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Test – Max Payne 3

Test – Max Payne 3
Le 29 mai 2012
Le 29 mai 2012

Un double et sans glace !

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Après quelques années au verre, notre flic alcoolique dépressif drogué notoire préféré est de retour !

A une chose près qu’il n’est plus flic, mais désormais dans la sécurité privée.

Vous l’aurez compris, Max Payne revient sur le devant de la scène vidéoludique, non pas pour compter fleurette, mais plutôt compter les balles dans un opus qui propose bien des changements…

Max a mal aux cheveux…

Whisky : le petit déjeuner préféré de Max !

Plusieurs années se sont écoulées, et Max ne fait plus partie des forces de police New Yorkaise. Son problème de boisson allant en s’empirant, il se retrouve au fond du trou. Enfin, c’est ce qu’il pensait, puisqu’il lui restait encore des marches à descendre. C’est ainsi qu’il se retrouve avec plus d’alcool que de sang dans l’organisme à assurer la protection d’une riche famille de Sao Paulo, où un simple job de garde du corps va se transformer en vendetta vengeresse et en thérapie des Alcooliques Anonymes.

Le titre, bien que toujours axé action musclée, passe un énorme gap en termes de tout. Imaginez le passage de GTA San Andreas, bien arcade vers un GTA IV, bien plus sérieux et réaliste, et transposez le dans l’univers de Max Payne, vous obtiendrez à peu près l’idée de ce que donne le jeu par rapport à ses aînés, à commencer par la partie technique. Cette dernière, calculée au millimètre près, vous prouvera que les deux DVDs qui composent le titre ne sont pas là pour la frime. Entre le visuel parfaitement cohérent et la technique impeccable malgré la distance d’affichage, vous aurez de quoi vous concentrer sur l’histoire certes assez classique, mais narrée et mise en scène d’une main de maître et en temps réel, à l’instar d’un Alan Wake. On regrettera cependant des sous-titres extrêmement rikikis, handicapant ceux qui ne parlent pas anglais ET portugais, puisque la plupart des persos s’exprimeront dans cette langue (sous-titres et parlé), et comme Max, tu peux toujours courir pour avoir la traduction de ce qui est dit dans cette langue. Par contre, les paroles anglaises seront retranscrites en français. Mais de toute façon, comme la petitesse des sous-titres n’aura d’égal que le mauvais choix de couleurs pour ces derniers, il vaudra mieux avoir un certain niveau de compréhension de l’anglais pour suivre l’histoire.

Certaines phases décalées viendront varier l'action. Ici suspendu à une chaine.

Nous parlions plus haut d’un passage de gap à l’instar de GTA San Andreas avec GTA IV, et ce gap n’est pas que visuel, puisque le gameplay a également évolué en ce sens. Comprenez par là, que le titre sera plus précis, mais également moins arcade, ce qui pourrait décevoir les fans de la première heure.

Rassurons-nous, même si le titre perd un peu de son arcadibilité, le gameplay n’en reste pas moins maîtrisé et accessible, mais cela se fera au sacrifice de l’ajout de la physique à la série, notamment à celui de Max. Vous sentirez dans chaque mouvement, chaque action, musclée ou pas, le poids de Max, ce qui va grandement limiter les acrobaties.

En effet, Max avant sautait et plongeait comme un cabri utilisant le fameux Bullet Time qui usait la jauge associée. La jauge est toujours présente, le Bullet Time également, mais demandera une gestion plus fine dans son utilisation, puisque les situations ne permettent que rarement à l’erreur de l’impulsivité de cette action. Il faudra alors analyser la situation, mettre des priorités sur les adversaires, et surtout se planquer avant tout puisque vos ennemis, nombreux et loin d’être stupides, sauront vous accueillir comme il se doit pour vous faire regretter d’avoir arrêté de boire, et inciteront le joueur à commencer afin d’oublier ces fails monumentaux que Max subira. C’est quand même incroyable le nombre de fois où il se fait chopper, confisquer, ou où il perdra ses armes, quelques fois comme par magie, forçant le joueur à en retrouver d’autres alors qu’on était attachées aux précédentes pour lesquelles les munitions étaient abondantes.

C’est le vrai premier grief qu’on peut avoir contre le jeu : avoir des rebondissements, c’est bien, mais trop ça gonfle, surtout quand ça implique de devoir se réarmer entièrement au moins deux fois par chapitre !

… Malheureusement pour lui, il n’en n’a plus.

Max n'aime pas poser de questions. De toutes façons, il parle pas la langue locale.

Second grief, la visibilité. Le jeu est super beau, possède un champ de vision ultra profond et fourni, mais c’est souvent au détriment de la lisibilité de l’action, on ne saura la plupart du temps qu’il y a quelqu’un à tel endroit qu’après avoir suivi la direction du HUD de dégâts. Et lorsque les assaillants tirent de très loin avec une précision surhumaine, se taper un zoom ridicule n’aide vraiment pas, et ce ne sont pas les différents réticules de visée, si vous les activez, qui vont vous aider, tellement ils sont trop discrets. Et comme ils sont souvent à distance raisonnable et que les munitions sont assez limitées, les moments où on pourra se la faire à l’ancienne deux flingues à la main en plein plongeon Bullet Time ultra classe se feront très rares.

Lorsque Max perd toute sa vie, il meurt. A moins de posséder des antidouleurs, et dans ce cas, le jeu vire au blanc Bullet Time (avec un curseur blanc, c’est toujours pratique), ralenti, et demandera de tuer le vil mécréant qui vous a touché en dernier afin d’avoir un second souffle. Si vous n’y arrivez pas à cause de, je sais pas, le gars est derrière un obstacle, vous n’avez plus de balle dans votre chargeur, ou tout simplement parce que vous êtes une quiche pour viser, bah il faudra reconsidérer très fortement le dernier checkpoint atteint. De toute façon, t’as pas le choix, t’es mort comme une quiche, checkpoint !

Pour son passage à la maturité vidéoludique, le titre n’a pas eu que des revisites techniques, gameplay, narrative, puisque Max a également eu droit à un petit lifting. Légèrement bedonnant, affublé d’une chemise tropicale, barbu et chauve, Max ne passe pas inaperçu à Sao Paulo pour sa crise de la quarantaine ! Mais que les puristes se rassurent, de nombreux flashbacks jouables sont disséminés tout au long de l’histoire, et permettront de chérir cette fameuse coupe de beau gosse et ce formidable trench coat qui ont fait l’image de marque de ce personnage, Parce que c’est bien connu : trench coat plus coupe de dragueur est égal soit à Max Payne, soit à un streaker. Dans les deux cas, Max déchaînera sa douleur, sa souffrance, sa colère, sa fureur et ses flingues sur tout ce qui passe.

Les ralentis de Bullet Cam donnent un effet assez impressionnant.

Le titre, voulant concourir dans le domaine surexploité du jeu d’action, réussit dans son ensemble à foutre une raclée à ses concurrents, tant l’action déchaînée est maîtrisée, tant le gameplay est minutieusement bien pensé. Il n’est cependant pas exclu de faire face à quelques légers cafouillages de déplacement, notamment accroupi, où Max aura souvent du mal à négocier les tournants, ceci provoquant quelques mini crises de nerfs, surtout lorsqu’on essaie de se cacher des adversaires pour les attaquer en position sécurisée plus confortable.

Le titre joue également sur sa bande son à commencer par des dialogues, comme tout bon titre Rockstar, assez truculents et travaillés pour donner honte à certaines productions d’action hollywoodiennes. La musique, jamais intrusive, saura appuyer avec efficacité l’action, mais ne marquera cependant pas les esprits.

Côté durée de vie, le titre nous gâte, non pas avec son histoire de moins de dix heures de pure testostérone, mais plutôt par sa rejouabilité. Vous aurez, en effet, disséminés sur les niveaux des éléments d’armes en or, ou encore des indices, qui vous permettront d’en savoir plus sur les personnages, ou tout simplement de faire quelques clins d’œil aux opus précédents.

Le titre ne sera pas chiche en vous proposant un mode arcade, qui est composé de plusieurs sous-modes à commencer par le mode Score Attack qui demandera au joueur d’effectuer des combos en tuant des ennemis sur les divers niveaux du jeu. Vous aurez également la minute New Yorkaise qui nécessitera d’aller à la fin du niveau le plus vite possible et pour lequel tuer des ennemis allongera le compte à rebours fatidique qui sonnera le glas de votre partie.

Et comme le jeu est assez radin en succès scénaristiques ou faciles d’accès, les accros devront souffrir pour atteindre les glorifiants 1000 points de succès générateurs de durcissement génital.

Des cheveux partout !

Il plonge... Tire... Et c'est la victoiiiiiiiiiiire !

La grosse nouveauté de ce Max Payne 3 est le mode multijoueur. En lui même, nous avons droit à un mode relativement classique avec les éternels Deathmatch, Team Deathmatch, la gestion de kits de personnages, le déblocage d’équipement et d’armement au fil des niveaux d’expérience et la customisation de ses avatars.

Là où le jeu tire son épingle de jeu, c’est dans le mode Gang, la dernière fonctionnalité des jeux Rockstar et qui sera entièrement compatible avec, notamment, le prochain GTA V.

Vous pourrez ainsi créer votre gang et le personnaliser, inviter vos amis et jouer ensemble pour obtenir des points et des récompenses supplémentaires. Ce gang sera accessible sur les prochains jeux Rockstar afin de montrer votre suprématie au monde entier quel que soit le support !

Et histoire d’attirer les badauds, le mode Guerre des gangs fait son apparition demandant d’accomplir diverses tâches simples dans une seule partie afin de prendre l’ascendant sur le gang opposant qui, lui, se fera un plaisir de vous mettre des bâtons dans les roues.

Tu l'as dis madame la publicité !

Là encore, au final, l’ensemble n’est pas très nouveau, puisqu’un amuse bouche à été déjà très largement dégusté sur Red Dead Redemption, mais avec Max Payne 3, Rockstar officialise et organise tout ça de manière plus formelle.

Le Bullet Time, à la surprise de tous les jeux qui proposent un mode ralenti, est toujours de la fête dans ce mode multijoueurs. Cependant, pour éviter les abus, il a été restructuré de manière à ce qu’on le mérite (en solo, il suffit juste de tuer un gars pour en gagner plus ou moins en fonction de l’exécution). Il faudra donc accumuler de l’adrénaline en tuant des adversaires, ou en fouillant les cadavres alliés ou ennemis, et une fois certains seuils atteints, vous aurez droit jusqu’à 3 utilisations. L’ensemble fonctionne plutôt bien et ne déséquilibre pas trop les choses de part l’acquisition de l’adrénaline nécessaire.

Le Bilan

On a aimé 

  • Narration superbe
  • Les Gangs
  • L’action testostéronée non stop
  • Max qui commente tout ce qu’il fait de manière cynique
  • Les sous-titres
  • Le manque de lisibilité de l’action
  • Perte de mécanismes arcades

Conclusion du test de Max Payne 3

Le coiffeur pleurera 3 fois
{{Annoncé comme Killer App du genre action, Max Payne 3 remplit parfaitement ses fonctions. Et malgré le fait que le titre perde un peu de son aspect arcade au tournant pour une approche plus réaliste, il n’en reste pas moins un titre maîtrisé et mijoté aux petits oignons. En même temps, cela n’est pas étonnant lorsqu’on s’inspire des plus grands, entre Alan Wake pour la narration, et GTA IV pour la mise en scène, la technique, et Red Dead Redemption pour le multijoueurs, on ne peut qu’obtenir un jeu de grande qualité. Enfin, si les développeurs ne sont pas des branques… et là encore, heureusement que chez Rockstar, ils sont bons !

Donc si vous aimez les jeux d’action, vous feriez mieux d’y jouer plutôt que de lire ce test.}}

L
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Max Payne 3

Développeur : Rockstar Vancouver
Éditeur : Rockstar Games
Date de sortie : 18/05/2012

11 commentaires

11 Commentaires
S
Seb94380
29 mai 2012 17h19

Cinq étoiles sans hésiter , c’est une pure merveille.

R
Raidje
29 mai 2012 17h19

Tout à fait d’accord avec ce test!
J’ajouterai juste un petit point négatif :
– Impossibilité de passer de nombreuses cinématiques.

Pas bien méchant comme point négatif, mais pour un jeu que l’on fait au moins 5 fois (si l’on veut tous les succès…), c’est un peu lourd et long de se retaper tout le temps ce magnifique travail de narration de Rockstar…

E
Ezekiel.666
29 mai 2012 17h25

Autre point négatif a noté:
le changement d’arme qui ce fait tout seul, après les cinématiques.

Sinon, tout est dit, très bon jeux.

E
edge
29 mai 2012 18h06

Excellent jeu, avec un Max au top de sa forme, une narration hors-norme, un gameplay aux petits oignons. Bref du lourd.
Et comme le dit Raidje, l’impossibilité de passer les cinématiques une fois le jeu finit.

R
Raster
29 mai 2012 18h25

Un jeu qui restera un long moment dans ma ludothèque, mais je ne suis franchement pas emballé par le multijoueur … Des modes supplémentaires peut-être ?

S
Stéphan
29 mai 2012 19h34

Raidje, tu as essayé A ? De mémoire, les cinématiques que j’ai dû me retaper j’ai pu toutes les zapper avec A, ou peut être une double pression, je matraque le bouton pour que ça aille plus vite, même si je sais que ça n’ira pas plus vite, donc pas vraiment fait gaffe de cela. Raster, le multi se savoure à l’instar de Read Dead en équipe avec ses contacts habitués, après comme le dit le test, il reste assez classique. Ezekiel, le problème des armes dans son sens plus… Lire la suite »

S
sissbox14
29 mai 2012 20h28

Pour moi il y a un autre point négatif que je trouve assez frustrant:
-Les sous-titres qui saute quelque fois à la fin d’une interaction avec un PNJ, je ne sais pas si cela ne le fait qu’a moi mais si c’est le cas je n’est pas de bol :’-( :’-(

R
Raidje
29 mai 2012 21h16

Loooool Stéphan…. Tu m’as pris pour qui… Remarque ça peut arriver… Mais là, quand même… Ouais j’le matraque furieusement aussi ste bouton… Mais rien à faire! Parfois, pour des cinématiques au sein du chapitre, ça la zap direct, mais le plus souvent, le fait d’appuyer sur A ne fait qu’afficher le mot « chargement… » en bas à droite de l’écran. Et pourtant j’ai une 360 S avec 320Go, et le jeu est installé… Bref, ça ne m’a pas ruiner mon expérience de jeu non plus. Et pour revenir à ce qu’Ezekiel… Lire la suite »

R
Raidje
29 mai 2012 21h16

Ouais Stéphan… J’le matraque furieusement aussi ste bouton… Mais rien à faire! Parfois, pour des cinématiques au sein du chapitre, ça la zap direct, mais le plus souvent, le fait d’appuyer sur A ne fait qu’afficher le mot « chargement… » en bas à droite de l’écran. Et pourtant j’ai une 360 S avec 320Go, et le jeu est installé… Bref, ça ne m’a pas ruiner mon expérience de jeu non plus. Et pour revenir à ce qu’Ezekiel disait, j’ai aussi eu (après des cinématiques) une arme de poing en main, mais… Lire la suite »

E
Ezekiel.666
29 mai 2012 21h20

Stéphan :

Selon le mode de difficulté, c’est vite relou, mine de rien.

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