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Test – Battleblock Theatre

Test – Battleblock Theatre
Le 6 avril 2013
Le 6 avril 2013

Petit jeu, grand plaisir !

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Il suffit de voir un écran du jeu pour deviner que c’est Behemoth Games, responsable du hit Castle Crashers, qui en est le développeur. Etant donné que leurs productions sont toujours d’un bon niveau, difficile de ne pas être curieux de ce nouveau jeu exclusif à la Xbox 360. Il est toujours plus compliqué de répondre aux attentes que de créer un effet de surprise, alors on encourage bien fort Battleblock Theatre, on frappe les trois coups, et on lève le rideau.

Pince-mi et pince-moi sont sur un bateau

Tout commence par un spectacle de marionnettes, raconté par une voix unique (en anglais sous-titré) qui se charge de tous les personnages et même des bruitages. On est embarqué avec une centaine d’amis et notre grand copain Hatty pour une croisière qui s’annonce pleine d’aventures. Après que la tempête s’en est mêlée, le bateau fait naufrage sur une île pour le moins inhospitalière. Tous les apprentis matelots sont capturés par de méchants autochtones qui ressemblent à de gros chats. Pire, Hatty est ensorcelé et devient un méchant s’en prenant à ses anciens amis ! Ces barges s’amusent en envoyant les prisonniers affronter des épreuves de plus en plus tordues, et en assistant au spectacle bien installés dans leur fauteuil. Un théâtre des plus déviants !

C'est l'électrochoc !

Dans chaque niveau, il faudra récupérer, seul ou à deux, au moins 3 gemmes pour que la sortie s’ouvre. Bien entendu, l’idéal est d’en trouver plus, celles-ci permettant de libérer des prisonniers (ce qui débloque autant d’options d’apparence de notre avatar). En mettant la main sur des pelotes de laine, on pourra même dealer à des chats avides de cet objet de nouvelles armes.

Au fur et à mesure de l’histoire délirante (et franchement drôle, distillant un humour absurde typiquement britannique), on traverse des niveaux de plus en plus compliqués et tordus. Il n’y a fondamentalement rien d’original dans leur déroulement, c’est de la plateforme traditionnelle : on a un double saut, on peut donner des coups, utiliser des armes diverses et farfelues, grimper…Mais tout est conçu avec une précision réjouissante, offrant une progression dans le jeu parfaitement calibrée. Ainsi, après quelques niveaux très simples, les éléments nouveaux viennent complexifier tout cela petit à petit (des blocs rebondissants, d’autres qu’on peut traverser, des blocs explosifs, des télétransporteurs…). Pour les plus anciens, le feeling est très proche de l’excellent Kid Chameleon de la Megadrive, à la fois dans le gameplay et dans la structure du jeu, chaque passage, chaque gemme à trouver étant plus ou moins un casse-tête. Régulièrement, on aura des niveaux à traverser dans un temps limité qui demanderont un timing très précis digne de la grande époque des jeux en 2D.

Ouch, ça brûle par ici !

On peut traverser le mode histoire en une poignée d’heures si on se contente de 3 gemmes par niveau et en difficulté « normal », mais tout dans le jeu pousse à ce qu’on y passe beaucoup, beaucoup plus de temps. Chaque niveau est un défi et est noté, et pour avoir la note maximale, non seulement il faut tout récupérer, mais aussi le faire dans un temps réduit.

Battleblock theatre distille une ambiance décalée, et offre une grosse dose de fun qui n’est freinée que par des mécanismes finalement peu originaux. On regrettera également que les niveaux soient parsemés d’ennemis avec qui il faut se battre : leur présence était tout à fait dispensable. La baston, confuse et limitée, n’a pas vraiment d’utilité et est d’un intérêt plus que discutable. On aurait largement préféré se concentrer uniquement sur la plateforme pure qui se suffit à elle-même. C’est la seule vraie fausse note du jeu.

En marge du mode histoire, chaque acte bénéficie de 3 niveaux bonus (joliment appelés « encore ») qui sont autant de défis pour les joueurs.

Tout cela serait déjà pas mal, mais le jeu recèle un contenu encore plus riche.

Jeu en double

En effet, quand on lance une partie à 2 (en local ou en ligne), on traverse à nouveau le mode histoire, mais dans des niveaux revus pour que le terme « coopération » ait un sens. A l’instar d’un Portal 2, il sera nécessaire de réellement s’entraider, chaque joueur ayant un rôle à jouer pour que l’équipe puisse progresser. C’est ainsi une véritable redécouverte des niveaux, avec tout l’avantage que présente le jeu en coopération, le fun n’étant jamais aussi fort que quand il est partagé. Parfois on a un peu de mal à discerner où on se trouve quand les joueurs s’éloignent et que la caméra procède à un puissant zoom arrière, mais peu importe, cela fait partie du jeu et pousse les compagnons à rester si possible ensemble. Il y a certes un peu de confusion, à nouveau dans les combats, du fait que les deux joueurs se donneront souvent involontairement des coups, mais ce point faible ne saurait ternir l’excellente impression d’ensemble de ce mode.

Tiens bon, je te tiens !

On ne pourra pas en dire autant des autres nombreux modes de jeu en multi, jusqu’à 4 joueurs. Les objectifs peuvent être divers, mais on en revient toujours à se taper dessus. Si s’envoyer des beignes à 4 est amusant un moment, les limites déjà évoquées des combats font surtout de ces modes une sorte de foire d’empoigne, un joyeux bordel qui lasse très vite.

Mieux vaut s’attarder sur l’éditeur de niveau, très simple d’accès, qui va pousser les plus créatifs à créer des défis qui seront très simplement soumis à la communauté. Les quelques exemples disponibles montrent un niveau de difficulté conséquent, et il est très facile de passer des heures à la fois sur la conception de niveaux ou pour tenter de résoudre ceux créés par d’autres.

Techniquement Battleblock theatre n’est pas un jeu qui fatigue beaucoup la console. Les graphismes sont simples, propres, et c’est tout ce qu’on leur demande ! L’important, c’est le style de Behemoth, avec de petits personnages immédiatement sympathiques qui dégagent une patte unique identifiable dans la seconde. Il n’y a pas que le photoréalisme dans la vie, c’est bien plus remarquable de proposer un style artistiquement aussi abouti. L’animation ne souffre d’aucun ralentissement, et les musiques (et voix) sont d’un très bon niveau, entrainantes sans être envahissantes.

On peut émettre un peu plus de réserves sur le jeu en réseau, où j’ai pu constater suivant les parties un léger lag.

Le Bilan

On a aimé 

  • Que c’est fun !
  • Que c’est bien conçu !
  • Coop très réussi
  • Le style graphique
  • L’éditeur de niveaux
  • Un peu d’originalité dans le gameplay aurait été un plus
  • Les bastons qui polluent les niveaux
  • Les modes multi confus

Conclusion du test de BattleBlock Theater

L’essence du jeu vidéo
Une nouvelle fois un titre XLA montre que pour ceux qui aiment vraiment les jeux vidéo, plus que le spectaculaire qui devient une règle dans les jeux d’aujourd’hui, c’est bien du côté des jeux téléchargeables qu’il faut se tourner. Battleblock Theatre met en vedette ce qui devrait être une règle d’or pour n’importe quel jeu : du fun et un gameplay aux petits oignons, conçu pour que tout le monde puisse prendre son pied, du joueur de passage au vieux gamer en quête de défis. Comme le tout est baigné dans une ambiance délirante et réjouissante, et soutenu par un style graphique de haut vol, on a là un titre qui se place d’emblée comme une belle réussite. C’est vrai que les bastons, sans intérêt si ce n’est de ralentir le joueur, empêchent le jeu d’atteindre une certaine perfection, mais d’un autre côté la générosité de son contenu, avec un éditeur de niveau et un mode réellement coopératif, fait qu’on va y passer assurément de nombreuses heures sans voir le temps passer. Ceux qui se plaignent du manque d’exclusivités sur les consoles d’aujourd’hui devraient passer plus de temps sur le XLA. Ce n’est pas parce que c’est un jeu téléchargeable à 1200 MsP (et il les vaut) qu’il doit être considéré comme quantité négligeable. Voilà une vraie excellente exclue pour la Xbox 360. Bien joué Behemoth.

L
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BattleBlock Theater

Développeur : The Behemoth
Éditeur : The Behemoth

commentaire

1 Commentaire
W
Wipness
9 avril 2013 11h46

J’ai beaucoup aimé la démo. Mais n’ayant pas encore fait Castle Crashers je vais encore attendre. Ce n’est pas ce genre de jeu du XLA qui m’intéresse. J’y reviendrai sûrement un jour.

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