Voilà presque 5 ans maintenant qu’Alan Wake est annoncé sur Xbox 360 et après de longues années d’attente et de reports, le jeu de Remedy, les développeurs de Max Payne, sort enfin. Dès son annonce, le jeu promettait déjà beaucoup sur le papier. Plus on voyait d’images et de vidéos, plus la pression montait puisque tout semblait réuni pour faire d’Alan Wake un grand jeu. Verdict sur l’une des exclusivités Xbox 360 les plus attendues de l’année.
Un cauchemar
Après avoir inséré la précieuse galette dans sa Xbox 360, on arrive sur un menu sobre, sombre et brumeux, qui annonce déjà la couleur de ce qu’on va vivre durant les prochaines heures. On choisit le mode de difficulté parmi les 3 proposés (dont le plus difficile bloqué jusqu’à ce qu’on ait terminé le jeu une fois), on valide et nous voilà alors plongé pendant une dizaine d’heures dans un fabuleux thriller. Une cinématique nous fait alors découvrir Alan Wake, écrivain à succès, qui raconte à la première personne sous la forme d’une voix off tout au long du jeu ce qu’il a vécu pendant cette nuit si spéciale. Il doit se rendre à un endroit particulier en voiture mais, un peu distrait, il se retrouve finalement à pied en pleine nuit au beau milieu des montagnes suite à un accident. C’est là que le cauchemar commence et que débute réellement l’aventure pour le joueur dans l’univers de Bright Falls, une ville perdue au milieu de forêts et montagnes à la cime enneigée.
On incarne précisément Alan dans une vue à la troisième personne, à moitié perdu et qui doit rejoindre à pied l’endroit auquel il devait se rendre. On apprend alors comment manier le personnage et il n’y a rien à dire à ce niveau là, la maniabilité est parfaite. Mention spéciale pour la possibilité de changer la caméra d’épaule en pressant le stick droit. C’est également au tout début de l’aventure qu’on fait la connaissance des premiers ennemis qui sont en fait des personnages possédés par une force obscure dont on connaîtra les motivations plus tard dans le jeu. Ces ennemis sont très sombres, embaumés d’une épaisse fumée noire et sont plutôt redoutables à la moindre seconde d’inattention du joueur. Il s’agit en fait d’habitants de Bright Falls et comme on se trouve dans une région forestière, ils sont souvent équipés d’armes qui tranchent. Il ne sera donc pas rare de voir passer une hache à quelques centimètres de sa tête.
On apprend rapidement que ces ennemis sont sensibles à la lumière, et pas qu’un peu. Pour en venir à bout, il faudra donc les éclairer, et si au début de l’aventure on utilisera surtout la lampe torche, on obtiendra un pistolet à fusées de détresse ou des grenades incapacitantes un peu plus tard et on pourra également se servir de divers projecteurs ou autres sources de lumière tout au long du jeu, la lumière étant notre arme la plus précieuse. Malheureusement, la lumière ne suffit pas toujours à vaincre ces créatures, il faudra également les liquider avec une arme à feu. Pointer une simple lampe torche sur un ennemi ne fera que le ralentir. Il se protégera tel un vampire mais continuera à avancer. C’est quand il sera suffisamment affaibli par la lumière qu’il deviendra assez fragile pour que les balles d’une arme à feu lui fassent mal, et une fois achevé, il disparaîtra dans une espèce d’implosion du plus bel effet. Il faudra par contre y aller doucement avec les munitions puisqu’elles ne sont pas illimitées et il faudra les trouver sur le chemin, de même avec les piles des lampes. Si on se retrouve à un moment donné sans arme ni lampe, la seule solution sera de courir le plus vite possible à l’abri vers une source de lumière, occasionnant une source de stress supplémentaire car les ennemis sont plutôt rapides et les dégâts qu’ils occasionnent ont vite fait de mettre fin à la partie. On pourra esquiver une ou deux attaques au corps à corps avec un mini ralenti à la clé mais quand on est encerclé par quatre ou cinq gars armés, soit on court, soit on ouvre une fusée éclairante dans la seconde qui suit pour ne pas revenir au dernier checkpoint.













