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Test – Army of Two : Le Cartel du Diable

Test – Army of Two : Le Cartel du Diable
Le 13 avril 2013
Le 13 avril 2013

Overkill ? Mais que fait Colin Hay ?

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Vous savez quoi ?

Aujourd’hui, point d’introduction de la muerte pour ce nouveau Army of Two. Encore moins d’intervention du Front de Libération des Jeux Vidéo Contre les Joueurs Humains, puisque je les ai tous annihilés lors du test du précédent opus.

Au lieu de cela, je vais vous faire une promesse importante. Comme le titre de cette série le permet, je vais caser autant de fois que possible des jeux de mots, plus ou moins subtils (mais toujours totalement nuls), basés sur Army of Two et cacher les éventuels spoilers par divers trucs débiles (en italique).

CHALLENGE ACCEPTED !

Army of Two two you two

Sauver les fesses de votre allié donnera un bonus de brouzoufs

C’est un triste jour pour TWO, la boite de sécurité et mercenaires de nos compagnons de toujours, Rios et Salem. En effet, ils ont réussi le formidable coup de devenir une grosse boite, et ainsi s’agrandir en recrutant toute une armada de mercenaires. Jusqu’au jour où un terrible drame se produit : Ils avaient perdu les clés de leur 106 !

Pour le joueur, cette perte de clés et cette expansion d’activité se traduisent par de nombreuses recrues, dont une nouvelle équipe de deux personnages (que vous allez contrôler), qui bien que semblant être des clones de Salem et Rios dans leurs comportements et caractères, sont tout de même fichtrement moins charismatiques. La faute d’une part au fait qu’ils sont nommés par leurs noms de code : Alpha et Bravo, mais aussi parce que l’histoire narrée dans le jeu fait comme si on les connaissait depuis toujours alors que ce n’est pas le cas.

Et quitte à annoncer les mauvaises nouvelles de suite, allons y à fond !

Il faudra compter sur la progression logique de ce titre, et après les avoir vues devenir moins importantes dans the 40th Day, les Dos à Dos, ces séquences sympathiques qui faisaient un peu western, ont totalement disparu rejoignant ainsi le saut en parachute double. Mais cette séquence, une des grosses marques de fabrique de la série ne partira pas seule, puisque le jeu a grandement été simplifié.

La discrétion, c'est pour les chochottes !

Fini donc le système d’ordre qui permettait de gérer plein de choses pour son allié, on a juste 4 ordres ici : tirer pour prendre l’aggro, profiter que ce soit le joueur qui ait l’aggro pour contourner, envoyer une « grenadaaaaaaaa !», comme le disent si bien nos futures victimes du cartel, et enfin, avancer.

Le jeu en est devenu plus simpliste, et les actions en duo bien que toujours présentes, se font très rares.

Le jeu est également beaucoup plus expéditif, puisqu’il n’y a plus rien à récolter dans les niveaux pour motiver le côté replay value comparé à ce que proposait le deuxième et précédent titre de la série. Il faudra alors compter sur l’appât du gain pour tenter d’attirer le chaland qui a déjà achevé les missions.

Enfin, dernier gros retrait, encore plus incompréhensible, car il était très fun dans le précédent : le multijoueurs.

Comprenez par là qu’en dehors de la coopération à 2 (écran splitté ou online) lors des missions du scénario, il n’y a aucune possibilité de jouer avec des potes.

C’est un triste jour pour les joueurs…

Army of Toutou

Le noir total, une grenade...

Malgré tout cet enchaînement de pertes, on arrive à s’amuser sur le jeu, même si on regrette tous ces retraits qui donnaient au jeu son originalité.

On se trouve sur un clone de Gears of War encore plus abouti que le précédent Army of Tout, l’aspect tactique en coop étant heureusement toujours là.

On retrouve donc le système d’aggro qui se trouve sur une jauge qui n’apparaît plus automatiquement, même si elle est totalement dispensable, puisqu’on a enfin des ennemis plutôt bien gérés avec des réactions plus naturelles !

Cela vous permettra d’élaborer de belles tactiques et d’être un peu plus prudent dans vos approches. Même si l’aspect bourrin du jeu est encore plus renforcé, il vous faudra quand même jongler avec cet aggro pour progresser efficacement.

L’accentuation du bourrinisme atteint son paroxysme avec l’introduction du système Overkill. Ce dernier vous octroie une jauge qui se remplit au fur et à mesure de l’extinction des denrées périssables qui vous servent d’ennemis. Une fois votre jauge pleine, vous pourrez activer l’Overkill. Durant la consommation progressive de la jauge, ce mode Overkill vous rend invincible et augmente les dégâts effectués sur vos ennemis et le décor du jeu (très destructible). Et la bonne nouvelle, c’est que votre allié en a aussi une. Quiconque active sa jauge rend la fonction active pour les deux personnages. Mais que se passerait-il si les deux joueurs activaient leur Overkill en même temps ? C’est bien simple : les dégâts feraient encore plus de bobos et les décors deviendraient des fétus de paille sous le crachoir de vos armes. Bien évidemment, tout cela vous rapporterait un substantiel bonus monétaire en fin de mission.

Avec l’argent remporté, vous pourrez acheter des armes, de l’équipement, et des masques. Et pour ceux qui n’aimeraient pas le choix parmi la grande quantité de protections faciales disponibles, vous pourrez créer le votre grâce à un créateur, directement intégré au jeu cette fois, à la fois puissant et très simple de prise en main. A moins de le faire exprès, il sera difficile de trouver quelqu’un avec exactement le même masque que celui que vous avez créé.

Army of Two Mexico!

C'est juste très beau.

Techniquement, le jeu fout une grande claque dans la gueule (il faudra installer les textures HD sur le DD par contre pour en profiter). EA a pris une grande maturité avec ses dernières productions et peut se targuer d’avoir de très très beaux jeux, et destructibles de surcroit ! Les animations sont du même acabit, tout comme à peu près tout le reste qui peut se ranger dans la catégorie technique. L’IA comme indiqué précédemment est enfin correcte et équilibrée. Fini les excentricités de votre allié dans le premier et les coups de folie d’un peu tout le monde dans le deuxième. On a enfin des ennemis et un allié (qui est autonome et n’a plus trop besoin de vous pour pas mal d’actions, comme vous soigner) plus que cohérents, même si certains ennemis manquent encore un peu de réactivité lorsqu’ils sont pris pour cible. Mais ce coup-ci, le moindre tir venant d’une autre direction le met en alerte sur le fait qu’il va se faire prendre à revers et il va essayer d’empêcher son funeste destin de se réaliser.

On aurait aimé cependant qu’ils agissent un peu plus en termes d’équipe (surtout qu’ils sont plus nombreux que vous !), car là, ce sont des agissements très personnels qui motivent les ennemis, sans prendre en compte que le voisin se fait démonter comme une boite à lettre à la merci d’un 33 tonnes.

Quelques passages sur rails permettront de rendre la progression un peu moins monotone. Tantôt dans un hélico sur-armé, tantôt à bord d’un fourgon, pas si blindé que ça, pour tenter d’échapper à toute allure, à vos poursuivants au nez bien saupoudré.

Artistiquement par contre, on reste dans le fourre-tout, ou plutôt dans le déjà-vu. Le gameplay étant à base de hide and shoot, le level design sera assez fourni sans pour autant permettre à chaque fois un peu de diversité dans les situations. Il faudra vous contenter, pour cela, des quelques passages sur rails ou des très rares situations où le terrain sur lequel vous devrez progresser sera majoritairement à découvert.

Prenez l'aggro pour sauver votre partenaire en bas!

La musique ne vous laissera pas franchement de grands souvenirs (je l’ai d’ailleurs déjà oubliée après même pas 5 minutes d’arrêt du jeu), quant aux voix, entièrement en français, on aurait aimé une meilleure synchronisation. Ou au moins un meilleur timing pour ne pas se retrouver devant un film qui aurait vu son doublage fait à l’arrache avec des décalages facilement remarquables en permanence. L’échantillonnage des voix n’est pas non plus super bien étalonné, puisqu’il ne sera pas rare que les dialogues soient bien trop faibles, couverts par les bruits (alors qu’il n’y a pas de raison) ou la musique du jeu, alors que 2 secondes auparavant, ça allait.

Le scénario suit une approche bien plus personnelle que les précédents avec les personnages plus mis en avant que la situation (sauf curieusement les vôtres qui restent toujours plus ou moins des étrangers pour le joueur), même si cette dernière reste un bon prétexte pour buter du dealer et du toxico pendant la huitaine d’heures en moyenne pour finir le jeu. On regrettera que chaque mission soit hachée en de nombreux points de contrôle, permettant de refaire le plein ou de changer d’équipement. Ce découpage fait perdre fortement le rythme de l’action, et c’est quand même bien dommage, surtout que certaines séquences ne prendront que 5 minutes avant d’être terminées.

Ne comptez pas trop non plus sur les contrats Overkill pour prolonger de beaucoup l’expérience. Car même s’ils se débloqueront au fur et à mesure de votre progression, leur déroulement sera identique, mais en mode Overkill, facilitant la progression, et les rentrées d’argent. Ce sera donc au feeling pour les faire et refaire encore et encore.

Le Bilan

On a aimé 

On a aimé :

  • C’est foutrement joli
  • C’est très bourrin
  • On finit par bien s’amuser
  • C’est très simpliste
  • Ça vanne pas mal en permanence

On n’a pas aimé :

  • Jeu devenu très classique
  • Plus de multijoueurs online
  • C’est trop bourrin ?
  • On n’a plus une grosse partie de ce qui faisait l’originalité de la série
  • C’est trop simpliste

Conclusion du test de Army of Two : Le Cartel du Diable

Army of Twobunctu
{{A la fois décevant et admirable ce dernier Army of Two. Décevant parce qu’on a perdu en chemin tout un tas de trucs sympas en termes de gameplay, en plus d’un mode multijoueurs très apprécié et agréable, qui marque fortement par son absence.

Admirable, tant la technique et la prise en main du jeu sont impressionnantes, et qu’on finit par se laisser prendre au jeu et s’amuser. Mais il n’en reste pas moins qu’un sérieux goût amer viendra rappeler aux aficionados de la série qu’elle n’est plus vraiment ce qu’elle était, et rate pour cette raison le coup de cœur, mais pas la bonne note. Car cela reste tout de même un jeu très correct et agréable, proche d’un Gears of War, mais plutôt classique…}}

L
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Army of Two : Le Cartel du Diable

Développeur : Visceral Games
Éditeur : Electronic Arts
Date de sortie : 28/03/2013

commentaires

6 Commentaires
R
Rapture
13 avril 2013 21h37

Très bon! …Heu c’est une blague non? Poisson d’Avril c’est ça? Sérieux bon j’ai pas fais le jeu entier mais 2H mon suffit si lui à très bon mais 80% des autres TPS ( Gears, Dead Space, Max Payne… ) ont Ultra Méga Super bon alors:-))

A
Arenae
14 avril 2013 0h06

De toute façon s’pas la première fois que ce site est à côté de la plaque donc bon^^

MoH Warfighter, RE6, pour ne citer qu’eux^^

B
Bron
14 avril 2013 1h10

Pour qu’un test ne soit pas à côté de la plaque, il faut qu’il suive ton avis ?

J’ai plutôt l’impression que ce soit ton raisonnement qui soit à côté de la plaque.

Puis, s’arrêter sur la note sans lire le texte, c’est assez stupide, aussi stupide qu’arguer qu’un site est à la ramasse parce qu’un testeur donne un avis personnel qui ne nous sied pas.

Cordialement.

B
Bron
14 avril 2013 1h10

Pour qu’un test ne soit pas à côté de la plaque, il faut qu’ils suive ton avis ?

J’ai plutôt l’impression que ce soit ton raisonnement qui soit à côté de la plaque.

Puis, s’arrêter sur la note sans lire le texte, s’est assez stupide, aussi stupide qu’arguer qu’un site est à la ramasse parce qu’un testeur donne un avis personnel qui ne nous sied pas.

Cordialement.

S
spartan27
14 avril 2013 14h11

Quand on voit Bioshock Infinite qui se prend un 4 étoiles + CDC avec un gameplay équilibré (exploration, combats, pouvoirs, armes), une DA magnifique et un scénario comme jamais auparavant dans un jeux vidéo, puis après on voit AoT 3 qui se prend 4 étoiles en étant un jeu générique avec un gameplay poussif, aucune DA et je ne vous parle pas du scénar’, il y a de quoi se poser des questions ? Je ne dis pas que les deux jeux sont comparables, loin de là, mais en observant… Lire la suite »

P
phenixcristal
14 avril 2013 14h25

Je ne pense pas que se soit la même personne qui fait tous les tests… Et puis, il donne juste son avis. Après, si on est pas d’accord, on est pas obligé de suivre l’opinion du testeur. 😉

C’est normal que tout le monde ne soit pas d’accord avec les dires de celui qui teste. C’est ce qui fait la beauté du monde vidéoludique, c’est cette diversité d’avis qui apporte à chaque fois un nouvel angle sur le jeu. ^^

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