Test - Dynasty Warriors 8 Empire

«Chine Chine !» , - 4 réaction(s)

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, bonsoir !
En gros titre de ce journal, le conflit des Trois Royaumes de Chine qui revient encore une fois pour un massacre qui est annoncé comme étant le Dynasty Warriors 8 Empire. Dix-huit ans que cela dure, et dix-huit ans que personne ne fait rien. Dix-huit ans qu’ils font intervenir les plus grands guerriers de Chine, quand ce ne sont pas ceux du Japon. Ou de temps en temps, ils les font se mélanger de manière orgiaque pour combattre une menace légendaire. Parfois, ce sont des robots qui prennent leur place, ou bien même des pirates loufoques ou des loubards aux ATATATATA trop sérieux. Et de temps à autre, comme c’est le cas ici, ils tentent de faire dans la dentelle en apportant une dose de stratégie et de gestion à leurs bouchers. Ces “ils”, se font appeler Omega Force, et sont les hors-la-loi à l’origine de tous ces évènements, dont ce fameux Dynasty Warriors 8 Empire.
Reportage de G. Marchésurunecrotte et V. Allerrechargermoniphone.

Empire, mais en mieux

Derrière ces menus se cachent des sous menus, parfois très lourds.
Derrière ces menus se cachent des sous menus, parfois très lourds.

Au cours de la très longue série de jeux Dynasty Warriors, des spin-offs se sont développés, dont la série Empire. Ce Dynasty Warriors 8 Empire, se base sur l’aspect gestion et stratégique des batailles en plus des éternelles phases de beat them all. Nous passerons sur ces dernières qui ne réinventent pas la roue, puisque tout au plus, elles rajoutent une jauge de stratégie, ainsi que des cartes de stratégies à utiliser durant les batailles pour vous apporter de plus ou moins formidables avantages en combat. Si vous vous rappelez bien, nous avons déjà testé un opus du spin off Empire. C’était le 6, dernier opus sorti sur Xbox 360 (le 7 Empire étant sorti uniquement sur PS3) et ce n’était pas bien fameux, même s’il y avait de l’idée. Dans ce 8, on a un jeu d’une ampleur carrément différente ! Vous pouvez créer votre personnage, le faire entrer dans l’histoire selon une des différentes campagnes, et le “gérer” comme bon vous semble. Ainsi, vous pourrez vivre la vie d’un vagabond, d’un soldat freelance, ou si vous avez de l’ambition, vous mettre en avant et devenir un des piliers de l’empire d’un leader, ou en devenir un vous-même et unifier le pays.

Le jeu est très fourni, mais pas totalement exhaustif...

Mais pour ce faire, il faudra à chaque mois (1 mois = 1 tour de jeu) décider d’une action selon le rôle que vous tenez et vos objectifs personnels. Que ce soit dans la gestion de vos armées, de ressources, dans la diplomatie ou encore dans l’art de la guerre, le jeu vous proposera de nombreuses options dans chacune de ces catégories, pour peu que vous possédiez, d’une manière ou d’une autre, les compétences associées. Le jeu est très fourni, mais pas totalement exhaustif, puisqu’il manque des aspects importants, notamment -entre autres- dans la gestion de la vie privée de votre personnage. Car votre personnage, en dehors de la guerre, aura une vie personnelle.

Vous passerez beaucoup de temps dans les menus de gestion, très complets.
Vous passerez beaucoup de temps dans les menus de gestion, très complets.

J’ai par exemple commencé en tant que Combattant indépendant. Seul et isolé. Après avoir mené quelques missions pour des pays ou des villages, j’ai rapidement, avec mes nouveaux compagnons de fortune, planté mon propre drapeau et commencé à m’approprier des terres par les armes ou la négociation. J’ai aussi dû les défendre des assaillants afin de me créer mon propre empire où j’ai régné avec bonté et où tout le monde était heureux. Je me suis fait des alliés, mais également des amis avec qui j’ai bu la coupe de l’amitié. Puis, une de mes lieutenants m’a avoué ses sentiments. Elle était pas trop moche, alors je l’ai épousée, sans même pouvoir me rappeler de son nom, ces derniers se ressemblant énormément selon les clans d’origine. J’avais même raté une première occasion lorsque plus tôt, une première fille, bien plus mignonne avait déclaré son amour pour moi. Quelques années après, nous avons eu un fils, que j’ai pu nommer moi-même, sans pouvoir encore me rappeler du nom de sa mère. Et nulle part pour me le remémorer, ni même me rappeler explicitement le lien que nous avions. Quatre ans environ après sa naissance, mon fils est déjà à l’âge adulte et pourra se battre à mes côtés. J’aurais tout aussi bien pu régner en tyran et harceler mon peuple, j’aurais pu céder mon trône à ma descendance pour retourner à une vie paisible ou encore rester à ses cotés durant son nouveau règne pour le conseiller et en faire un leader de choix. Mais non. J’ai décidé de continuer à conduire ma politique jusqu’à l’unification qui aura lieu 12 ans (150 tours de jeu environ) après mes premières armes. Et je n’ai toujours aucune idée du nom de ma femme ou de ce à quoi elle ressemble. Je ne sais pas non plus à quoi ressemblent mes meilleurs amis, mes conseiller ou encore mes préfets, leurs noms et leur apparence, rarement dévoilée, pouvant être proches. Mais mon fils, s’il le souhaite pourra continuer mon oeuvre sur une campagne représentant une ère différente de ces temps de troubles.

Un lourd héritage

Où est ma feEeEeEemme ! Avec son justeaucorps de chaaAaaaAArme !
Où est ma feEeEeEemme ! Avec son justeaucorps de chaaAaaaAArme !

Ce genre de détails manquants concernant les personnages, le jeu en fourmille. Tout comme du nombre faramineux de personnages, d’ailleurs. La faute à cette exhaustivité bienvenue qui n’est pas mise en avant à cause de menus très lourds à utiliser. Et quand je dis lourds, ce n’est pas que du côté de la pratique, puisque le jeu, inexplicablement, se mettra à ramer méchamment et uniquement lorsque les menus des boutiques/académie/forgeron proposeront plus de 6 objets en même temps. Il redeviendra fluide, de manière tout aussi inexpliquée, lorsqu’on sort de ces endroits. Mais vous devrez malheureusement passer par là pour acquérir des objets qui amélioreront vos capacités au combat, ou pour enrichir vos stratégies. Et si vous voulez vous en passer, vous ne pourrez passer à côté de l’achat régulier des armes, selon le système déjà connu dans la série de la trinité “Homme, Paradis, Terre”, afin de jouer sur les éléments et vous retrouver avec une ascendance (ou un handicap) sur les lieutenants qui s’opposeront à vous.

Cela se répercute irrémédiablement sur l’accessibilité du titre pour les anglophobes et ceux qui n’ont qu’un niveau très scolaire dans cette langue.
Les cartes de stratégies pourront vous sauver la vie, ou vous faciliter la tâche entre 2 massacres.
Les cartes de stratégies pourront vous sauver la vie, ou vous faciliter la tâche entre 2 massacres.

Mais cette lourdeur n’est pas qu’un problème de game design et de ce qui est probablement un bug de chargement des listes de vos courses éventuelles, puisque le jeu est en japonais (ou anglais pour les voix, au choix) sous-titré en anglais. Et pas un anglais simple, mais un vocabulaire assez soutenu ! Cela se répercute irrémédiablement sur l’accessibilité du titre pour les anglophobes et ceux qui n’ont qu’un niveau très scolaire dans cette langue. Le jeu est bourré des défauts techniques habituels, Dynasty Warriors “oblige”, mais l’aspect gestion et stratégique proposé dans cet opus offre ce coup-ci un énorme, que dis-je, un gigantesque plus, devenant même le coeur du jeu, et apporte un intérêt et une durée de vie assez conséquents entre les différentes campagnes, les différents styles de vie (empereur, vagabond, lieutenant, etc) et les différents modes de vie possibles qui seront déterminés selon vos actions et les centaines de titres que vous pourrez remporter. Et si vous le souhaitez, vous pourrez créer vos propres campagnes jusqu’au moindre détail également pour les partager, ou aller lorgner du côté d’un online relativement stable, du moment où vous trouverez un badaud pour jouer avec vous.

Bilan

On a aimé :
  • Durée de vie en béton armé triplé de couches d’adamantium
  • Liberté et possibilités d’action impressionnantes
  • Pouvoir créer sa propre histoire
  • Très exhaustif dans l’aspect gestion...
On n’a pas aimé :
  • ... même s’il manque quelques aspects dans le relationnel un peu gênants
  • Les horribles ralentissements dans les boutiques
  • Techniquement pauvre, comme tout Dynasty Warrior...
  • Des menus assez délicats à maîtriser
Dynasty Warriors 8, pas en pire

Si techniquement, Dynasty Warriors 8 Empire fait poule mouillée pour de la Xbox One - n’empêchant pas d’être le titre indispensable de la série à posséder-, côté intérêt, le jeu a les tripes remplies de fun et de durée de vie. Au point que le bond entre le 6 et celui-ci, sans savoir vraiment ce que propose le 7 jamais sorti sur une console Xbox, est carrément impressionnant. Les batailles en BTA sont toujours de la partie et maîtrisées et même si le jeu a quelques défauts et manques dans une gestion déjà formidablement fournie, on ne peut pas dire que cet opus ne vole qui que ce soit, au point qu’à ce rythme, le spin-off pourrait bien finir par faire de l’ombre à la série principale...

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Dynasty Warriors 8 Empires

Dynasty Warriors 8 Empires
PEGI 16 Langage osé Violence

Genre : Action/Beat them up

Editeur : Koei

Développeur : Omega Force

Date de sortie : 27/02/2015

Prévu sur :

Xbox One, Xbox 360, Playstation 4, Playstation 3

4 reactions

Stéphan

11 mar 2015 @ 20:45

Je sais que c’est un test de niche, mais désormais et à partir de ce test, grâce à la nouvelle fonctionnalité de la console, on va pouvoir proposer nos images ingame personnelles !

Et puis elles sont de très bonne qualité en plus., c’est cool, MS ne s’est pas foutu de notre gueule avec cette fonction.

Mattanys

11 mar 2015 @ 21:52

Bonne nouvelle en effet ! Je sens que je vais faire un paquet de captures...et avec Ori, ça commence bien !

Men In Black

12 mar 2015 @ 08:49

Lecteur passif et anonyme, je passe le cap de l’inscription pour dire que j’ai beaucoup aimé ce test !

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bastoune

12 mar 2015 @ 09:39

Bienvenu Men In Black ;) Je suis d’accord avec toi, le test est bien vu, merci Stéphan, la ligne éditoriale du site est vraiment une des plus sympa du net francophone, ma petite préférence va aux tests de Rone, de part sa façon régulière d’intégrer ses mini-lui à ses tests, chose originale qui me permet d’aborder la qualité « partage » avec mes propres gnomes ;)

Encore du beau boulot ! (même si le titre ne me branche pas plus que ça ;) )