Test – Crash Time III

Cobra 11, au rapport
Crash Time 3 est l’équivalent de la série télé allemande « Alerte Cobra » en jeu vidéo, à savoir une série basée sur des enquêtes liées à des évènements ayant lieu sur les réseaux routiers dudit pays. C’est RTL Interactive qui tient la licence, éditée via Play Tainment, et ce sont les gars de chez Synetic qui l’ont développée. Ce 3ème opus est, à ce qu’il paraît, encore mieux que les 2 précédents, avec plus de fun, plus d’action et plus de courses. Bien, il ne reste plus qu’à vérifier ça ensemble.
Ici la « Polizei » qui vous parle

Le jeu est composé de 3 modes. La carrière avec 36 affaires à résoudre, les courses qui contiennent une vingtaine de circuits et l’écran partagé qui permet d’effectuer ces courses accompagné de trois autres joueurs sur la même console avec les véhicules préalablement débloqués dans le mode carrière. Une gestion jour/nuit est de la partie, ce qui n’est pas pour nous déplaire et qui corsera un peu la difficulté lors des courses-poursuite de nuit, la visibilité étant vraiment amoindrie mais plutôt bien restituée. La conduite des voitures est assez réaliste dans son ensemble sans chercher le rendu simulation, mais on aura de bonnes sensations en pilotant un véhicule sport tout comme on prendra vite conscience du côté peu pratique et pataud d’un 33 tonnes en plein centre-ville. Les véhicules, pour lesquels on reconnaitra les marques allemandes même si elles ne sont pas indiquées, sont bien modélisés, tout comme les décors malgré un peu d’aliasing, et lors des crashs les plus spectaculaires un replay façon Burnout aura lieu. Grand absent dans tout ça, le mode multijoueurs, et c’est bien dommage.
Vas-y, fais péter le gyro

Dans le mode carrière, on retrouve Semir et Ben, les deux protagonistes de la série télé, officiers de police, qui en règle générale gèrent toutes les infractions de la route. On a seulement 8 jours pour sauver la peau d’un chef de gouvernement d’une tentative d’assassinat, empêcher des militants d’extrême gauche de tout faire sauter et trouver ce qui se trame de louche dans un club de tuning. Tout ça réparti en 50 missions et divers défis, dans un environnement de 32 km² avec 200 km de route.
Les missions sont assez variées, même si certaines reviennent de temps à autre. Des fois on se la jouera infiltré devant livrer des voitures à des gens peu fréquentables ou encore faire des courses de rue ou sur circuit contre 7 autres joueurs. En tant que policier, on se verra attribué la sécurité d’un membre important d’une réunion de plusieurs chefs d’État, retrouver et escorter des voitures de police et bien d’autres défis à accomplir. On aura le choix de plusieurs véhicules selon les missions à effectuer.
La qualité graphique mise en œuvre pour la détérioration de notre véhicule au fur et à mesure des impacts de balles et collisions lors des phases de courses-poursuite sera appréciée ; durant celles-ci, on tirera sur les adversaires en les lockant avec la touche LB (qui sert également pour tirer et recharger), et les dégâts affecteront la conduite allant jusqu’à la perte sèche.
L’humour des développeurs de chez Synetic est un plus, comme dans une mission ou l’on se retrouvera obligé de conduire un tank et que l’on entendra Sémir dire à Ben « Ca va pas cette histoire, c’est la 3ème fois que les mecs de Synétic me font conduire un tank et c’est pénible tellement c’est lent ». Par contre, on appréciera beaucoup moins le fait que le jeu soit en anglais sous-titré français, ce qui pourra gêner pour suivre les dialogues tout en pilotant.

Roule ma poule
On aura la possibilité de choisir entre les missions pour avancer dans l’histoire ou de se balader dans tout l’environnement en choisissant le mode patrouille. Dans ce dernier, il sera possible de conduire le type de véhicule souhaité, si disponible, et ainsi se promener au volant d’un camion blindé, d’un kart, d’un semi-remorque et beaucoup d’autres. Lors de nos patrouilles, au passage de certains véhicules, on aura un choix à faire tel que : poursuivre, filer, bloquer pour livrer ou passer son chemin. La carte étant très grande, on se localisera dessus via le menu où notre position est indiquée et où il est possible de cibler un point qui apparaitra sur le radar afin de nous aider à s’y rendre.
Même si le jeu est agréable et que l’on s’y laisse prendre très rapidement, il est dommage qu’aucun personnage ne soit visible, pas un seul piéton, ni même dans les cinématiques, c’est un peu dur pour une ville, bien que dans l’environnement rural, les vaches soient joliment représentées. Également ennuyeux, certains bugs, heureusement rares, tel que traverser un tramway lancé à pleine vitesse et s’en sortir sans aucune égratignure ou encore rester bloqué par une palissade tombée devant nous et ne pas pouvoir avancer malgré le turbo enclenché.
Le Bilan
On a aimé
- Le prix
- La taille et la diversité de l’environnement
- Le nombre de véhicules différents à conduire
- La diversité des missions
On a moins aimé
- Pas de multi
- Certains bugs
- L’absence de piétons et des personnages principaux
Conclusion du test de Crash Time III
A plusieurs ça aurait été fun
Il est clair que l’absence du mode multijoueur pénalise énormément le jeu, qui malgré quelques défauts reste de bonne facture, se prend rapidement en main et est assez fun. Cependant, le prix de vente de celui-ci étant divisé de moitié, on ne pourra tenir rigueur des points négatifs précédemment cités, qui plus est pour un hit ayant une durée de vie d’environ 10 heures. On peut juste souhaiter que le prochain épisode soit plus travaillé et comprenne une modélisation des personnages ainsi qu’un mode on-line afin d’avoir un jeu des plus complets.
User d’un langage pseudo journalistique pour obtenir un resultat digne de la demo du plus mauvais club teleachat c’est vraiment moche.
C’est dommage, le test du jeu est bien réalisé. Mais le style adopté pour en rendre compte est vraiment indigeste.