah SuperNael, c’était Jeremy Clarkson le coupable !

Mrleprime

28 avr 2015 @ 18:57

on se moque pas de mon magnifique pseudo :p (n’empêche sa sonne bien)

Mr Moot

Rédaction

28 avr 2015 @ 19:08

Wow, j’ai failli le precharger.. Merci les gars, du coup j’ai pris Sunset Overdrive.

texazranger

28 avr 2015 @ 19:09

@mr moot ; bien vu, tu m’en diras des nouvelles, un petit bijou !!!

Dante

28 avr 2015 @ 19:11

Alors boooumm grosse déception !!

Moi qui adorais ce site pour son professionnalisme et son impartialité, je tombe des nus... Ce test est du grand n’importe quoi, alors oui ce jeu n’est carrément pas exempt de défauts, mais de là a mettre « points positifs : aucun / points négatifs : à peu près tout », il fallait osé ! Le testeur perd toute crédibilité, c’est comme mettre un 0/20 ce qui est impensable pour un site soi disant pro !

Je l’avais pris un peu au pif sur 360 et j’ai été agréablement surpris pour un jeu Xbox Live Arcade. Il y a beaucoup d’idées intéressantes, certes pas exploitées jusqu’au bout malheureusement, mais qui ont le mérites d’être là et de tenter de renouveler un genre surexploité dans le milieu du jeu vidéo de nos jours. Au final, j’ai passé de nombreuses heures sur ce jeu, malgré une réalisation technique à la ramasse il faut l’avouer, qui possède un très bon concept en espérant qu’il posera les bases pour les prochains jeux du studio Undead Labs.

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SauroneMX338

Rédaction

28 avr 2015 @ 19:22

Je suis d’d’accord avec Dante .. Le test est très hasardeux.

FENDR4GOU

Rédaction

28 avr 2015 @ 19:25

La radicalité du test c’est surtout pour dénoncer le fait que malgré toutes les critiques sur le jeu d’origine, la seule chose à avoir été améliorée est la résolution d’image. Il y a un moment où il faut arrêter de prendre les joueurs pour des cons et oublier le politiquement correct. Des bonnes idées n’importe qui peux en avoir, si elles ne sont pas matérialisées, cela ne sert à rien.

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