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Test – Dead Space

Le 14 novembre 2008
Le 14 novembre 2008

Dans l’espace, personne ne vous entendra crier.

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Faisant partie des gros blockbusters sur lesquel compte Electronic Arts pour écraser la concurrence (et amasser quelques dollars), Dead Space 2008 est le survival-horror de la fin d’année. Développé par Redwood Shores Studio, le jeu fait dans le poétique mais néanmoins gore-intergalactique ; préparez vous à voir des membres dépecés en apesanteur passer devant vous durant le test qui suit.

Un univers macabre à souhait

Pour rappel, Dead Space 2008 est plus qu’un simple jeu : décliné aussi sous forme de comic ou de film, Redwood nous immisce dans l’aventure sous toutes les formes possibles. L’un n’est pas indispensable à la compréhension de l’autre, mais pour ceux qui sont attirés par l’univers Dead Space 2008, il ne faut pas hésiter une seule seconde et il faut voir le DVD. En effet, ce dernier explicite à la perfection l’avant jeu vidéo, c’est-à-dire le moment où les gens deviennent fous sur le vaisseau, l’extirpation d’un bout de la planète, etc.

Niveau scénaristique, Dead Space 2008 n’est pas LA révolution. En effet, subtil mélange de ce qui a déjà réussi dans le passé au cinéma ou dans les jeux vidéo (ou les livres pour les moins feignants), le fil conducteur, bien que très intéressant, solide et captif, n’étonnera guère les amateurs du genre : des centaines d’années dans le futur, un jeune ingénieur se retrouve coincé dans le vaisseau spatial USG Ishimura où les gens sont en proie à des hallucinations mutent en d’horribles monstres prêt à tout pour dévorer les quelques rescapés dont vous faites partie. Isaac Clarke(le nom du personnage que vous contrôlez) devra user de tous les moyens pour s’en sortir. Pour cela, quelques armes et pouvoirs psychiques l’aideront à accomplir sa tâche, qui ne sera pas si simple.

Envoyé à la base pour réparer les communications défaillantes du vaisseau, Isaac se rendra compte assez rapidement qu’il ne faudra pas seulement remplacer un simple câble, appuyer sur les quelques touches d’un pc et rentrer chez lui. Quoi qu’il en soit, Isaac se retrouve bloqué sur le vaisseau et va tout tenter pour s’en échapper. C’est donc dans la peau d’un ingénieur survivant pas très baraqué et qui n’a qu’une envie, s’enfuir, qu’il faudra vivre l’aventure. La tâche s’annonce ardue…

D’autant plus qu’à l’écran, aucun HUD n’est visible. C’est un choix fait par Redwood afin d’immerger totalement le joueur dans l’action : pour voir votre vie il faudra regarder une jauge située le long de votre colonne vertébrale. Sur votre épaule, pour l’oxygène, un peu plus bas pour la Stase (on en parlera plus tard), etc. Grâce à la suppression du HUD, l’immersion est quasi-totale. Bien qu’en vue à la troisième personne, on se prend au jeu (c’est l’occasion de le dire !), et on ne tournera pas à l’angle d’un mur sans s’en être approché silencieusement tout en tournant légèrement l’arme dégainée, prêt à tirer au moindre bruit ou mouvement suspect. L’immersion a été l’un des points les plus importants pour les développeurs : il est vrai que dans un survival-horror, si le joueur ne s’y croit pas c’est un peu raté !

Déconseillé aux cardiaques (et couilles molles)

Voila pourquoi le jeu est assez linéaire : il serait difficile de nous surprendre manette en main si on était trop libre de nos mouvements sur une surface trop grande. Dans l’Ishimura, place aux couloirs sombres où les lumières s’éteignent d’un coup et aux salles recouvertes de sang et de textes sans queue ni tête. Bien que fortement linéaires, les différents effets de surprise nous maintiennent en haleine. De plus, le rythme très soutenu est accompagné par une bande son parfaite et en totale symbiose avec le genre. Mêlant habilement des scènes d’action avec des musiques entraînantes et des passages où vous n’entendrez rien d’autres que vos pas, Dead Space 2008 vous conditionne. Quelques cris au détour d’un couloir, derrière vous ? Rien, peut-être dans la prochaine salle ? Non plus. Puis tout d’un coup sort en trombe d’une bouche d’aération un bébé avec des tentacules sur le dos en poussant des cris stridents. Le jeu va titiller vos nerfs, vous allez aimer ça et c’est pour cela que vous allez devoir investir dans un home cinéma, et sans le regretter !

Le jeu est séparé en 12 chapitres, ce qui est vraiment peu, il faut l’avouer. Pour un jeu uniquement solo, comptez environ 10 heures pour le terminer en difficulté normale. Quelques boss et autres monstres un peu plus torrides que d’autres viendront vous compliquer la tâche ; ne vous attendez pas à une quelconque aide pour les tuer, il faudra faire travailler vos méninges car chaque bestiole possède un point faible qu’il vous faudra trouver. Vous aurez beau vider toutes vos munitions, cela ne fera pas l’affaire. D’ailleurs, vous vous rappelez du genre ? C’est du survival, et on ne vous le dira pas 4 fois, lorsque vous verrez des munitions, sautez dessus ! Oui, dans Dead Space 2008, bien que très bourrin, Isaac n’est pas Duke Nukem, vous pourrez transporter uniquement 4 armes sur vous et peu de munitions. Néanmoins, vous aurez la possibilité d’améliorer vos armes selon divers caractéristiques (la taille du chargeur, la puissance de tir, le temps de rechargement, la cadence, etc.) et votre armure jusqu’à 6 niveaux. Chose très intéressante quoique l’on ressent peu le changement, sachant qu’en fonction de nos diverses évolutions, les ennemis deviennent de plus en plus coriaces. L’arsenal est assez coloré, du simple fusil d’assaut au lance-flamme, en passant par un fusil laser détruisant tout sur son passage ou encore un cutteur qui envoie des scies circulaires, vous allez avoir le choix pour tuer vos ennemis. Sans oublier que, pour cela, vous aurez deux pouvoirs aussi importants l’un que l’autre : tout d’abord, la Stase, qui permet de ralentir le temps, vous aidera à ne pas vous faire découper en morceau par un ennemi fourbe qui se serait placé derrière vous, puis elle vous permettra aussi d’évoluer à travers différents niveaux où le ralentissement sera primordial. Le second pouvoir étant la télékinésie, qui comme son nom l’indique vous permettra de déplacer de nombreux objets.

Tu sais que t’es mignonne ?

Au niveau des graphismes, EA place la barre haut, très haut. Tout est réalisé avec un souci du détail très bluffant, il m’est arrivé de rester bien 15 minutes dans une salle à lire les diverses inscriptions, les posters, observer les logos, les diverses tâches de sang, les membres détachés, etc. Je n’avais pas fait cela depuis un certain Bioshock, c’est pour vous dire ! Les effets de lumière sont aussi époustouflants : en effet, c’est un point très important dans un jeu d’horreur où l’alternance entre la lumière et les passages sombres se doit d’être efficace. L’affichage dans Dead Space 2008 est très soigné, que ce soit l’inventaire, les messages que vous recevrez, la map, etc, tout passe par un système d’hologramme très stylisé et sophistiqué. Néanmoins, pas de relâche, ce n’est pas parce que vous regardez ce qu’il y a dans votre inventaire que vous ne vous ferez pas attaquer par des ennemis. Restez donc sur vos gardes ! La modélisation aussi est réussie, mais un léger bug est parfois dérangeant. En effet, la gestion des collisions des membres est comme ‘glissante’ : vous vous approcherez d’un bout de bras pour l’écrabouiller un peu plus, et zifft ! Comme un savon il tourbillonnera sur lui-même ou bien il partira rapidos dans une direction. Outre ce léger défaut qui ne gâche quand même pas grand-chose, rien d’autre n’est à signaler pour les graphismes, ce qui est une bonne chose.

Bilan :

On a aimé :

  • L’ambiance et l’immersion
  • Technique irréprochable

On n’a pas aimé :

  • Durée de vie assez faible

Résumé :

Pour conclure ce test et faire simple, Dead Space 2008 est bien le jeu survival horror annoncé par Electronic Arts sur lequel il faut compter pour cette fin d’année. Pour ma part, je laisse désormais de côté les soi-disant Resident Evil qui deviennent de plus en plus des jeux d’actions et j’accueille à bras ouverts ce nouveau survival-horror qui a tant fait parler de lui, et pas pour rien ! Mélange subtil entre un scénario accrocheur et une ambiance spatio-apocalyptique, Dead Space 2008 mérite amplement sa place dans votre ludothèque. Malgré sa faible durée de vie, c’est un jeu dont on peut se replonger plusieurs fois dedans, juste pour l’histoire et l’univers.

Le Bilan

On a aimé 

  • L’ambiance et l’immersion
  • Technique irréprochable
  • Durée de vie assez faible

Conclusion du test de Dead Space 2008

Résumé :
Pour conclure ce test et faire simple, Dead Space 2008 est bien le jeu survival horror annoncé par Electronic Arts sur lequel il faut compter pour cette fin d’année. Pour ma part, je laisse désormais de côté les soi-disant Resident Evil qui deviennent de plus en plus des jeux d’actions et j’accueille à bras ouverts ce nouveau survival-horror qui a tant fait parler de lui, et pas pour rien ! Mélange subtil entre un scénario accrocheur et une ambiance spatio-apocalyptique, Dead Space 2008 mérite amplement sa place dans votre ludothèque. Malgré sa faible durée de vie, c’est un jeu dont on peut se replonger plusieurs fois dedans, juste pour l’histoire et l’univers.

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Dead Space 2008

Développeur : Redwood Shores Studio
Éditeur : Electronic Arts
Date de sortie : 23/10/2008

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