Test - Test Drive Ferrari Racing Legends

«Course de chevaux cabrés» , - 0 réaction(s)

Ferrari. La marque automobile qui génère le plus de phantasmes au monde. Voilà un support de choix pour baser un jeu entier. Franchement, si le jeu s’appelait Test Drive Lada Legends, vous y prêteriez attention ? C’est donc avec un capital sympathie élevé qu’on mettra le jeu dans la console, prêt à faire rugir les cylindres des voitures au cheval cabré, dans ce Test Drive qui n’en est pas un, développé par l’équipe responsable de Need for Speed Shift et Shift 2.

Faire son Fangio

Vite, il faut faire disparaitre les menus d’une interface à la fois sobre et plutôt laide, pour s’attaquer au jeu. On pourra jouer en ligne, bien entendu, mais il est difficile de croiser du monde, ce ne sera donc pas là qu’on passera du temps. Les options classiques sont bien présentes (course rapide, tous les véhicules étant accessibles, contre la montre, options pour configurer la conduite), et c’est dans la campagne qu’on va se plonger pour une quantité assez impressionnante de courses. Celles-ci se divisent en trois périodes : de 1940 à 1973, de 1974 à 1990 et enfin de 1990 à nos jours.

Vue intérieur plutôt jouable

A chaque fois c’est le même principe, il faut faire ses preuves, puis remporter les objectifs proposés (faire un temps donné, doubler des adversaires, ou bien entendu gagner des courses) pour débloquer la course suivante. La lassitude s’installe très vite, les circuits n’étant pas très nombreux (une quinzaine et leurs variantes) et les objectifs étant répétitifs. Au moins, on ne pourra rien reprocher à la durée de vie, qui est énorme ! D’autant plus que la difficulté est très étrangement calibrée. Quand on commence avec les vieilles Ferrari (les plus sympas à conduire, d’ailleurs), on ne rencontrera tout d’abord aucune résistance, puis d’un coup les objectifs deviendront de plus en plus difficiles, demandant moult essais pour être atteints. C’est pire dans les autres périodes, proposant immédiatement un niveau de challenge clairement trop élevé, absolument pas progressif, et ne laissant aucune marge à l’erreur en course. Les acharnés seront peut-être satisfaits, mais la majorité n’insistera pas après avoir essayé une même épreuve cinq ou six fois sans succès, et ce après avoir déjà eu besoin de pas mal d’essais dans la précédente.

La corde, le classique des jeux de course

Le point fort du jeu est de savoir faire plaisir aux aficionados de la marque, puisque 50 voitures sont proposées, couvrant très bien toutes les époques et toutes les gammes de véhicules, allant jusqu’aux F1. On pourra toujours enregistrer ses performances pour les visionner à l’infini dans des replay plutôt bien faits.

Ferrari d’occasion

En rouge et noir

Il faut dire que la réalisation d’ensemble ne plaide pas en faveur du jeu. Ainsi, le gameplay, cherchant un mix entre arcade et simulation, est très discutable. Il faudra bien entendu enlever les aides pour tenter d’en profiter, et encore… Les voitures partent en dérapage avec une facilité désarmante, même à petite vitesse, et dans le même temps bénéficient d’une reprise d’adhérence étonnante. Sauf pour la F1 moderne, qui semble collée à la route. On sera aussi surpris par un certain manque de pêche sur bien des voitures, une direction un peu molle, et des freins feignants. Bref, quand on est habitué à piloter les mêmes voitures dans Forza 4, que les amateurs de jeux de caisses sur Xbox ont forcément, on perd tous ses repères. Ce n’est pas la seule faiblesse constatée, la gestion de la physique des véhicules confinant au bug permanent. Un passage sur un vibreur, et c’est parti pour une série de tonneaux ! Pire encore lors des chocs avec les adversaires, la voiture semblant alors peser 12kg et partant dans tous les sens. Cela confine au ridicule pendant les courses de F1 qui deviennent des balles rebondissantes ! Comme l’IA est d’une stupidité digne d’un Gran Turismo, faisant comme si on n’existait pas, et allant même jusqu’à s’auto-éliminer dans des accrochages improbables, la plus grande prudence est de mise pour terminer les épreuves. L’animation n’est pas du niveau d’un Forza, mais reste bonne, les graphismes sont par contre épurés et bien ternes, pour les pistes ou pour la vue intérieure (par ailleurs tout à fait jouable), mais les véhicules en eux-mêmes sont plutôt bien modélisés. Le vrai bon point concerne le bruit des moteurs, bien rendu et flattant les oreilles des pilotes.

Bilan

On a aimé :
  • Le bruit des moteurs
  • Parc de véhicules très complet
On n’a pas aimé :
  • Gameplay discutable
  • Difficulté mal dosée
  • Physique et IA catastrophiques
  • Campagne très répétitive
Sortie de route

La seule vraie force de ce Test Drive Ferrari Legends, c’est de flatter les amateurs de la marque. Les voitures sont bien modélisées, il y en a beaucoup, et les amateurs prendront plaisir à les regarder sous toutes les coutures. Pour le reste, on a ici un jeu qui accumule trop de lacunes pour donner satisfaction. IA et physique des véhicules aberrantes, gameplay qui ne sait pas trop où se situer, campagne très longue mais très répétitive avec une difficulté qui devient vite surréaliste... La durée de vie est conséquente, et retrouver toutes les vieilles gloires de la marque est agréable, mais cela reste trop de scories pour un seul jeu qui évite de peu le naufrage total en assurant un fan-service efficace.

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Test Drive : Ferrari Racing Legends

Genre : Courses

Editeur : BigBen Interactive

Développeur : Slightly Mad

Date de sortie : 29/06/2012

Prévu sur :

Xbox 360, Playstation 3, PC Windows