Test - Gothic 4 : Arcania

«Pour les gros Bill ?» , - 1 réaction(s)

Il était une fois une saga de bonne réputation qui s’est épanouie sur PC. De bons vieux jeux de rôle dans un univers d’heroic fantasy plutôt classique, mais tirant leur épingle du jeu grâce à un vent de liberté qui a enchanté bien des joueurs. Entre la possibilité de se déplacer sur de grandes étendues et celle de créer de multiples objets, l’étendue des possibilités a séduit en étant encadrée par des histoires tenant la route. Il était une fois l’histoire du dernier épisode en date de la saga, accouché de façon un peu tumultueuse après qu’une partie de l’équipe de développement historique ait quitté le navire. Ce nouvel épisode arrivant également sur les consoles HD : Ghotic 4 Arcana.

Chronique de l’ordinaire

Textures limitées

L’histoire commence alors que vous allez devoir convaincre le père de la délicieuse jeune femme sur laquelle vous avez des vues que vous méritez sa main. Des missions plus inintéressantes les unes que les autres, là uniquement pour faire office de tutoriel. Une fois le Papa hargneux dans la poche, c’est le moment idéal pour fixer une date de mariage, et il ne faudrait pas trainer car la demoiselle et vous n’avez pas vraiment attendu et un mini-vous est déjà en route. Malheureusement, alors que vous vous êtes à peine absenté quelque temps, votre village a été rasé, et votre future femme sauvagement assassinée, victime d’une guerre entre deux clans qui ne concernait en rien votre paisible village. Ca ne va pas se passer comme ça, l’esprit de vengeance va désormais vous habiter…

Le début du jeu, d’une banalité stupéfiante, est une accumulation des poncifs les plus vus et revus dans les jeux de rôle. Autant dire que ça commence très mollement, en suivant un chemin ultra-balisé. On s’ennuie ferme pendant la première heure de jeu, comme dans la majorité des jeux de rôle, genre qui a un vrai souci avec ses introductions. Par la suite, le monde sera plus ouvert, mais il ne faut pas s’attendre à la moindre originalité dans ce Gothic. On ne se sent pas concerné par les enjeux décrits, ceux-ci étant en même temps très simples et basiques. Jusqu’à la fin on poursuivra notre petit bonhomme de chemin, pendant une trentaine d’heures, en se contentant d’aller d’un point A à un point B.

Des combats vite brouillons

Paradoxalement, l’absence totale de surprises dans cet univers et dans cette histoire fait qu’on a l’impression de déjà connaitre le jeu avant même de l’avoir fait et d’être en terrain connu et familier. A moins de n’avoir jamais joué à un jeu de ce type, pas besoin d’être concentré sur ce qu’on nous raconte, on peut parcourir ce monde en dilettante, laisser tomber sa partie et la reprendre une semaine plus tard sans aucun problème de compréhension. Le classicisme et la simplicité de l’ensemble en font un titre sans relief, sans pour autant être désagréable dans son contenu. En d’autres termes, ça se laisse mollement jouer.

Jdr pour tous

Les cafards sont agressifs

Manette en main, il est vite évident que l’objectif de ce titre est qu’il soit accessible à n’importe qui. Autant dire que les habitués de la série sur PC vont tomber de haut ! Ainsi, la liberté géographique est réduite à une succession de zones souvent maladroitement verrouillées, et les possibilités de création de potions ou de recettes, un must traditionnel de la série, se retrouvent limitées ici à leur plus simple expression. On est loin (très loin même) de la richesse de Skyrim. Si ceux qui n’ont jamais touché un jeu de rôle seront à l’aise avec cela, les habitués vont se sentir bien à l’étroit face aux possibilités offertes qui se limitent à des intentions plus qu’autre chose.

Bilan

On a aimé :
  • comme chez soi
  • Des dialogues corrects
On n’a pas aimé :
  • Trop simplifié
  • Aucune originalité
  • Réalisation faiblarde dans son ensemble
Un coup d’épée dans l’eau

Quand on a terminé Gothic 4, on n’en retire…Rien. On ne peut pas dire qu’on a passé un moment affreux, mais en un rien de temps on a déjà oublié ce à quoi on a joué. Le classicisme est parfois une force, et ceux qui veulent du « easy playing » trouveront peut-être leur compte avec ce jeu sans surprises, mais pour les amateurs qui n’en sont pas à leur premier jeu de rôle, c’est surtout la banalité de l’ensemble qui ressortira. Il y a trop peu de tout pour que Gothic 4 puisse tirer son épingle du jeu, surtout dans un style où des poids lourds ont donné de mauvaises (ou plutôt de bonnes) habitudes aux joueurs. Trop peu de possibilités, trop peu de caractère, trop peu de liberté, trop peu d’ambition. Ca ne laisse pas beaucoup d’atouts à ce Gothic 4…

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Gothic 4 : Arcania

PEGI 12

Genre : RPG

Editeur : JoWood Productions

Développeur : Splellbound Software

Date de sortie : 29/10/2010

Prévu sur :

Xbox 360, Playstation 3, PC Windows

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1 reactions

gery

28 déc 2012 @ 17:01

Test - Gothic 4 : Arcana il manque un petit i= arcania :)