Test - The Golf Club

«Un club trèèès fermé» , - 3 réaction(s)

Les amateurs de golf sont ils tous des dépressifs en puissance ? En tout cas, c’est ce que pourrait nous laisser croire la dernière simulation de HB Studio. The Golf Club a le mot austérité gravé dans son ADN. Ici, pas de place au superflu, aux chapeaux pointus et aux nouveaux venus. The Golf Club s’adresse uniquement aux passionnés de ce noble sport de gazon en souhaitant leur proposer un concentré de simulation sérieuse qui ne rigole pas.

Le golf c’est du sérieux !

Vouloir faire du golf dans un coin pareil, il faut en vouloir...
Vouloir faire du golf dans un coin pareil, il faut en vouloir...

Entrons directement dans le vif du sujet et mettons les deux pieds dans le green : les petits gars de HB Studio décident, un jour, de sortir une simulation de golf next gen. Vu que le marché console fut dominé par un Tiger Woods PGA Tour de EA en fin de vie et peinant à se renouveler, il y avait effectivement une petite place à se faire en tweed et en casquette sur la pelouse. Cette entreprise aurait même pu être couronnée de succès avec un minimum de prise de risque et une réalisation à la hauteur. Mais The Golf Club ne propose ni l’un, ni l’autre.

La réalisation est globalement lamentable, tout en se payant le luxe d’être moins agréable à l’œil que le dernier bébé d’EA. The Golf Club ne nous épargne pas au niveau de l’aliasing et du tearing dans des décors vides à la végétation clonée à outrance. Le premier coup de club derrière la tête que nous assène le jeu se situe au niveau de son ambiance. Bercé par la douce mélodie des trois notes de pianos qui nous accueillent à l’écran titre, on se retrouve dans un mano a mano entre nous et le green. Ne cherchez pas le public, le caddie, les oiseaux ou autres bêtes sauvages, un cimetière semblera toujours plus vivant que la moindre partie de The Golf Club. Les avatars des joueurs ont la bonne idée de se ressembler tous. On a tout juste le plaisir de choisir la couleur de sa casquette, de son pantalon, de son polo et de ses chaussures.

...un cimetière semblera toujours plus vivant que la moindre partie de The Golf Club.
Joli pantalon, très tendance, très glamour !
Joli pantalon, très tendance, très glamour !

Passé l’écueil technique et à la limite du suicide on cherche alors désespérément à se raccrocher à la moindre ramure de plaisir que l’on peut attraper. Le gameplay nous sert le désormais classique tir à l’aide du stick droit. Un coup en arrière puis en avant pour déterminer la puissance et la direction du put. Un gameplay désormais classique et le moins que l’on puisse dire est que l’on n’est jamais surpris par ce que propose The Golf Club.

Sa seule originalité finalement est à chercher dans son mode solo qui au lieu de nous confronter aux éternelles IA, choisit en ligne des fantômes de joueurs ayant à peu près notre niveau pour s’y confronter. C’est bien peu comparé à la concurrence.

L
L'éditeur de parcours est le seul point remarquable de The Golf Club

La seule petite fleur qui pousse dans le bunker de The Golf Club est son éditeur de parcours. Un éditeur assez complet mais qui ne pourra en aucun cas palier l’austérité et le peu de glamour du jeu. Ne vous attendez pas à créer des golfs originaux et bucoliques vu que le moteur reste identique et les cinq environnements du jeu donnent plutôt l’envie de se pendre que de passer une heure à essayer de mettre cette petite balle blanche dans 18 trous.

Bilan

On a aimé :
  • L’éditeur de parcours
  • Passer à autre chose
On n’a pas aimé :
  • Une réalisation austère
  • Une ambiance austère
  • Un gameplay austère
Mais pourquoi tant de haine ?

Je reste persuadé que lorsque l’on aime profondément un sport, la passion qui nous anime peut être contagieuse. Lorsque l’on en parle, ou qu’on le pratique avec une personne qui n’y connaît rien, on le lui présente sous ses plus beaux atours et on essaye de le toucher dans l’âme avec un surplus de plaisir. HB Studio n’aime pas le golf. C’est impossible. Impossible de créer un jeu aussi tue-l’amour s’il a été fait avec passion. The Golf Club est une simulation qui est pour le golf ce que Farming Simulator est pour l’agriculture. Un jeu sans âme qui ne pourra plaire qu’à une infime partie d’initiés ne cherchant que l’aspect brut de décoffrage de leur passion. Les autres ne pourront que se détourner un peu plus de ce sport pourtant fabuleux.

Xboxygen
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The Golf Club

The Golf Club
PEGI 0

Genre : Sport

Éditeur : NC

Développeur : HB Studios

Date de sortie : 19/08/2014

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, PC Windows

3 reactions

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anderson84

22 aoû 2014 @ 01:32

test fait par un amateur de golf et qui en plus n’a pas chercher a comprendre comment fonctionne l’éditeur de circuit ,bref plutot que de passer du temp a comprendre le fonctionement on descent le jeu c’est plus rapide ,pitoyable !!!

Jarel

Rédaction

22 aoû 2014 @ 08:57

anderson84 > Est ce que le Golf est un sport qui doit être traité à part, différemment dans le monde vidéoludique ?

Il est l’un des plus ancien et l’un des premiers à avoir été adapté sur les consoles de salon et sur les ordinateurs familiaux. L’histoire de la simulation de golf est riche et variée et on s’attend, en tant que joueurs et passionnés de ce sport que les développeurs puissent tirer des leçons de cette histoire. Je ne traiterai pas avec condescendance un jeu de golf parce que c’est justement un jeu de golf.

Je connais Links (dont le premier épisode date des débuts des années 90 il me semble quand même), Leaderboard, les années Tiger Woods et les jeux plus accessibles comme les Everybody Golf. Sous prétexte de revenir à la simulation pure et dure (ce qui n’est pas une nouveauté) peut on tolérer et accepter une réalisation et une ambiance neurasthénique ?

Comme je le dis dans le test seuls les plus passionnés pourront faire fi de l’aridité du jeu mais cela n’excuse en rien le manque de soin de l’équipe de développement dans les à côtés, certes mineurs dans le fond mais pourtant essentiels quand au plaisir de jeu. Un jeu de course de voiture, de football, de handball ou de rugby (même si dans ces derniers cas, la jeunesse et le peu d’adaptation dans le jeu vidéo peuvent nous rendre bienveillant) seraient tout autant pénalisés.

Le golf ne peut pas être une exception.

Mais je suis ravi que tu puisses faire abstraction de tout cela et prendre du plaisir sur ce jeu vendu quand même à 35 euros.

kalud

26 aoû 2014 @ 11:09

Pour l’avoir testé j’avoue que je m’attendais à mieux...