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Test – Rage

Test – Rage
Le 21 octobre 2011
Le 21 octobre 2011

Retour vers le futur

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Très attendu ce mois-ci, Rage est, on peut le dire, l’un des block-busters de cette fin d’année. Dans un futur pas si lointain, le monde est une fois de plus dévasté par un cataclysme à base de météorite et même pas de Bruce Willis pour nous sauver. Fort heureusement, vous faites partie des quelques chanceux qui ont pu être mis à l’abri de tout ça et vous avez décidé qu’il était temps de vous réveiller pour décrocher des mâchoires à coup de Wingstick (sorte de Boomerang découpeur de tête).

Le vif du sujet

Rage c'est beau

Dès les première minutes, on s’évertue à nous démontrer que c’est bel et bien un jeu à la dure. Au diable l’introduction narrative, une vidéo et une attaque surprise et vous voilà dans un véhicule à tenter de sauver vos fesses. Comme si cette mise en abîme mouvementée ne suffisait pas, votre première mission sera d’effacer vos traces. Adieu histoire développée et contes bien ficelés, ici, en guise de scénario vous n’aurez qu’une succession de quêtes qui bien entendu apportent un sens à votre périple mais qui malheureusement ne vous expliquent rien. Que ce soit le pourquoi ou le comment, vous errez dans ces terres après un réveil difficile. Le plus énervant, c’est qu’au bout de quelques heures vous avez l’impression d’être le type à qui tout arrive par mégarde, mais il faut bien l’avouer sur ce point là Id Software récidive presque… Outre donc un scénario principal dilué au milieu de plusieurs quêtes, y compris des annexes, il faut avouer que le contexte est travaillé. Dans les villes, vous pouvez trouver de nombreux jeux pour vous faire de l’argent, voir même des courses histoire d’augmenter votre équipement motorisé et de flatter votre ego. Nous sommes donc dans un monde post-apocalyptique avec tout ce que cela implique : de la taule, du sable, beaucoup même, et des villes fantôme où vous sursautez à chaque bruit. Bethesda Softworks a vu les choses en grand et les étendues désertiques tout comme les nombreux repaires de bandes qui ont un intérêt visuel indéniable.

Attention derrière toi, c’est horrible !

Les effets de lumière sont magnifiques

Graphiquement, c’est tantôt la claque visuelle, tantôt la déception profonde. Pourquoi ? Eh bien les décors son très travaillés et ça fourmille de détails tous plus inutiles les uns que les autres, mais il arrive fréquemment de tomber sur des textures de très basse résolution. Suffisamment souvent pour que ça en soit frustrant, vous passez d’un paysage magnifique à un vendeur à la tête réussie mais au corps mal texturé. Pire, vous visitez une pièce fantastique et devez presser un bouton qui, lui, est limite un gros pixel rouge… Au final, non seulement on est déçu de s’en rendre compte, mais ça ne rend pas hommage au personnage et encore moins au moteur graphique. Toutefois, en faisant fi de ces problèmes récurrents, le tout rend tout de même très bien, il est complètement jouissif de se balader en véhicule dans ces décors post-apo et de voir votre machine perdre des morceaux ou encore soulever un nuage de poussière fort réaliste. La physique est bien gérée et certains effets lumineux sont hallucinants. Les missions vous emmèneront dans des endroits très différents les uns des autres mais se résumant à des couloirs bien pensés puisque travaillés au point de vous le faire oublier. La bande-son, quant à elle, est bien réussie et vous met dans l’ambiance de chaque lieu : stressante, oppressante dans certains cas, elle se calme en ville. Le doublage est réussi, sans pour autant être impressionnant, mais chaque personnage que vous rencontrez a son caractère et son intonation.

Tuer ou être tué

Cours Forest cours !

Le gros point fort de Rage c’est son gameplay, il foisonne de bonnes idées. Déjà en mode moyen, ça n’a rien d’une partie de plaisir et en difficile, on se sent perdu au milieu d’ennemis qui débordent de « rage ». Dans votre malheur, vous bénéficiez d’un défibrillateur intégré, une sorte de QTE qui vous permet de vous réanimer une fois et une seule. Cet outil est bien plus utile qu’on ne le croit et ne vous permet pas de rester en vie plus que de mesure. Effectivement, il doit se recharger après chaque utilisation et comme les ennemis courent dans tous les sens, sautent, se mettent à couvert et que vous en revanche n’avez que votre saut et votre arme comme alliés, les choses se compliquent quelque peu. Vous avez bien lu : pas de cover, pas de course, vous êtes en face à face ou presque avec une flopée d’adversaires. Alors bien sûr, les petit gars de chez Id sont intelligents et vous offrent, en plus des armes, des instruments étranges et mortels comme le Wingstick qui vous permettra, si vous visez bien, d’élaguer le passage. D’autres encore plus mortels sont à disposition comme la tourelle de défense ou la sentinelle, une araignée mécanique redoutable. Le tout donne donc un gameplay très nerveux vous obligeant à toujours être en mouvement pour éviter les attaques frontales et punir ces personnages trop zélés. La musique d’ambiance participe totalement à l’immersion de ces endroits stressants et au caractère agressif de leurs occupants. Un cocktail éprouvant qui mettra donc vos nerfs à rude épreuves, mais permettra surtout de vous faire oublier que vous êtes ici pour récupérer le bout de papier qu’un citoyen a oublié sur la table. Un système de création d’objets est à votre disposition pour diluer vos achats et vous forcer à explorer les salles en quête de matériel. Bien réalisé, il permet d’équilibrer vos finances et surtout de vous sortir de quelques mauvais pas lorsque, par exemple, vous constatez avec inquiétude que vous n’avez rien pour ouvrir la porte au trésor sur votre gauche.

L’inutile est indispensable

Le présentateur de Mutant Bash Tv

L’autre gros point positif c’est le soin donné à l’univers. Même si le tout manque un peu de vie, après tout on est dans un monde post-apocalyptique. L’ensemble est logique et bien pensé, la première vraie ville vous offre des courses de véhicules aux objectifs divers. L’une vous demandera de battre un temps tandis que l’autre sera une sorte de survival avec à la clé comme récompense des points à dépenser en customisation. Mitrailleuse ou lance-roquette à rajouter sur votre carcasse à roue en passant par le pneu à pointe voir un moteur plus puissant. A plus haut niveau, vous changerez même de voiture pour un modèle plus brutal et nerveux. Dans les rues vous pourrez aussi croiser des jeux d’argent aléatoires ou non comme le jeu du couteau ou encore un jeu de cartes type “Magic The Gathering”, que vous pourrez étoffer avec des cartes rares disséminées çà et là dans le paysage. Outre les ajouts sur votre passage (saluons Mutant Bash TV) vous évoluez dans une arène filmée au milieu de pièges vicieux et de monstres sanguinaires, un moment fort sympathique qu’on regrettera de n’avoir qu’une seul fois même s’il est possible de le recommencer.

Petit meurtre entre amis

Course épique dans le désert

Comme tout bon FPS moderne Rage nous offre un multijoueur avec deux modes principaux. Le premier, Legends of the Wasteland, est un système coopératif pour deux personnes. Malheureusement, à l’instar de Red Dead Redemption, ce ne sera pas dans le scénario solo, mais via de (trop) courtes missions relativement similaires mais sans rapport direct. Présenté comme des histoires racontées, elles sont brèves et dynamiques, l’action est omniprésente et vous ne serez pas trop de deux pour avancer. Comme dans le solo, vous bénéficiez d’un défibrillateur avec un décompte commun aux deux personnages et la possibilité de relever l’autre si jamais il se retrouve à terre.

Le second mode, c’est Combat Rally. Comme son nom l’indique, il s’agit de combats motorisés dans des maps type arène. Vous êtes aux commandes d’un véhicule et devez récupérer des débris de météorites pour marquer des points en les rapportant à un indicateur. Pour ça, vous bénéficiez d’armes pour aider vos adversaires à lâcher leur récolte et agrandir la vôtre, ainsi que de quelques sorts qui traînent sur le terrain sous forme d’objets flottants. Rien de très original, ça s’avère très amusant avec quelques personnes mais pas de quoi y passer la journée.

Le Bilan

On a aimé 

  • Un gameplay nerveux et bien pensé
  • Un univers impressionnant parsemé de trouvailles intéressantes
  • Un FPS pas simple à multiples facettes
  • Un scénario perdu dans le désert
  • Certaines textures apocalyptiques
  • Un multijoueur plutôt léger

Conclusion du test de Rage

Tu vas couiner quand on te fera bouillir
Finalement Rage n’est pas un mauvais bougre. Muni d’un fort potentiel, il souffre d’un manque de finition certain. Revisitant un genre qui souffre d’un manque cruel de créativité, tout en piochant dans le monde du Rpg post-apocalyptique, il n’en reste pas moins un jeu de tir rudement bien réalisé. On regrettera que Id Software ait joué la carte de l’oubli scénaristique qui même pour un FPS aurait permis un intérêt et une profondeur supplémentaires à un univers déjà bien sympathique, avec quelques tentatives d’humour disséminées çà et là, mais trop peu pour rendre le tout exceptionnel. C’est sans doutes à cause de ces détails que Rage ne sera pas relayé au titre de jeu “prenant” qui vous procure cette envie irrésistible de “reviens-y”. Le multijoueur, quant à lui, montre rapidement ses limites, mais reste globalement amusant. Il y a fort à parier que dans les mois qui viennent, le tout se voit enrichi par du contenu téléchargeable de plus ou moins bonne qualité…

L
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Rage

Développeur : Id Software
Éditeur : Bethesda

11 commentaires

11 Commentaires
B
bakino
21 octobre 2011 20h04

« Un scénario perdu dans le désert » aussi embêtant qu’un gros point noir sur le bout du pif !
pour l’avoir fini, …. grosse, grosse, grosse déception … une première partie envoûtante … et puis au passage du CD2 …. le drame!
c’est dommage parce que comme signalé dans ce très bon test, ce jeu a des idées intéressantes !

K
kereros
21 octobre 2011 22h19

Je viens de finir le jeux.

Verdict, comme l’a si bien dit bakino, le passage au CD2 fait mal, mais ce n’est rien mais vraiment rien comparer a la déception que j’ai eu en voyant la cinématique de fin qui dure 20 secondes et qui est catastrophique je suis rester la bouche grand ouverte devant mon écran.

N
NoyOz
23 octobre 2011 14h06

Purée, je trouve la note très très sévère! On sort quand même du FPS classique vu et revu, les phases en buggy, même si elles ne sont pas extraordinaires donnent une dimension réelle de la surface de jeu, à la différence des enfilades de couloirs de 95% des fps, le jeu tourne en 60 fps, les ennemis sont variés et très bien animés, les objets que l’on peut construire sont une bonne idée et sont très utiles à certains endroits, les décors ne sont pas laids et la profondeur visuelle… Lire la suite »

S
SuperNael
23 octobre 2011 14h33

Fait le car moi une fois que je l’ai fini franchement j’ai crié au foutage de gueule .

B
bakino
23 octobre 2011 19h57

« NoyOz »

bon c’est un fps argument un peu light tout de même !

Bon je suis honnête, j’avoue, je ne l’ai pas encore fait…

Par cette phrase tu as tout dit. 🙂

Je ne dénigre aucunement ton argumentation, mais seulement fini le jeu et je t’assures que ton point de vue concernant la fin de ce jeu sera différent …..
je plussoie SuperNael un foutage de gueule, pour un jeu au fort potentiel ….

B
bakino
23 octobre 2011 19h57

arf mauvaise manip, Modo help Me ! remove me !

B
bakino
23 octobre 2011 19h57

« NoyOz »

bon c’est un fps argument un peu light tout de même !

Bon je suis honnête, j’avoue, je ne l’ai pas encore fait…

Par cette phrase tu as tout dit. 🙂
Je ne dénigre aucunement ton argumentation, mais seulement fini le jeu et je t’assures que ton point de vue concernant la fin de ce jeu sera différent …..
je plussoie SuperNael un foutage de gueule, pour un jeu au fort potentiel ….

B
bakino
23 octobre 2011 19h57

« NoyOz »

bon c’est un fps argument un peu light tout de même !

Bon je suis honnête, j’avoue, je ne l’ai pas encore fait…

Par cette phrase tu as tout dit. 🙂

Je ne dénigre aucunement ton argumentation, mais seulement fini le jeu et je t’assures que ton point de vue concernant la fin de ce jeu sera différent …..
je plussoie SuperNael un foutage de gueule, pour un jeu au fort potentiel ….

E
Elgyn
24 octobre 2011 21h31

Je rejoins les avis du dessus et la conclusion du test. Quand on commence RAGE, on se dit qu’on commence un jeu hors norme, au gameplay bien calibré et aux trouvailles intéressantes. Quand on le termine, on crie au scandale et au jeu terminé à la va-vite. Au moment où les crédits apparaissent, on se rend compte que le DVD1 comptait pour 70% du jeu et que le DVD2 s’expédie en 3-4h. La difficulté est aussi très mal gérée. J’ai fait le jeu directement en Cauchemar et j’en ai sué… Lire la suite »

W
Wargamer
25 octobre 2011 1h34

Je me demande, si vous auriez arrêter au DVD 1, vous auriez mis la même note?

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