Test - Saints Row IV : Gat out of Hell

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Alors que tout le monde s’attendait à un Saints Row V lors de l’annonce prévue il y a quelques mois au Comic Con de San Diego, c’est un stand alone du quatrième opus qui s’est dévoilé proposant aux joueurs de sauver le boss des Saints / Fashion Victim / Président des Etats-Unis / un des derniers survivants de la Terre, sous les traits du très sympathique et équilibré Johnny Gat. Disponible sur Xbox 360, Xbox One et leurs consoeurs de chez Sony, le titre, même pour une vingtaine d’euros, va devoir faire ses preuves et mettre un bazar pas possible pour arriver à ses fins.

Saints Row et demi ?

Ne jamais jouer au ouija si vous ne voulez pas finir en enfer.
Ne jamais jouer au ouija si vous ne voulez pas finir en enfer.

Pour la première fois dans un Saints Row, pas d’éditeur de personnage ! Ce serait un blasphème de vouloir toucher aux traits de ce cher Johnny, ou même ceux de la charmante Kinzie qui va l’accompagner et que vous incarnerez également à volonté (ou pour jouer en coop). On n’aurait cependant pas craché sur la possibilité de jouer à la poupée en changeant leurs vêtements, leur mettant des accessoires afin de les personnaliser un petit peu. En dehors de cette absence remarquée, le jeu se présente plus ou moins comme Saints Row IV, mais en plus maigrichon ! Prenez toutes les qualités du titre (funs, pouvoirs, humour, etc), et tous ses défauts (scénario très court, découpage des “missions” via des activités, technique peut mieux faire), mais transposés en enfer, plutôt que dans une simulation, et vous aurez presque le résultat final.

Le vol est de la partie. Un peu capricieux à dompter, mais une fois réussi, c
Le vol est de la partie. Un peu capricieux à dompter, mais une fois réussi, c'est très efficace.

Pourquoi presque ? Parce que le jeu est moitié moins “Saints Row” avec sa durée de vie d’une dizaine d’heures (minuscule pour ce genre de titre), avec ses activités moitié moindre, ses armes bien moins fournies (mais toujours aussi délirantes), ses pouvoirs passifs peu nombreux également. Cela ne veut pas dire que le jeu est nul ou qu’on ne s’amuse pas dessus, cela veut juste dire que le contenu est quand même bien limité malgré la tentative de boost artificiel de la durée de vie avec les nombreux défis du jeu (tuer de telle manière, faire ceci tant de fois, etc.). On aurait préféré avoir une histoire et des missions plus poussées, d’autant plus qu’avec des personnages imposés, cela était plus aisé. Mais là, même la jauge de colère de Satan monte très vite permettant de l’affronter et terminer le soft en un clin d’oeil. Heureusement, on n’est pas obligé de le rosser dans la foulée, mais en ligne droite, le titre pourrait bien se boucler en moins de 6 heures.

Memorial

L
L'histoire comportera des passages narrés à la manière d'un conte pour enfants.

C’est un souci qui existe depuis l’épisode IV, et il serait bon de faire plus d’efforts sur la narration et le découpage du jeu car l’univers Saints Row est délirant et bien fourni, et possède donc de quoi se nourrir de lui-même. Ce Gat out of Hell nous le rappelle d’ailleurs en faisant réapparaître de vieilles connaissances mortes, comme Dane Vogiel qui sera votre guide pour renverser Satan ou même Dex que vous devrez tuer encore et encore pour le punir de sa trahison aux débuts de la saga. Car dans Gat out of Hell, même si la coquille est similaire au IV, l’envie de s’en démarquer est forte en changeant tous les pouvoirs et leur origine (fournis par un artefact divin) vers quelque chose de plus “local”. Le constat est le même avec l’ambiance ou encore les armes (dont les fameux “7 péchés capitaux” qui valent le détour) qui tentent de faire oublier l’influence alien. Même les cut scenes tentent de se démarquer sous forme plus “naïve” ; elles collecteront notamment quelques fou rires au passage. D’un point de vue technique, sur Xbox One, le titre est de la même qualité que Saints Row IV : Re-elected, quelques bugs de collision en plus (notamment avec Gat). Les personnages se manient toujours aussi bien en pleine vitesse, même s’il faudra apprendre à dompter le vol qui remplace le super saut, tant il peut être capricieux dans certaines situations.

Bilan

On a aimé :
  • Le délire infernal
  • On se croirait dans un Disney à un moment
On n’a pas aimé :
  • Très court
  • N’honore pas vraiment la One
Highway to Hell

Pour un stand alone, Saints Row IV : Gat out of Hell ne s’en sort pas trop mal. Il sait retranscrire l’humour de la série efficacement et apporter un brin d’air frais après l’ambiance alien du IV. Mais en tant que GTA-Like, le titre est assez chétif, tant le contenu est maigre pour un titre du genre. Pour 20 €, le titre n’est pas indispensable, mais pourrait bien faire l’affaire histoire de patienter pour une sortie plus majeure...

Xboxygen
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Saints Row 4

Saints Row 4
PEGI 18

Genre : GTA-Like

Éditeur : Deep Silver

Développeur : Volition

Date de sortie : 23/08/2013

Prévu sur :

Xbox 360, Playstation 3, PC Windows