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Test – Fist of the North Star : Ken’s Rage 2

Test – Fist of the North Star : Ken’s Rage 2
Le 8 février 2013
Le 8 février 2013

aka Fist of the Test Star : Stephan’s Rage

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Créé par le duo Buronson et Tetsuo Hara, Hokuto No Ken est une œuvre majeure qui a connu un succès fou au travers du monde, et qui encore aujourd’hui reste fortement ancrée dans le cœur des otakus.

Son pendant vidéoludique, par contre, est un peu à l’opposé : assez discret et affublé de quelques bons jeux de bastons arcades perdus parmi des calamités.

C’est alors qu’il y a quelque temps de cela, Tecmo Koei a sorti à l’Omega Team : “Hey, les cocos ! Pour votre prochain jeu, on veut un truc pour des mecs, des vrais des durs, pas un truc de tatas, sinon on vous vire !”.

Et qui dit tata, dis forcément Hokuto No Ken, rendu célèbre par les cris de pucelles qui accompagnaient les coups à peu près de cette manière : AAAAATATATATATATATA.

C’est ainsi que naquît naturellement Fist of the North Star : Ken’s Rage qui sorti chez nous fin 2010.

Un peu plus de deux ans plus tard, le chaos, les tatas et la terreur reviennent dans une suite.

True Story.

You are shock !

Belle tête de méchant. Comme comme tous les méchants, il va éclater.

Fist of the North Star : Ken’s Rage est un Beat Them All basé sur le moteur de la saga Musou, comprendre par là Dynasty Warriors. A croire que l’Omega Team ne connaît que ce moteur de jeu et n’a jamais appris à en développer de bons.

Si le premier opus ne frisait pas le génie, le second, brisons le suspense de suite, est assez…

Pour savoir qui de Kenshiro ou de Star Platinum donne l’illusion d’avoir plus de bras que l’autre en frappant tout en criant comme un neuneu, il suffit de… …médiocre.

Hein ? Ce que c’était que ce changement de sujet brusque ? Mais c’était un des nombreux écrans de chargement, mon cher ! Et puisque j’en ai bouffé un sacré paquet durant ce test, je ne vois pas pourquoi je vous épargnerais ma souffrance. Sauf que comme je suis sympa, je vous met des trucs à peu près intéressants pour combler la minute que dure chaque chargement.

Nous nous retrouvons donc, avec un jeu visuellement très proche du premier. Comprenez par là que les graphistes de l’Omega Team devaient être en congé sabbatique sur toute la durée du projet, puisque c’est toujours aussi pauvre avec des décors vides, et des personnages assez simplistes. Parfois, on se demande même si ça n’aurait pas régressé un peu…

Heureusement, les codeurs, eux, ont arrangé les méchants bugs du premier qui empêchaient de continuer l’aventure sans avoir à redémarrer le jeu. Mais ils ont oublié cependant de le finaliser.

Le vrai nom de Raoh est Grégoire, le vrai nom de Kenshiro est Eugénie, Toki se nomme en réalité Chad Kroegger, Batt est un des nombreux alias de Totoro…

Ken n'est pas le seul messie : d'autres savent également multiplier les pains

Et y’avait de quoi faire ! À commencer par une énorme carence de rythme. C’est bien simple, vous avez un chargement d’une minute toutes les deux minutes environ. Vous êtes arrêté en plein combat de boss (et ils sont nombreux) pour vous taper un chargement d’une longue minute afin de faire apparaître une cinématique sous forme de manga. Cinématique, qui manquera généralement d’intérêt à cause de longueurs et de son aspect figé, pour finir par un autre chargement d’une minute avant de reprendre le combat, non sans avoir préalablement subi une autre séance « Évènement ». Cette catégorie de séquences est faite avec le moteur du jeu, où les persos parlent pour ne rien dire et dans lesquelles on aurait l’impression de voir les interlocuteurs à 50 kilomètres hurler leurs paroles tant les délais de latence entre chaque dialogue est énorme (ce n’est que la vitesse du son après tout). Le reste du jeu subit le même châtiment, à savoir dans chaque chapitre, vous avez des petites missions à faire, genre buter tant de mecs, ou buter le maximum de sbires dans le temps imparti, avant de se retaper des chargements pour poursuivre la mission principale.

Je crois bien que la palme du ridicule vient au fait que le jeu prend encore une bonne minute de chargement pour afficher un écran noir avec le titre du chapitre en rouge orangé, pour se taper dans le foulée une nouvelle minute de chargement. Et je ne vous décris même pas la chose si le jeu n’est pas installé.

I am shock !

Les autres persos ne font pas non plus dans la dentelle

Passé ce supplice des chargements… non en fait, vous ne le surmonterez jamais, cela vous gonflera du début du jeu, jusqu’à 20 heures plus tard lorsque vous aurez fini le mode histoire.

Alors quand je dis 20 heures, c’est ce qu’affiche le compteur du jeu. Qui sait s’il ne prendrait pas en compte les chargements et les cinématiques à rallonge ? Allez savoir…

Cette passivité est réellement chiante.

Le propriétaire du véhicule blanc de marque au lion immatriculé WTF-666-WTF est prié de venir éteindre l’alarme, les joueurs de Ken’s Rage 2 aimeraient s’endormir en plein jeu. Merci.

Et puis tant qu’à faire long, ils auraient pu au moins mettre la troisième partie de l’histoire, au lieu de ne mettre que les deux premières parties (jusqu’au combat contre Kaioh), puis en mettant directement la fin de la troisième. Ne crachons tout de même pas dans la soupe, il y a déjà de quoi faire avec les deux premières parties.

Et le pire dans tout ça, c’est que c’est le passage obligatoire pour pouvoir enfin profiter de la partie correcte du jeu : le mode Rêve.

Ce dernier se rapproche beaucoup plus des habituels batifolages des titres Musou. Ici, vous suivrez des histoire annexes à l’histoire principale.

En effet, vous devrez progresser dans l’histoire pour débloquer les personnages jouables (Kenshiro, le personnage principal, et souvent le plus apprécié, celui qui est déjà modifié dans ses caractéristiques par l’histoire, se débloque uniquement quand celle-ci est finie, cool…) dans leurs scénarios, seul ou à plusieurs.

AAAAH... TATATATATATATATATATATA ! WATAAAA !

Et le online coopératif, ou pas, est également de la partie !

Et là, ce mode Rêve est réellement une délivrance. Les durées de chargement sont très respectables, voire rapides, on n’est pas coupé toutes les 30 secondes et on peut enfin apprécier de castagner tout ce qui bouge.

Chacun de la vingtaine de protagonistes disponibles se manie différemment, a des techniques et un comportement radicalement différent pour se déplacer, trancher massacre et éclater dans le sang et la bonne humeur.

Vous aurez donc de très longues dizaines d’heures de jeu plus honorables et surtout plus agréables pour boucler la centaine de missions qui vous attendront, mais conservez à l’esprit que c’est du Dynasty Warriors, genre qui ne plaît vraiment pas à tout le monde.

Chacun de vos protagonistes pourra être boosté en combattant, mais aussi en s’équipant de parchemins. Ces derniers permettent de monter artificiellement jusqu’à 3 caractéristiques chacun, et vous pourrez même faire des combos afin de glaner quelques points de compétences supplémentaires dans une ou plusieurs des 6 catégories disponibles. En combat, il suffira juste de tuer des ennemis dans un état particulier ou avec un type d’attaque précis pour que les points d’expérience de la victime soient convertis automatiquement dans la catégorie adéquate.

Le Bilan

On a aimé 

  • Fidèle au manga
  • Plus de 20 personnages jouables très différents et sympathiques à manier
  • Une durée de vie plus que conséquente
  • Avoir le temps de partir faire caca, de se faire à manger et de lire le recueil 1 de Golgo 13 durant un seul temps de chargement
  • C’est techniquement à la ramasse, encore…
  • Mode Histoire qui tire en longueur
  • Ces foutus chargements de $%*^µ !
  • Manque un petit morceau de l’histoire pas traité !

Conclusion du test de Fist of the North Star : Ken’s Rage 2

Omae wa mo shindeiru
{{Je pourrais vous mettre une conclusion sur ce jeu un cran en dessous de son prédécesseur, mais non en fait, vous allez attendre. Attendre comme le jeu vous fera attendre en permanence. Que soit dans son rythme trop coupé, ou bien même dans l’intérêt de ce titre qui vaudra le coup uniquement pour les fans qui le dégoteront à pas cher, car je vais, à l’instar des chargements du jeu, prendre mon temps pour en écrire une qui vous expliquerait pourquoi on s’ennuie à cause d’une passivité excessive et de nombreuses coupures “scénaristiques” en plein jeu. Ou encore, qui vous dirait pourquoi le jeu joue techniquement la carte de la facilité entrainant une curieuse impression de déjà vu vis à vis du premier, ou même pourquoi le mode rêve rattrape sensiblement le coup balayant ces défauts.

WATAAAAAAA final !} }}

L
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Fist of the North Star : Ken’s Rage 2

Développeur : Koei
Éditeur : Koei
Date de sortie : 07/02/2013

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