Publicité

Test – Wreckateer

Test – Wreckateer
Le 25 juillet 2012
Le 25 juillet 2012

Le Angry Birds de Kinect

Partager cet article :

Il existe une sous-catégorie de jeux à laquelle on pense rarement quand on cherche à cartographier l’univers vidéoludique. Pas les jeux de sport, ni d’action, ni de stratégie, ni les FPS, ni les JDR…rien de tout ça. On pourrait appeler ça « les petits jeux au concept tout simple mais dangereusement addictifs sur lesquels on revient pendant longtemps ». Sur le XLA, pour n’en citer qu’un, on pourrait penser au très bon Peggle. Vous l’aurez compris, c’est dans cette catégorie que voudrait se ranger Wreckateer.

Tout casser !

On vise et on lâche !

Le concept de base fait appel à nos plus bas instincts enfantins. Quand vous étiez petit, peut-être passiez-vous du temps à la plage à construire de magnifiques châteaux de sable pendant des heures. Certes, le plaisir de la construction y était pour beaucoup, mais l’objectif non avoué apparaissait vraiment quand s’approchait l’heure de rentrer à la maison, et qu’on détruisait, mettait en pièces, écrabouillait son œuvre ! Le plus fun était naturellement de le faire en lançant des pierres dans les tours fièrement dressées.

Wreckateer, c’est exactement ça, la construction en moins.

Armé d’une catapulte, on va exploser la soixantaine de châteaux qui osent exister sous nos yeux. Pas vraiment de scénario (un vague background-prétexte expliquant qu’on vit dans un monde où la démolition est une valeur majeure, blablabla…), mais une succession de bâtisses majestueuses à réduire en bouillie.

Pour ce faire, on dispose d’un nombre limité de projectiles, et pour passer à la demeure suivante il faudra réaliser un score minimum. C’est là que l’aspect diabolique et accrocheur du jeu débarque !

En effet, chaque tir augmente un multiplicateur de points qui servira pour les projectiles suivants. L’air de rien, il va falloir calculer ses tirs pour à la fois augmenter le multiplicateur et conserver des constructions intactes pour assurer un dernier tir fructueux. Divers bonus viennent s’ajouter à cela (tir avec rebond, dégommer des gobelins pour avoir le droit de retenter un tir manqué, icônes rapportant des points quand elles sont touchées), pour un équilibre malin et bien trouvé.

Je plaaaane

Plusieurs projectiles sont à disposition, allant du boulet basique dont on pourra influencer la trajectoire légèrement au boulet volant qu’on contrôle presque parfaitement, en passant par le redoutable projectile qui s’éclate en plein vol pour couvrir une zone d’impact la plus grande possible.

On mélange tout ça, on remue bien fort, et on se retrouve avec un jeu qui pousse à la recherche du meilleur score possible, d’autant plus que les scores réalisés par vos amis ayant le jeu s’affichent fièrement comme un défi à battre.

Comme tout se passe dans une ambiance de bonne humeur agréable, on se retrouve à avoir beaucoup de mal à quitter le jeu, s’obstinant à recommencer « juste une fois » ou à passer au château suivant « juste pour voir » alors qu’il est déjà largement l’heure d’aller manger.

Kinect friendly

Un bon boulet de canon

Soyons honnête, le jeu aurait très bien pu se jouer à la manette. Mais franchement cela n’aurait pas été aussi amusant. Nous avons là une très bonne utilisation de Kinect, et pas dans une débauche de mouvements frénétiques épuisants. On s’avance pour saisir le boulet, on recule pour prendre de l’élan en se déplaçant pour viser, on lâche pour tirer, et avec les mains on contrôle le boulet en plein vol.

Extrêmement simple et intuitif, c’est surtout rudement efficace. La qualité de la détection est très bonne, peut-être à l’exception du moment où on saisit le boulet. Celui-ci aura tendance à partir tout seul un peu facilement. Une petite astuce : joignez les mains, ça ne vous arrivera plus.

Alors qu’on aurait pu penser qu’on allait voir débarquer pléthore de petits jeux de cette catégorie (simples et funs) utilisant Kinect, ce dernier en est étrangement dépourvu, et Wreckateer vient combler un vide pour le périphérique de la 360.

Il faut dire que les choses ont été bien faites. Le contenu est conséquent, la difficulté progressive (en particulier quand on cherche la médaille d’or à chaque château), et la réalisation est plus que correcte. On est bien d’accord, il n’y a pas de quoi donner des suées à la console, mais graphiquement le jeu est coloré et agréable à regarder, avec assez de détails pour donner une impression de vie dans tous ces châteaux. L’animation n’est pas en reste, que ce soit pendant les vols de boulets ou pendant les destructions massives des châteaux. Seule la partie sonore est en retrait, le jeu étant en anglais sous-titré, et les musiques étant trop répétitives et sans imagination.

Attention aux débris...

Et là, vous vous demandez pourquoi il n’y a « que » 4 manettes après ce déluge de compliments ! La raison est toute simple, Wreckateer oublie d’exploiter pleinement son concept à plusieurs.

On peut jouer à deux, en sélectionnant la carte (ou une sélection de cartes) de son choix, ainsi que les projectiles acceptés. Cela se passe chacun son tour pour une bataille de score. Ce n’est pas désagréable, mais quel dommage que cela n’aille pas plus loin ! Il y avait de multiples possibilités à exploiter, par exemple à deux sur un même château, des tournois par équipe, des malus pour l’autre joueur en cas de bon tir, ou même, mode ultime, la construction de son château avant l’affrontement contre d’autres joueurs. En soi, le mode 2 joueurs permet de s’amuser, mais pas plus qu’en solo si on se donne le tour pour tirer.

Le Bilan

On a aimé 

  • Concept simple mais addictif
  • C’est fun
  • Contenu conséquent
  • Kinect bien utilisé
  • Pas de localisation des dialogues
  • Le jeu à plusieurs trop peu développé

Conclusion du test de Wreckateer

Destruction massive
Wreckateer remplit parfaitement sa mission de « petit jeu au concept tout simple mais dangereusement addictif sur lequel on revient pendant longtemps ». Bien réalisé, le titre est surtout parfaitement calibré pour proposer du fun immédiat tout en laissant une belle marge de progression pour réaliser les meilleurs scores possibles et frimer devant ses amis. Bien qu’étant immédiatement accessible, il demandera un certain talent et pas mal d’application pour qu’on prétende faire partie des meilleurs. L’étonnant manque vient du jeu à plusieurs qui est curieusement peu exploité alors que le concept se pretait à merveille à pléthore de modes de jeu. Peut-être pour un deuxième épisode ? Cela ternit l’image du jeu, le ramenant « seulement » au rang de très bon titre pour Kinect.

L
Partager cet article

Wreckateer

Développeur : Iron Galaxy
Éditeur : Microsoft
Date de sortie : 25/07/2012

commentaire

0 Commentaires
Accueil » Tests » Test – Wreckateer