Publicité

Test – Transformers : La guerre pour Cybertron

Test – Transformers : La guerre pour Cybertron
Le 15 juillet 2010
Le 15 juillet 2010

Et personne pour devenir cafetière…

Partager cet article :

Locaux d’Xboxygen, 08h05. Un lundi.

Et merde encore en retard ! Mais… Rone, qu’est-ce que tu fiches tout nu dans cette position inconfortable dans le hall d’entrée comme si tu étais une chaise ?

– Vous les jeunes, vous comprenez rien. Vois-tu Sanju, on m’a encore fait une remarque sur mon âge avancé. Et je me suis dit que si je retrouvais les sensations de quand j’étais jeune, ces railleries stopperaient. C’est pourquoi que j’ai décidé d’être un Transformer. Mais un véhicule étant difficile, j’ai décidé d’être un fauteuil.

– Euh… Mokéééé ! Si ça te branche ! Mais c’est plus le côté nu qui me pose soucis, y’a des enfants qui passent dans le coin vois-tu… Et il y a beaucoup plus simple pour se prendre pour un Transformers. Pourquoi tu n’irais pas voir Stéphan, il est justement sur Transformers : Guerres pour Cybertron.

– Encore un jeu à licence, ça doit être nul !

– En attendant, c’est toi qui es nu. Sécurité !

Auto bêtes

Transformers : Guerres pour Cybertron vous propose de vivre une aventure à la troisième personne hors du cadre des films. Cette dernière vous permettra de vous fondre dans les boulons de plusieurs Autobots qui devront stopper Megatron, leur Némésis. L’aventure ne s’arrêtera pas là, puisque vous pourrez aussi intégrer les circuits de Megatron et quelques uns de ses sbires pour asservir les Autobots et régner sur Cybertron. Il sera conseillé de commencer par la campagne Decepticon, cette dernière se déroulant avant celle des Autobots et entraînant directement la contre attaque Autobots.

Le jeu propose 10 chapitres au total, chacune des campagnes en possédant 5, dont un de phase aérienne et un dédiée au combat contre le boss final.

Cela peut paraître assez court, et ça l’est !

Heureusement que le jeu se rattrape un peu sur la longueur de ces chapitres. Comptez environ entre 40 minutes et 1 heure le chapitre, ce qui nous monte entre neuf et dix heures de jeu.

Avant chaque chapitre, vous aurez à choisir entre 3 Transformers « différents » : le chef d’escouade, l’éclaireur et un scientifique. Chacun ayant des spécialités et armement de base sensiblement différents. Rassurez-vous, ou pas, le choix n’est pas crucial, hormis pour leur skin et leur transformation ainsi qu’une légère différence de vitesse et/ou d’attaque. Et cela vaut aussi pour les personnages aériens.

Avec votre Transformers, vous pourrez bien évidemment tirer avec une arme (une de série et une que vous pourrez récupérer), sauter, attaquer au corps à corps, recharger et effectuer d’autres actions, comme vous transformer.

Ces transformations n’ont d’utilité que pour avancer plus vite, ainsi que pour pallier le fait que vos armes en humanoïde n’ont que très peu de munitions. Ainsi, il vous arrivera souvent d’être en panne et de devoir faire confiance à votre armement de véhicule (3eme type d’arme). Et si vraiment vous êtes totalement à sec alors qu’il reste plein d’ennemis, que le jeu ait pitié de vous parce que ce n’est pas le système de combat au corps à corps qui vous sauvera.

En effet, vous ne pourrez lancer qu’un seul et unique coup à la fois. Pas de combos, et grande nouvelle : l’animation du coup physique est longue, même après que le coup soit donné. Du genre à vous faire buter le temps qu’elle se termine…

Heureusement que vous pourrez compter sur vos alliés, puisque vous parcourrez les niveaux à 3 avec des bots ou des joueurs humains. Ces derniers sont vivement conseillés. Non pas que les alliés gérés par la console ne savent pas se défendre ; non ils gèrent plutôt pas mal (malgré le fait qu’ils font sourire les boss tellement ils servent à rien) contre des ennemis basique. C’est plutôt leur comportement général qui gêne. D’abord, le jeu est assez scripté.

Dès qu’il n’y a plus d’ennemis, ils foncent automatiquement vers le prochain checkpoint en vous laissant sur place. Sachant que les dialogues, eux, continuent comme si vous étiez ensemble, y’a de quoi être désorienté parfois. Ensuite, et c’est beaucoup plus grave : ce sont des boulets ! Comprenez par là qu’ils vous gêneront sans arrêt. Ils gênent, mais non ils ne bougeront pas et vous bloqueront. Très pratique pour se faire buter comme en moins de deux par les boss. Déjà que ces derniers ont du répondant (mais restent gérables dès qu’on a compris la tactique pour les battre) et font très mal, là on rajoute de la difficulté inutilement en se prenant des attaques qu’on aurait esquivées si ils n’avaient pas été là. C’est un peu le comble qu’ils vous sèment aisément alors qu’au contraire, ils vous colleront comme des morpions lorsque vous avez besoin d’un minimum d’espace pour combattre !

Descends p’tit con

La jouabilité aussi pose quelques problèmes, à commencer par la transformation. Placée sur le joystick gauche, d’une simple pression, vous voilà véhicule ! Enfin, faut attendre quelques secondes que la transfo soit terminée quand même. Seulement voilà, les ennemis arriveront de toutes parts, et il arrivera très, mais alors très souvent, que vous vous transformiez sans le vouloir en vous déplaçant. Durant ce temps, vous êtes une cible mouvante qui ne peut pas riposter. Plutôt gênant.

En fonction de la classe de votre personnage vous aurez une, voire deux actions spéciales. Ces dernières ne seront pas très utiles pendant le jeu. Mais au cas où vous en aurez besoin, il faudra soit attendre un peu pour qu’elle se recharge, soit récolter des morceaux d’energon pour remplir plus vite la jauge affiliée. Cet energon se trouvera en grande quantité sur les cadavres adverses.

Votre jauge de vie est composée de 4 cubes de vie. Tant qu’un cube n’est pas vidé complètement, il se régénérera. S’il est vidé complètement, il faudra alors récupérer un cube entier d’energon ou un bouclier pour regagner toute sa vie.

L’aspect technique du jeu est quant à lui à la hauteur de ce qu’on peut demander d’un jeu à l’heure actuelle. Les graphismes sont soignés et le jeu ne souffre d’aucun ralentissement.

La partie audio est inégale avec des bruitages sympatoches, mais des voix pour beaucoup pas très convaincantes. Seul Megatron s’en sort pas trop mal. Les dialogues ne collent pas aux lèvres ce qui fait qu’on se retrouve parfois devant le doublage d’un film chinois des années 60…

Mais voilà, l’ennui arrive très vite. Non seulement à cause des défauts déjà énoncés plus haut, mais surtout de par le déroulement du jeu en lui même. Il suffit d’avancer détruire des ennemis qui s’acharnent sur vous, foncer, détruire les ennemis. Ho ! Un interrupteur ! Et c’est reparti pour un tour. La lassitude prend place petit à petit au fur et à mesure que l’on progresse dans le jeu. Et ce ne sont pas les phases aériennes qui vont varier les choses, puisque c’est exactement la même chose, mais dans les airs !

Heureusement que le jeu propose d’autres modes de jeu. Commençons par oublier le mode Escalade qui est un mode fortement inspiré du mode Horde de Gears of War 2, mais en moins bien en dépit des quelques bonnes idées que sont les bornes. Ces dernières vous proposent en échange d’energon gagné durant les vagues de l’équipement ou de la vie pour pouvoir augmenter vos chances de survivre pendant la vague suivante. Le mode est jouable à 4 joueurs. Alors pourquoi faut-il l’oublier ? La raison est simple : Carte n°1 et Carte n°2. Seulement deux maps pas très grandes ! Et encore, puisque chacune des cartes n’est jouable qu’avec un seul des deux camps. On aurait préféré plus de variété pour donner plus de consistance à ce mode.

Espérons que le multijoueurs rattrape le coup.

Qu’en penses-tu petit doigt ?

– Je pense qu’on le saura dans le prochain chapitre, gros nul !

Dududududu *transformations*

Le voilà le gros argument commercial de ce soft : le mode multijoueurs avec en feature principale : la création de Transformers. Hein ? C’est ce pauvre système de customisation qui est caractérisé de création de personnage ? Et bien, ça commence mal…

Vous aurez droit jusqu’à 3 types de carcasse par job. Carcasses desquelles vous pourrez changer les couleurs, le nom et greffer du nouvel armement et de nouvelles compétences lorsque vous aurez gagné les niveaux à cette fin.

Vous aurez donc le loisir de modifier vos personnages, puisque vous pourrez customiser 4 personnages : un par job (chef, soldat, éclaireur, scientifique, chacun ayant une structure et une transformation différente entre voiture, avion, tank ou « blindé »). Durant chaque partie, vous pourrez changer de job si vous venez à mourir, et donc changer aussi de Transformer pour vous adapter à la situation. A noter qu’après avoir gagné des niveaux pour les jobs concernés, vous pourrez customiser jusqu’à 2 personnages par job en plus. Et oui, l’expérience gagnée en multijoueur est acquise et partagée en fonction des classes que vous avez jouées durant la partie et augmenteront indépendamment les unes des autres.

Au programme, vous aurez droit à divers modes de jeu : deathmatch en solo ou en équipe, Capture de points, Roi de la colline, de l’attaque et défense dans lequel l’objectif est de récupérer un objet et le ramener dans son camp, et enfin, le mode Extinction qui est un mode capture du drapeau inversé dans lequel il vous faudra emmener une bombe dans le camp adverse pour qu’elle explose.

Ce mode online ne s’en sort pas trop mal malgré les défauts inhérents au jeu déjà décrits dans le mode histoire.

Mais comparé à ce qui se fait ailleurs, il aura du mal à se faire une place face à la concurrence déjà rude dans le domaine.

Le Bilan

On a aimé 

  • La coop
  • Se transformer
  • Aspect visuel et technique à la hauteur
  • Configuration des touches pas idéale et gameplay un peu à la ramasse
  • Lassant et répétitif
  • Les alliés sont des boulets au sens propre du terme
  • Court
  • Multijoueurs trop classique et trop peu ambitieux

Conclusion du test de Transformers : War for Cybertron

Cyber « femme » Tronc
Ce Transformers : guerres pour Cybertron est décevant sur bien des points. Parfois par manque d’ambition comme pour le multijoueurs, et à d’autres moments par mauvaise conception comme pour le solo. Il n’en reste pas moins un titre qui peut s’avérer sympathique pour les fanas peu exigeants de la licence. Pour ceux qui s’attendaient à un concurrent de poids dans le domaine du TPS et qui n’accrochent pas à la licence, passez votre chemin.

L
Partager cet article

Transformers : War for Cybertron

Développeur : High Moon Studios
Éditeur : Activision
Date de sortie : 22/06/2010

commentaires

2 Commentaires
M
math67
15 juillet 2010 12h28

parce que vous avez des locaux? 🙂

merci pour le test

C
Caporal Taggart
15 août 2010 10h59

J’ai personnellement apprécié ce jeu par conséquence je trouve la note de 2 un poil sévère. C’est vrai que ce n’est pas le jeu de l’année mais pour une fois qu’un jeu a license n’est pas trop crade (surtout quand on voit les 2 premier :-/). Ce que vous auriez pu préciser c’est que (a quelque chose près) le design les personnages sont vachement plus proche du dessin animé d’origine que des gueules dégueulasse des films, pour le fan (que je suis) c’est un plus ;-).

Accueil » Tests » Test – Transformers : La guerre pour Cybertron