Test - The Elder Scrolls V : Skyrim

«Incontournable» , - 25 réaction(s)

Quand on se promène, la carte est peu précise, bien que montrant les reliefs. On ne voit pas les routes et chemins principaux, et cela est clairement un choix assumé : le joueur est obligé, qu’il le veuille ou non, de partir à l’aventure et de découvrir lui-même le chemin à prendre. Il n’y a pas de bon ou de mauvais chemin, il n’y a que celui que le joueur choisira de suivre !

Recette bio
Recette bio

Cette volonté de pousser le joueur à explorer se retrouve dans la gestion de la multitude de quêtes qu’on croise. Ici, il n’y a pas de flèche à suivre ou un objectif en surbrillance. On verra juste sur la carte où se trouve l’objectif de la quête, mais sur place c’est au joueur de se débrouiller. S’il doit trouver une personne, il faudra parfois parler avec pas mal de monde pour trouver la bonne ! Les dialogues ont d’ailleurs été simplifiés par rapport à Oblivion, dans lequel il fallait essayer de deviner les émotions de son interlocuteur. Ce n’est pas un mal, diront certains, d’autant plus qu’ils sont agréables à suivre. Pour être complet, mentionnons également que le jeu dispose à présent de trois sauvegardes automatiques, ce qui évite de repartir de très loin en cas de rencontre imprévue et fatale. On peut également souligner que le système de création d’objets, de potions ou d’enchantement a été revu et est bien plus agréable et motivant.

Dernier point à souligner : comme dans le précédent jeu de la série on peut choisir à tout moment de changer la difficulté du jeu, qui devient très différent suivant l’option que vous retenez. Dans la difficulté la plus élevée, les combats sont franchement difficiles, et la mort attend le joueur au détour de rencontres impromptues. A l’inverse, on peut choisir de jouer en facile, avec des combats beaucoup plus simples, pour se concentrer avant tout sur l’histoire. Quel que soit le choix, on oublie la logique d’Oblivion qui adaptait le niveau des ennemis à celui du joueur, ce qui pouvait donner des situations absurdes, n’importe quel petit bandit de bas étage possédant au bout d’un moment un équipement qui ferait envie aux plus grands rois ! Si les adversaires s’adaptent toujours au joueur, c’est maintenant dans une bien moindre mesure. Les « petits » adversaires resteront de « petits » adversaires, et beaucoup plus logiquement vous les dessouderez les doigts dans le nez (et donc d’une seule main) quand vous monterez de niveau.

Des pixels à la réalité

Alors que beaucoup de jeux parmi les plus médiatisés usent et abusent de scripts pour garantir un aspect visuel au top et du grand spectacle, Skyrim, comme ses aînés, prend une toute autre direction en misant sur un monde ouvert et vivant. Naturellement, c’est nettement plus compliqué dans ces conditions d’offrir des visuels du même niveaux que d’autres titres plus étriqués, et cela s’accompagne d’un corollaire de bugs et de faiblesses qui sont presque des traditions dans la série.

Un elf qui ne vous veut pas du bien
Un elf qui ne vous veut pas du bien

Ils sont bel et bien là et on peut les lister : il y a des textures qui sont parfois grossières, le clipping s’invite de temps en temps, on a le droit à quelques freezes, les personnages ou animaux qui se trouvent parfois dans de drôles de positions, ou bien même disparition d’éléments du décor… On ne croise pas tout ça en permanence, ce n’est pas tout le temps, loin de là, mais toutes ces faiblesses existent. Ce ne sont pas les seules limites techniques du jeu, puisque son principal point faible est très clairement l’animation, des animaux, monstres ou (surtout) des humains, pas vraiment naturelle et souvent hésitante, quand les bugs de collision ne viennent pas s’inviter à la fête. Là encore, ces défauts sont bien là, mais pas au point de nuire à l’aventure : il serait plus juste de dire que l’animation n’apporte rien de plus au titre. On peut aussi considérer que l’IA n’est pas d’un gros niveau, sans pour autant être mauvaise. Tout le monde réagit de façon basique, mais sans aller jusqu’à faire n’importe quoi.

Bilan

On a aimé :
  • L’univers incroyablement riche
  • L’esthétisme éblouissant du jeu
  • La liberté totale
  • Le système de progression
  • Un charme fou qui fait qu’on ne peut plus décrocher
On n’a pas aimé :
  • Manque de raccourcis sur la manette
  • Quelques bugs
  • Peut être cause de divorce
Skyrim : un chef d’œuvre sur cette génération de consoles

Comment sait-on si on parle bien d’un chef d’œuvre ? Simple, il suffit de voir qu’on n’arrive pas à décrocher du jeu. Que quand la console est éteinte, on continue d’y penser en allant se coucher. Qu’on prétend ne pas être disponible pour une réunion au boulot à 16h30 juste pour ne pas rentrer trop tard et pouvoir jouer avant le repas du soir. Que pendant la visite médicale on prétend être très fatigué pour espérer un arrêt maladie de quelques jours. Skyrim, c’est exactement ça. Une véritable drogue qui va provoquer bien des discussions dans le couple des joueurs. Alors que trop de jeux actuels s’appuient sur des chemins balisés, scriptés jusqu’à l’os, Skyrim nous offre du rêve, une quête épique, et de la liberté. On ne joue pas à Skyrim, on le vit : chaque joueur aura son expérience, sa façon de progresser, sa façon de passer des heures dans ce monde parallèle. Les quelques défauts, ou plutôt les quelques limitations du jeu sont balayées en quelques minutes de jeu, puis totalement oubliées après quelques heures, tellement ses énormes qualités s’imposent. Ce titre est un indispensable pour tout amateur de jeux de rôle, et même un indispensable tout court. Un grand merci Bethesda de nous avoir offert ce cadeau de fin d’année.

Xboxygen 5 sur 5, note basée sur 16 évaluations.
http://www.xboxygen.com/IMG/moton846.jpg?1390066489

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The Elder Scrolls V : Skyrim

The Elder Scrolls V : Skyrim

Genre : RPG

Editeur : Bethesda

Développeur : Bethesda

Date de sortie : 11/11/2011

Prévu sur :

Xbox 360, Playstation 3, PC Windows

25 reactions

BigMini

21 nov 2011 @ 20:03

Titre monumentale. Assurément LE jeu de 2011. Les seuls défauts étant....bon allez ptêt les chargements quand on rentre dans une maison, mais ça se résume à ça. Ce jeu, c’est le plaisir de jouer à l’état brut. Sur ce, j’y retourne.

dexo

21 nov 2011 @ 20:08

J’ai pas encore pu y jouer mais nom de Dieu, ce test comme beaucoup d’autres donne furieusement envie. J’ai adoré Oblivion malgré ses défauts. Skyrim semble avoir corrigé pas mal de défauts et semble encore plus immersif, chose que je croyais impossible. Je vais prendre mon pied et ma vie sociale va en pâtir...

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park

21 nov 2011 @ 20:09

Ce jeu est EPIQUE, si vous n’avez pas « déjà » acheter ce jeu, arrêter ce que vous faites et allez immédiatement le récupéré. J’ai réussi à convaincre un pote de le prendre et il ne là pas lâcher depuis deux jours. Ce jeu est un des rares jeux ou il faudrait lui mettre une note supérieur a celle possible (je vous jure un petit 6/5 à xboxygen lui aurait pas fait de mal ^^)

Je vous supplie si vous n’avez pas ce jeux PRENEZ le, vendez un rein si nécessaire mais achetez le !!

nono

21 nov 2011 @ 20:11

Ce jeu est un pur chef d’oeuvre.Je le conseille a tous les amateurs de jeu d’aventure(et même les autres).Très bon test(on peut mettre aussi dans les points positifs,la bande son qui est magistrale)Allez j’y retourne,j’ai un dragon a tué.

Rone

Rédaction

21 nov 2011 @ 20:32

J’aurais bien aimé mettre une note de 6/5, c’est vrai. Et la musique est fantastique, mais y’avait plus de place pour les points positifs !^^

vehga

21 nov 2011 @ 20:45

Indécrochable, il faut se forcer pour arrêter. La seule petite pique que je pourrais lancer mais qui n’entache pas le jeu est que ce skyrim conserve la bizarrerie des sauts, comme dans Oblivion. Se retrouver se retrouver bloquer sur l’arrête d’un rocher, ou autre, quand on essaye de le grimper, de sauter pour monter dessus. Enfin bref y a toujours eu ce truc bizarre avec le saut, mais bon ça n’empêche pas que rien n’est hors de portée. Ce jeu est juste énorme.

Raster

21 nov 2011 @ 20:45

Le jeu de mon année 2011 et 2012 voire 2013 ... ^^)

Mandar

21 nov 2011 @ 20:50

Bonjour,

Je suis à la recherche de ma vie social perdu le 11/11/11 à 1h11, tous juste après l’installation d’un jeu dénommé Skyrim.

Si vous la croisé au détours d’un bosquet durant vos escapades en Skyrim, n’hésitez pas de me la ramener. Je vous payerais quelques souverains.

Merci bien aventuriers.

davidkenobi

Rédaction

21 nov 2011 @ 20:52

Je rejoins Rone, c’est un 6/5 qui lui fallait ^^

SuperNael

21 nov 2011 @ 21:03

C’est le jeu ultime de cette Gen ! Je viens de me faire un Combat (Loup Garou vs Dragon) + 2 Géants qui se sont incrusté dans le combat .

Au final , j’ai perdu je suis tombé sur un dragon un peu tros fort :’-(

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