Test – Skyrim : Dragonborn

Il est né le divin dragon…
Salut, je vois que ta hache est toute émoussée.
– Bin oui je sors juste des extensions de Skyrim et j’ai le moral dans mes bottes daedriques. Après avoir terrassé une cinquantaine de Dragons, j’ai essayé de me caser en construisant de mes mains trois immenses manoirs dans lesquels j’ai logé ma femme.
– Ah quand même.
– Et oui, il en faut de la place pour sa garde robe… et vu qu’elle refusait tout acte sexuel il m’a fallu adopter des marmots pour avoir ma descendance.
– Dur.
– Mais ce n’était rien comparé à l’invasion de Vampires que j’ai arrêtée -d’où ma hache émoussée-. Non pas que l’aventure fut difficile mais loin d’être passionnante. Par moments j’en étais à regretter la construction de mes manoirs. Pour dire. Là maintenant je suis fatigué.
– Et si je te proposais une vraie bonne aventure ? Une de celles qui te donne encore envie de planter ta hache entre deux yeux, une de celles qui étanche ta soif de découverte et de trésors, tu repartirais ?
Un ticket pour l’Aventure !

Et je suis sûr qu’à cette question beaucoup d’entre vous répondraient d’un ton désabusé : on nous l’a déjà chantée cette comptine là ! Et au final, on a eu pour hachement cher une petite balade contre les vampires sans saveur, sans la moindre exploration et avec une toute petite quête annexe à classer dans la catégorie du déjà-vu. De plus, cette balade était buggée comme cela n’est pas permis à sa sortie ! On ne nous y reprendra plus ! Surtout au prix abusé de 1600 Mpts !
Allez, venez, sécher vos larmes. Pour se faire pardonner, Bethesda a enfin sorti les doigts de ses fesses et vous a concocté une aventure mémorable digne du meilleur jeu de rôle de l’année ! Certes, l’Aventure ne commence pas de la façon la plus originale qui soit. Lors d’une de vos petites balades matinales dans les rues d’une des villes de Bordeciel, vous êtes littéralement agressé par une troupe d’individus à l’air patibulaire, mais presque, prétextant agir pour le vrai fils de dragon ! Après les avoir remis dans droit chemin à l’aide de quelques coups de hache dans les gencives. Vous tombez sur un étrange papier qui vous mettra sur la piste d’un dénommé Mirrak, soi disant premier fils de dragon faisant régner la terreur sur la lointaine île de Solstheim.

Les plus vieux d’entre vous, à savoir les joueurs qui ont l’immense joie de se perdre dans les chemins de traverse de Morrowind, ont eu aussi l’occasion de s’essayer à un DLC nommé Bloodmoon se déroulant sur l’île nordique de Solstheim. Ces heureux joueurs, au seul énoncé de l’île, se rappelleront, des étoiles pleins les yeux, de l’immensité de celle-ci et de ses nombreux recoins à découvrir ! En effet, Solstheim vous proposera un terrain de jeu inédit et bien vaste. Même si, lorsque l’on comparera les cartes de Skyrim et Morrowind de cette île on remarquera une grande différence d’amplitude. Solstheim version Skyrim a perdu du poids, est toute ramassée sur elle-même, presque réduite à une portion congrue. Mais qu’importe, l’appel de l’aventure est plus fort que tout !
Z’avez pas vu Mirrak ? Lalalalala…

Même qu’on le cherche partout, enfin pas beaucoup vu que la quête principale sera largement balisée pour permettre à tout un chacun d’arriver à son terme sans trop d’efforts. Enfin, sans trop d’efforts, façon de parler car Solstheim est loin d’être un village de vacances ! Tout d’abord les vieux de la veille seront surpris de découvrir un Solstheim qui sera loin de ressembler à leurs souvenirs. En effet, suite à l’éruption du Mont Ecarlate de la proche Morrowind, Solstheim a été balayée par le souffre et recouverte d’un manteau de cendre. Il ne subsiste de Solstheim que le village de Corbecroc, dont les habitants, tous mineurs, ont été préservés du cataclysme.
C’est un véritable régal de visiter Solstheim, un nouveau lieu, de nouveaux décors, une histoire qui recoupe celle que l’on a vécu dans Morrowind et une nouvelle faune à découvrir. Plantes, animaux sauvages, minerais, nouvelle architecture, nouvelles armes et armures, Dragonborn nous permet de repartir à la découverte d’un univers totalement nouveau tout en connaissant les mécaniques de jeu de Skyrim. On sera toutefois surpris par la résistance rencontrée lors de nos premiers affrontements avec la faune locale, très agressive, voire mortelle et ce même pour les niveaux les plus élevés. Même les Draugr auront appris à manier un arc et n’hésiteront plus à vous tuer d’un seul coup avec une flèche bien placée dans la tête ! Cela surprend et cela arrive même à nous faire perdre patience lorsque ce coup mortel arrive lorsque notre Dovahkiin se retrouve à terre immobile suite au cri de puissance d’un Seigneur Draugr. Testé et désapprouvé !

La quête nous menant à Mirrak est longue et somme toute convenable pour un DLC. La narration n’est pas réellement aboutie mais le cadre qu’offre Solstheim permet aux plus réticents et difficiles d’entre nous de passer un très agréable moment. De nombreux donjons et autres quêtes annexes assez sympathiques viendront se greffer à l’aventure pour une durée de vie avoisinant la vingtaine d’heure selon le joueur.
Le petit bonus de cette extension est alléchant sur le papier : vous allez pouvoir dresser et monter un Dragon ! Malheureusement, la réalité est tout autre. La jouabilité ne suit absolument pas et on est loin de jouir de la liberté que l’on espérait. La caméra fait mal à la tête et le vol à dos de dragon se résume à cliquer sur des adversaires au sol en attendant qu’ils succombent au souffle asthmatique de votre monture. Il s’agit du seul point noir de ce Dragonborn qui en plus se paye le luxe de ne pas avoir de bugs immenses à son lancement ! Un miracle !
Le Bilan
On a aimé
- (Re)Découvrir Solstheim
- Des quêtes vraiment agréables
- Difficulté relevée
- Une faune parfois impressionnante
On a moins aimé
- Le vol à dos de dragon décevant
- Un peu cher
- Les snipers à l’arc
Conclusion du test de The Elder Scrolls V : Skyrim
Enfin un bon DLC pour Skyrim !
Jamais deux sans trois disait l’adage et heureusement pour nous on n’aura seulement eu que deux DLC décevant pour Skyrim ! Dragonborn est à la hauteur des attentes des joueurs, long, varié, riche en découverte et en exploration, cette extension ravira le aventuriers en herbe et caressera dans le sens du poil les vieux baroudeurs de Morrowind. Sans atteindre toutefois la maestria de Shivering Isles, la référence pour beaucoup du DLC d’Oblivion, Dragonborn n’a pas à rougir de ce qu’il propose. Ce sera donc sans aucune arrière pensée, ni retenue que l’on vous invitera tous à revêtir encore une fois l’armure du Dovahkiin et replonger dans un univers réellement captivant…
Je suis content qu’il ai eu 5 manettes par vous ! 🙂
_ Je l’attend sur PC celui-là !