Test - DmC : Devil May Cry

«L’enfer avec toutes ses Dante !» , - 3 réaction(s)

Dante a des boutons mais aussi deux gros flingues !

Il pleut même à l’envers...

Ninja Theory aurait pu se louper au niveau de l’esthétisme, du design et de la narration mais si il y a bien un point sur lequel ils n’avaient pas droit à l’erreur c’était au niveau du gameplay. Si on se référait à la carte de visite de Ninja Theory on avait tout même quelques craintes à avoir. Heavenly Sword était sympathique mais pas franchement transcendant, quand à Enslaved les phases de combat étaient ce qui plombait principalement le jeu. Mais Ninja Theory semble être une équipe de besogneux particulièrement brillants, quand on voit le résultat on ne peut qu’applaudir des deux mains !

Les séquences de plate forme sont plaisantes

Globalement le maniement reste simple : un bouton pour attaquer avec Rebellion, l’épée de Dante, un pour sauter, un pour Ebony et Ivory, ses deux flingues et un bouton pour l’attaque spéciale, celle qui généralement envoie littéralement les adversaires dans les airs. Rien qui révolutionne le genre, les combos d’attaque se basent sur un timing bien précis et non pas sur un enchaînement de touches. Bien que simple voir même simpliste dans lors des premiers affrontements, la richesse du système de combat se découvre progressivement durant la partie au fur et à mesure que Dante étoffera son arsenal. Il disposera très rapidement de deux armes supplémentaires, une démoniaque et une angélique avec lesquelles il jonglera, à l’aide des deux gâchettes, durant les combats pour accroître sa puissance. Maîtriser un enchaînement qui mettra à contribution Rebellion, les deux armes angéliques et démoniaques et Ebony et Ivory demandera énormément de pratique mais le résultat en vaudra la chandelle tant les possibilités s’avèrent ouvertes et très nombreuses. Le système de combo est un modèle du genre.

Les armes démoniaques et angéliques disposent entre autre de deux capacités distinctes très intéressantes. L’arme démoniaque nous permettra de tirer les adversaires vers Dante, l’arme angélique quant à elle nous propulse vers eux. Les effets de ces deux capacités sont multiples et différents suivant les adversaires, l’arme démoniaque nous permettra d’arracher les boucliers ou de faire tomber les colosses à terre, l’arme angélique nous permettra d’atteindre les adversaires projetés en l’air ou de nous déplacer rapidement vers notre prochaine victime pour éviter de briser notre enchaînement de coups. Une fois maîtrisé, le système s’avère nerveux, dynamique et terriblement bien huilé. Ces capacités seront utilisées dans le jeu au cours de diverses phases de plateforme, parfois anecdotiques et parfois singulières et très intéressantes. On aurait aimé voir ces phases de plateforme plus utilisées et aussi bien intégrées que dans le chapitre 15.

Dante sera toujours bien entourré...

Au cours du jeu Dante capitalisera des points d’expérience récoltés au gré de l’efficacité ses attaques et de sa capacité d’enchaîner celles-ci sans se faire toucher. Ces points lui permettront de débloquer de nouvelles capacités pour chacune de ses armes. Même si on pourrait vous déconseiller de commencer en mode normal pour vraiment apprécier le jeu sachez qu’une fois votre première partie terminée -à peu près 9 à 10 heures de jeu- vous débloquerez jusqu’à 4 niveaux de difficulté de plus que les trois niveaux de base. Ceci offre une bonne rejouabilité pour les plus acharnés, les autres se contentant de refaire les niveaux avec leur Dante complètement libéré et disposant de son arsenal au maximum pour améliorer leur score et découvrir les derniers éléments cachés des niveaux. Leur progression sera récompensée par les traditionnels succès mais aussi par de très jolis artworks.

Bilan

On a aimé :
  • La nervosité des combats
  • La richesse du gameplay
  • La formidable direction artistique
  • Un énorme challenge
  • La narration dynamique et sans concession
On n’a pas aimé :
  • Une histoire qui sombre dans les limbes
  • La musique indus de bas étage
  • Les boss pas vraiment excitants
  • Une localisation française sans talent
Dante-esque !

La tâche n’était pas évidente, limite ingrate tout comme la période pré-pubère dans laquelle on retrouve notre Dante préféré. On pourra toujours le vilipender sur son look et son verbe assez cru, on ne pourra certainement pas en faire autant sur le plaisir qu’il nous procurera manette en main. Comme un amour de jeunesse on pourra être porté par le charme des premiers rendez-vous, mais on se fera rattraper par le manque d’ampleur de l’intrigue principale, le peu d’originalité de ses boss et une structure arène/couloir parfois écoeurante. Ces errances empêchent le titre de Ninja Theory d’atteindre l’Eden, mais loin de se retrouver dans les limbes, il réussit toutefois son pari en nous offrant un DmC new age, vif, effronté, technique, somptueux et techniquement très riche. Une véritable perle rare pour tous les amateurs de beat them all exigeants, qui en plus se paye le luxe d’être visuellement hallucinant et inventif. On aimerait presque tous avoir eu une puberté aussi belle et imparfaite que celle de Dante, une puberté qui arrive même à nous faire oublier l’appareil dentaire qu’a été Devil May Cry 4.

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DmC Devil May Cry

PEGI 16 Langage grossier Sexe Violence

Genre : Action/Beat them up

Editeur : Capcom

Développeur : Ninja Theory

Date de sortie : 15/01/2013
Date de sortie XO : 10/03/2014

Prévu sur :

Xbox One, Xbox 360, Playstation 4, Playstation 3

3 reactions

kereros

07 fév 2013 @ 18:52

Ce jeu est juste epique, il coute que 40 euros en neuf à sa sortie, et franchement on passe du très bon temps en attendant ninja storm 3 et bioshock ;-)

avatar

alaindc

08 fév 2013 @ 01:55

moi, j’ai bien aimé, ou plutôt, j’ai adoré.

Je me le suis fait, avec ouverture d’esprit (contrairement à bien des fans sur les forums). Facile a prendre en main, beau graphiquement, les voix pas si mal (je suis facile à plaire de ce côté). Je suis d’accord que les boss auraient pu être plus mémorables, et plus difficiles.

Pour moi, c’est le plus plaisant de la série. Dommage qu’il se soit vendu en deçà des attentes, à cause des fans détestant son new look.

Bron

08 fév 2013 @ 10:16

J’ai joué 10 minutes et je sais que je vais aimer. L’ambiance visuelle est vraiment très bonne et avec le gameplay qui a fait ses preuves, ça promet.