Test - The Elder Scrolls V : Skyrim

Incontournable

Voilà qui donne le frisson aux amateurs de jeux de rôles, et qui fait forcément remonter des souvenirs en tête. Souvenirs d’heures passées devant un écran, que ce soit un moniteur ou une télé, à vivre des aventures épiques, à façonner son personnage, à maîtriser sa destinée. Oblivion, première incursion de la série sur Xbox 360 peu de temps après la sortie de la console, a été un jeu qui a probablement été source de conflit dans bien des couples tant il était difficile d’en décrocher. C’était aussi à sa sortie un choc visuel : un monde ouvert, gigantesque et cohérent, dans lequel on pouvait se perdre avec délice. Pour beaucoup c’est toujours la référence du jeu de rôle sur console. Jusqu’à aujourd’hui avec Skyrim ?

Les Dragons habitent dans un magnifique loft

Le kamehameha version Skyrim
Le kamehameha version Skyrim

Vos premiers pas dans l’univers de Skyrim, vous ne les ferez pas directement vu que c’est les deux mains attachées, assis à l’arrière d’une charrette que vous vous réveillerez. Cette charrette vous amène directement à l’échafaud en compagnie de quelques voleurs et du chef des Sombrages, un groupe de rebelles qui revendique le trône de la contrée. L’intrigue politique de Skyrim est directement posée dans cette intro et vous laisse découvrir le paysage en tant que spectateur. L’immensité des montagnes, les points de vue vertigineux, les arbres qui bruissent au souffle du vent, les biches qui s’échappent à notre regard d’un bond gracile. Dès les premières minutes, Skyrim est une ode à l’aventure, au vagabondage, à la découverte. On a très rapidement envie de se libérer de nos liens virtuels pour arpenter les chemins boueux que l’on croise. Notre route funèbre s’achève dans un petit village fortifié, Helgen. Les enfants s’adressent à leurs parents au sujet du triste équipage, les cris de haine fusent, les chiens aboient. Lorsque l’on descend c’est pour donner notre identité au garde, comme dans les précédents Elder Scrolls, on commence prisonnier et on passe par la case de création de notre avatar.

Je suis Dovakhiin !

Ce qui saute tout de suite aux yeux des habitués c’est l’immense travail qu’a effectué Bethesda au niveau du design et des graphismes. Oblivion, l’illustre prédécesseur est bien loin derrière. Les créatures, animaux, hommes, femmes et enfants sont superbement modélisés. On peut enfin avoir un avatar doté d’une classe folle et ce sans passer des heures à modeler son visage. On peut aussi, et c’est une première, incarner un personnage féminin ne ressemblant pas à une victime d’opération esthétique ayant mal tourné. La création des personnages a été simplifiée. Plus question de choisir sa classe et ses caractéristiques. A l’instar d’un Fable, Skyrim propose au joueur de modeler lui-même son personnage suivant son style de jeu. Seules les compétences utilisées augmenteront, compétences dont le total de départ dépendra de la peuplade que vous aurez choisi bien entendu. Cette simplification n’induit curieusement pas une perte de richesse au niveau du gameplay et du jeu de rôle. Nous verrons cela un peu plus tard dans le test.

Premiers pas...

Mieux vaut ne pas le croiser
Mieux vaut ne pas le croiser

Notre exécution va bientôt avoir lieu. Un de nos pauvres compagnons d’infortune a tenté de s’échapper, en vain. Une tête est déjà tombée et la prochaine sera la vôtre. Vous vous installez sur le billot lorsqu’un terrible cri déchire l’horizon. Votre bourreau se retrouve paralysé par la peur lorsqu’un dragon vient se poser sur la tour qui se trouvait derrière lui. Plus aucun habitant de Skyrim n’avait vu de Dragon depuis des siècles. Helgen sera la première ville à être rayée de la carte sous un déluge de flammes et de crocs. La colère du dragon est impressionnante, dans la confusion vous arrivez à vous échapper et un premier choix devra être fait rapidement : suivre un des Sombrages ou un des soldats de l’empire plus empathique que les autres. La suite se passera dans un donjon, seule possibilité de fuir la colère du dragon. Un donjon initiatique, un niveau tutorial qui vous permettra d’apprendre les bases du combat, de la parade, de la furtivité. Comme dans Oblivion ce n’est qu’à l’issu de ce donjon que vous sera offerte la plus totale et grisante des libertés.

Grisante. Enivrante. Se promener dans Skyrim est un régal, un immense bonheur de pouvoir découvrir par soi-même un univers virtuel cohérent, gigantesque et doté d’une richesse rarement atteinte jusqu’alors. La faune est beaucoup plus riche que dans Oblivion, les biches, les élans, les lapins, les renards, les papillons, abeilles, libellules, lucioles seront autant de sources d’émerveillement que d’ingrédients pour nos potions ou de nourriture.

Reste caché petit archer !
Reste caché petit archer !

Les monstres, bandits et autres créatures viendront augmenter cette terrible sensation de richesse. On peut même trouver en ouvrant les yeux, des nids, des ruches, des saumons essayant de remonter les cours d’eau et des troupeaux de mammouths arpentant les grandes plaines, gardés par des géants aussi impressionnants que leur troupeau. Tout ceci ne serait rien sans un véritable écrin digne de ces petits détails. Et là aussi, Skyrim ne déçoit pas.

Forêts, lacs immenses, steppes arides, sommets enneigés, marécages, la variété des lieux visités est hallucinante de beauté. Certaines villes à flanc de falaise, perchées sur un éperon rocheux, dominant des plaines à perte de vue vont vous décrocher la mâchoire. Outre les villes et les villages, Skyrim propose aussi tout un tas de grottes, de lieux spécifiques, de campements et j’en passe. On pouvait remarquer dans Oblivion une grande redondance de ces cachots et autres tanières, dans Skyrim il n’en est rien.

Bilan

On a aimé :
  • L’univers incroyablement riche
  • L’esthétisme éblouissant du jeu
  • La liberté totale
  • Le système de progression
  • Un charme fou qui fait qu’on ne peut plus décrocher
On n’a pas aimé :
  • Manque de raccourcis sur la manette
  • Quelques bugs
  • Peut être cause de divorce
Skyrim : un chef d’œuvre sur cette génération de consoles

Comment sait-on si on parle bien d’un chef d’œuvre ? Simple, il suffit de voir qu’on n’arrive pas à décrocher du jeu. Que quand la console est éteinte, on continue d’y penser en allant se coucher. Qu’on prétend ne pas être disponible pour une réunion au boulot à 16h30 juste pour ne pas rentrer trop tard et pouvoir jouer avant le repas du soir. Que pendant la visite médicale on prétend être très fatigué pour espérer un arrêt maladie de quelques jours. Skyrim, c’est exactement ça. Une véritable drogue qui va provoquer bien des discussions dans le couple des joueurs. Alors que trop de jeux actuels s’appuient sur des chemins balisés, scriptés jusqu’à l’os, Skyrim nous offre du rêve, une quête épique, et de la liberté. On ne joue pas à Skyrim, on le vit : chaque joueur aura son expérience, sa façon de progresser, sa façon de passer des heures dans ce monde parallèle. Les quelques défauts, ou plutôt les quelques limitations du jeu sont balayées en quelques minutes de jeu, puis totalement oubliées après quelques heures, tellement ses énormes qualités s’imposent. Ce titre est un indispensable pour tout amateur de jeux de rôle, et même un indispensable tout court. Un grand merci Bethesda de nous avoir offert ce cadeau de fin d’année.

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16 votes

Xboxygen 5 sur 5, note basée sur 16 évaluations.
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Commentaires (25)

melmoth46

18:49 - 14 février 2012

Enfin un retour aux sources pour the elder scrolls ! Un jeu immense plus proche de Morrowind que d’Oblivion, incontournable ! :’-))

Ma note pour ce jeu :

master noble 66

17:17 - 29 février 2012

tout le monde dit du bien sur ce jeu e non pardon ce dieu des jeux vidéos donc je compte me le prendre je pense que je vais dire adieux a ma vie sociale^^^dans quelques heures

Ma note pour ce jeu :
avatar

zejaka

08:33 - 1er avril 2012

Le Meilleur RPG , L’ambiance de jeu est juste énorme , Skyrim est un jeu que l’on se doit de posséder !

Ma note pour ce jeu :

minou995

23:20 - 13 mai 2012

un jeu super lequelle je vais passer toute l’etè

Ma note pour ce jeu :

minou995

14:58 - 16 mai 2012

bonjour je vien de commencer a jouer skyrim quelle est la meilleur classe pour mon perso humain troll elf ..........? MERCI:-)

Ma note pour ce jeu :

< 1 | 2 | 3

The Elder Scrolls V : Skyrim

Genre : RPG

Editeur : Bethesda

Développeur : Bethesda

Date de sortie : 11/11/2011

Prévu sur…

Xbox 360, Playstation 3, PC Windows

Pour résumer…

Skyrim, le prochain épisode de cette saga The Elder Scrolls, entend bien réinventer et révolutionner le genre de l’epic fantasy en environnement ouvert.

Pour en savoir plus…

[MAJ] The Elder Scrolls V : Skyrim sur Xbox One et PS4 ?
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