Publicité

Test – Limbo sur Xbox One et sur Xbox 360

Test – Limbo sur Xbox One et sur Xbox 360
Le 9 décembre 2014
Le 9 décembre 2014

Limbo limbo, petite automobiiiillleu

Partager cet article :

Version Xbox One :

Limbo sur Xbox One est exactement le même que sur Xbox 360, le test rédigé à l’époque demeure donc tout à fait valable. Comme l’ultra-majorité des jeux indés, il est détaché de toute considération technique et n’a pas besoin du surcroît de puissance de la One pour s’épanouir. Misant avant tout sur un style unique, proposant dans le cadre d’un jeu de plateformes un univers terriblement glauque et gore, Limbo garde toute sa singularité et traverse sans peine les années. Les pièges tortueux le placent en bonne position dans la catégorie « Die and Retry » et en font un divertissement qui n’a rien perdu de son impact, n’ayant rien changé de ses qualités, ni des défauts évoqués dans le test.


Le XLA est parfois l’occasion de découvrir des jeux au charme ravageur et à la profondeur insoupçonnée ; Braid était un excellent exemple de ce que la plate-forme en ligne de la Xbox peut proposer comme petits jeux qui seraient restés méconnus du grand public pour leur permettre d’étaler leurs atours au grand jour. Perçu comme tel au moyen de vidéos sporadiques de ce jeu en noir et blanc, mais toujours mettant en valeur le titre avec ce qu’il fallait de mystère et d’ambiance, Limbo est un des premiers jeux de ce Summer of Arcade que vous connaissez tous, où le Xbox Live est mis en avant au moyen d’une activité accrue et de promotions en tout genre.

Turn the light on

Limbo

Limbo est un petit jeu de plate-forme/énigmes, d’où sa comparaison avec Braid qui avait fait la une du Summer of Arcade il y a deux ans. A l’instar d’un Heart of Darkness, vous incarnez un petit garçon dans un univers très sombre et, en quête de sa petite sœur disparue, vous braverez mille dangers pour la sortir des limbes dans lesquelles vous vous êtes fourré. Premier bémol, s’il s’agit du pitch du jeu (sauver sa sœur et ne pas mourir), absolument rien ne vient confirmer ce postulat de base. Impossible donc durant les premières minutes de jeu de savoir ce que vous faites dans un but plus abstrait que ne pas mourir et avancer dans le niveau. D’ailleurs, c’est durant tout le jeu que cette ignorance sera entretenue, à grand tort, puisque cette simplicité de scénario qui aurait pu être exploitée avec finesse, révélant de rares éléments clés pour fixer au joueur un Graal à conquérir, ne sera en fait qu’une sorte de clin d’œil totalement occulté durant les 3 petites heures que dure le jeu.

Ray of Light

Limbo

Comptez en moyenne trois petites heures de plate-forme donc, et d’énigmes, de décors sombres aux lumières et au level-design savamment étudiés, et surtout, d’un petit personnage bien curieux, à la fois totalement niais par manque de charisme (puisqu’il n’a aucune histoire et n’est qu’une silhouette noire) mais par conséquent étrangement attachant ; une physique et des animations réussies des objets et dudit personnage auront vite fait de vous faire dire « Aïe » lors d’un saut mal négocié. Et des sauts mal négociés, il y en aura puisque tout comme dans Braid, c’est par l’échec que vous apprendrez (parfois parce que, dans le noir, on voit moins ce qu’il nous est possible de faire avec le décor ou pas) : pas moyen lors d’une première partie d’avoir « tout bon », il faudra se faire tuer des dizaines de fois sans relâche pour saisir toutes les subtilités du passage en cours.

Limbo

Ne vous y trompez pas, il ne s’agit pas d’un Mario où on tue des ennemis : ici le petit garçon avoisine les 7 ans d’âge et ne pourra que fuir et user de malice pour progresser dans ces décors qui vous rappelleront les « joyeux » soirs de pluie à New-York des vieux longs métrages américains avec un grain sur la pellicule. Les lumières sont rares mais significatives du bon chemin, parfaitement mises en avant, au bon moment et avec parcimonie ; un choix artistique osé mais payant, touchant de sobriété, comme ces deux billes blanches que sont vos yeux et qui s’éteignent progressivement à chaque mort cinglante. On regrettera néanmoins que les décors perdent de leur charme au fil du jeu : de simples et efficaces, assez enchanteurs, on arrive à de simples suites d’éléments d’énigmes sur la fin, ôtant inéluctablement ce qui fait une grosse partie du charme du jeu. Il s’agit d’un jeu effectivement bien noir, puisque hormis la dominante de couleur sombre, certaines scènes de décès pourront heurter la sensibilité des plus jeunes. C’est là tout l’opposé de Braid, qui proposait des décors aux mille couleurs et à la musique très présente mettant délicieusement dans l’ambiance : ici, l’absence quasi-totale de musique vous rappellera que la Xbox, elle fait finalement pas mal de bruit, mais ses rares expressions restent néanmoins bien trouvées, que ce soit en termes de qualité ou du moment où elles sont jouées. Comme le scénario, un peu dommage qu’on n’en ait qu’un aperçu minime mais jamais franc et sincère.

Light my Fire

Limbo

Côté énigmes, pas de quoi se creuser les méninges pendant des heures, à l’inverse d’un Braid, avec des caisses à déplacer, des boutons à presser au bon moment, des jeux avec l’apesanteur, ou une combinaison des trois, et la majorité des joueurs constitués normalement finira le jeu en 2/3 heures.

Limbo ne propose qu’un seul et unique mode de jeu, une sorte de mode histoire découpé en chapitres qu’il vous sera possible de recommencer à loisir une fois débloqués. Aucun autre mode de jeu (défis ou multijoueur par exemple) ne viendra égayer un jeu volontairement triste et sombre, mais certains trouveront peut-être de quoi relancer leur intérêt au moyen des classements en fonction de la progression dans le jeu ou lors de la sacro-sainte chasse aux succès.

Le Bilan

On a aimé 

  • Une identité visuelle réussie
  • L’ambiance mystérieuse
  • Trop court
  • Scénario totalement occulté
  • Musiques trop rares

Conclusion du test de Limbo

Tout le monde danse le limbo hey !
Limbo propose une vision de la plate-forme originale, mais pas vraiment novatrice. Son concept rappelle fortement celui de Braid avec lequel il souffre par conséquent la comparaison ; une identité visuelle totalement à l’opposé en fait néanmoins un jeu bien distinct dans son ambiance, un superbe tableau tout en nuances de gris, mais similaire dans le fond, basé sur un personnage seul et faible contre les éléments déchaînés dont seule la ruse viendra à bout. L’absence de réelle histoire et sa durée de vie trop réduite en font cependant moins un incontournable que la star du Summer of Arcade 2008, parce que pour 1200 points, deux à trois heures de jeu, c’est très très peu.

L
Partager cet article

Limbo

Développeur : Playdead
Éditeur : Playdead
Date de sortie : 05/12/2014

commentaire

0 Commentaires
Accueil » Tests » Test – Limbo sur Xbox One et sur Xbox 360