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Test – Le Saboteur

Test – Le Saboteur
Le 5 janvier 2010
Le 5 janvier 2010

La belle deeeuh Paris…

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Vous en avez marre de vous taper des jeux sur la Seconde Guerre mondiale ?

Vous en avez marre de dézinguer du nazi à chaque coin de map ?

Vous en avez marre de faire exploser du boche à coup d’explosifs ?

Vous en avez marre de devoir sauver le monde le la menace du 3ème Reich ?

Vous en avez marre de lire « Vous en avez marre » ?

Alors Le Saboteur n’est pas fait pour vous.

A moins que…

Le Sabot

Le Saboteur vous met dans la peau de Sean Devlin, un mécanicien et pilote irlandais qui, par la force des choses, va se retrouver impliqué dans une guerre sanglante en plein coeur de Paris. Et devinez ce que vous allez devenir ! Le Saboteur, lui-même ! Les choses sont bien faites quand même…

Vous devrez, à l’instar d’un GTA IV, parcourir le Paris (et quelques autres lieux) de la fin des années 1930 (quelques mois après le début de la guerre, en pleine occupation Allemande) pour effectuer diverses missions plus ou moins obligatoires qui vous narreront la trame de l’histoire, et plus encore, puisque vous aurez la possibilité de réaliser des missions annexes découvrant un peu de l’histoire de ces commanditaires et/ou de la Seconde Guerre mondiale.

L’aspect technique du jeu est très glorieux et fait honneur à la Xbox 360. Les graphismes sont soignés et les animations sont assez bluffantes de réalisme. Il est cependant à noter l’affichage progressif de décors, un peu tardifs, et un seul gros ralentissement lors de l’avant-dernière mission du jeu (faut dire que ça pète carrément de tous les côtés). Vous constaterez aussi des baisses de framerate çà et là, mais rien de méchant.

Le game design est tout simplement excellent. En effet, vous commencerez le jeu dans un Paris en 4 couleurs. Le jeu étant en noir et blanc, deux couleurs supplémentaires (le jaune et le rouge, si cher à l’emblème du 3ème Reich) viennent renforcer un aspect d’oppression et de désespoir dans la ville.

Ce sera à vous de redonner espoir au peuple allié grâce à vos actions (évitez de trop en tuer quand même, il y aurait des conséquences temporaires, comme la désactivation des planques, ou la riposte de ces derniers s’ils sont armés).

Cet espoir coloriera entièrement le quartier concerné. On se retrouve donc durant le jeu avec des morceaux de la carte en noir et blanc et d’autres tout colorés, la transition se faisant aussi naturellement qu’intelligemment via une progression colorimétrique de toute beauté.

Le jeu est entièrement traduit en français et nous offre des voix convaincantes, malgré quelques cafouillages de tonalité dans certains jeux d’acteurs. Les musiques disponibles en voiture sont accrocheuses et dans le ton de l’époque. Ne vous attendez pas à du rock, du rap ou de la techno. Et attendez-vous encore moins à vous retrouver dans une Ferrari, les voitures aussi sont d’époque, mais pas pour autant moins efficaces.

Boteur

Si on devait ne donner qu’un seul qualificatif à Le Saboteur, ce serait mélange.

En effet, le gameplay emprunte divers éléments de gameplay dans leur concept et leur mise en oeuvre, à chacun des maîtres du genre et réussit même à ajouter sa petite touche personnelle. Le tout dans une totale fluidité. On dit chapeau !

Ainsi, le déroulement global du jeu se fera à la manière d’un GTA IV.

La partie escalade de bâtiments fait fortement penser à du Assassin’s Creed, en un peu plus efficace, grâce à un système lumineux indiquant où vous allez vous accrocher qui se modifiera en fonction de l’inclinaison de votre joystick analogique et valider avec A vous fera valider ce déplacement vertical. A la fois simple et diablement dynamique.

Le jeu vous demande également beaucoup de discrétion (même si vous êtes libre d’y aller à la bourrin, mais ce sera un peu plus difficile pour la plupart des cas). Pour cela, vous aurez une jauge de discrétion, à l’instar d’un Hitman, qui se remplira si vous agissez de manière trop douteuse avec des nazis à proximité. Et comme vous pourrez récupérer les vêtements des ennemis n’ayant pas été touchés par balle ou par explosion (à cause des tâches de sang que cela entraîne sur le costume), vous devrez agir de manière différente en fonction que vous portiez des vêtements nazis ou vos vêtements habituels.

Ainsi, en soldat allemand, être trop près d’autre nazis, sauter, escalader, courir, sprinter, pointer votre arme sur un nazi, poser des explosifs (jusqu’à ce que vous gagniez le bonus de discrétion), ou même lui tirer dessus fera augmenter le rayon de visibilité et votre jauge plus ou moins vite en fonction de vos exactions et du nombre d’ennemis témoins.

En civil, l’escalade, pénétrer des secteurs sécurisés et effectuer des actes de violence ou de provocation à l’encontre de militaires allemands feront monter la jauge.

Si la jauge vient à se remplir entièrement il vous faudra alors tuer le ou les gardes gardes concernés avant qu’ils ne donnent l’alarme. Sans cela, tous les nazis alentours tenteront de vous tuer, et seront régulièrement renforcés afin de vous transformer en compost tant que vous n’aurez pas évacué la zone de recherche circulaire (tout comme un GTA IV) qui variera de diamètre et d’intensité en fonction de votre niveau de recherche.

Deux solutions possibles en cas d’alarme, si on exclut celle de se faire tuer : soit trouver un abri et l’utiliser sans que l’on vous voie (sinon c’est raté, il ne fonctionnera pas), soit semer les gardes et atteindre l’extérieur du rayon de recherche sans être vu.

Le gameplay est basé sur la pose d’explosifs, comme pour Bomberman dans l’esprit (poser et se barrer avant de se prendre la déflagration sans se faire avoir), votre but étant de saboter des endroits dans un premier temps, même si vous aurez droit à des interventions plus musclées et directes, le tout dans un rythme effréné.

Ainsi vous devrez, par exemple, libérer un scientifique d’un train avant qu’il n’explose sur un pont que vous veniez à peine de piéger pour faire passer cet otage comme étant mort dans l’incident, gagner une course automobile, ou même poursuivre l’objet de votre vengeance dans un Zeppelin enflammé.

Tout ces mélanges de gameplays semblent terriblement difficiles. Et pourtant, ce n’est pas le cas, tout est très simple une fois la manette en main, quoiqu’un peu déstabilisant les 5 premières minutes.

Le Sabotageur

Bien évidemment, le jeu n’est pas exempt de défauts. Certains étant plus problématiques que d’autres.

Vous aurez ainsi la possibilité d’être témoin de quelques ratés d’accrochage lors de vos descentes de bâtiments, vous faisant tomber alors que vous vous étiez approchés du rebord comme il fallait.

Attention aux endroits difficilement escaladables, car si vous vous retrouvez sur vos pieds dans l’un d’entre eux, il est possible que vous ayez à utiliser la fonction charger une partie (via le menu pause, ou en jetant une grenade à vos pieds pour mourir). Et oui, des fois on peut se retrouver bloqué dans le décor, et en pleine mission ça la fout un peu mal de la recommencer entièrement pour ça.

L’IA, sans pour autant être mauvaise, a elle aussi quelques ratés. Quelques fois, vous serez repéré alors que vous n’aviez rien fait de mal ou que vous aviez fait un millimètre de trop sans pour autant dépasser la limite sécurisée (par exemple à des postes contrôles). Des gardes donneront aussi des fois l’alarme alors que vous leur aviez réglé leur compte avant.

Un peu rageant des fois.

Ajoutons à cela quelques bugs de non-collision. Qu’est-ce que des bugs de non collision ? C’est simple, puisque c’est lorsque votre balle ne touche pas l’ennemi parce que l’objet devant bloque tout au niveau de ses espaces. Toujours pas compris ? Imaginez un canon. Une base horizontale, et le tube du canon en biais. Dans l’angle entre ces deux segments, du vide. Tirez dans ce vide pour toucher un garde, et il arrivera souvent que la balle s’évapore comme par magie, même si vous êtes à 5 mètres et même si trois minutes après, même endroit, même cible, ça passe du premier coup… Votre balle ne rentrera pas en collision avec votre future victime.

Et quand on sait que vous pouvez être détecté via le bruit suspect produit, il faudra attendre que les suspicions de danger s’efface pour retenter.

Mais le gros point noir vient du côté des courses obligatoires. Non pas que la maniabilité en voiture soit mauvaise, loin de là, mais plutôt que les courses sont assez scriptées, et certains concurrents disparaîtront rapidement et apparaîtront quelques mètres devant vous quoi qu’il arrive pour suivre le scénario.

Un peu gênant et surtout frustrant de se retrouver sur le premier tour avec personne devant car plus là et personne derrière (car dépassés depuis longtemps) et sur le second tour de voir comme par magie un nouveau concurrent assez régulièrement.

Certes, c’est probablement pour garder une sorte de suspense, mais c’est clairement agaçant pour le joueur qui va se tourner les pouces sur la moitié de la course et sur la dernière à avoir à remonter la dizaine de participants restants…

Et là, le point qui fâche un peu (mais pas beaucoup), pour nous français : la géographie.

En effet, vous pourrez voyager de Paris, vers Sarreburg (en Allemagne), Le Havre, aller en Lorraine, en Picardie, ou dans le Centre. Jusque là, rien de gênant, mais quand on voit la Tour Eiffel depuis Le Havre qui doit être à moins de 5 minutes en voiture à peu près, ça fait bizarre. Bien évidemment, ils n’allaient pas modéliser des zones inutiles, mais ça fait très bizarre. J’ai dit que ça fait super bizarre ?

Elle vole comme elle su…

Arrêtons avec les défauts et abordons les petits plus qui font toujours plaisir.

Le jeu vous propose un système de bonus, qui en effectuant certaines actions (récolter un certain nombre de voitures, survivre à un certain niveau d’alarme, tuer des nazis d’une certaine manière…), vous accordera un bonus. Cela peut être accéder à une arme spécifique, une voiture, une capacité… Tout dépendra du domaine dans lequel vous l’avez débloqué. Avec une dizaine de catégories et 3 niveaux pour chacune d’entre elles, vous aurez de quoi combler la durée de vie, même si la plupart d’entre elles peuvent se faire aisément en suivant l’histoire du jeu.

Des missions secondaires existent sous formes de points à saboter ou à éliminer. Vous en avez pas loin de 1500 sur toute la carte et elles se répartissent entre des tanks, tours de guet (prioritaires à éclater dès que vous en voyez une car les gardes qui sont dessus voient plus loin et snipent. Les détruire avant tout vous aidera grandement lors de vos missions), Général de la Gestapo à tuer, stations essence nazies, hauts parleurs de propagandes, fusées…

Vous aurez aussi l’opportunité de récolter des cartes postales et d’effectuer des super sauts en voiture, de récolter des objets de contrebande, admirer certaines vues en hauteur. Vous pourrez même vous adonner à des sessions de tir au canard en pleine campagne (et hop, du Duck Hunt !).

Tout cela rapporte des objets de contrebande, qui serviront de « monnaie » de jeu. Vous pourrez acheter des armes (une grosse vingtaine en tout), des munitions, des explosifs, des boosts pour la Résistance (qui vous aide par moments si vous arrivez à leur proximité dans les rues de Paris, ou si vous les appelez à la rescousse, une fois le bonus débloqué), des cartes pour repérer les points à saboter et quelques autres bonus d’améliorations d’armes.

Les garages, eux, vous procureront des améliorations et des réparations pour vos véhicules.

Et bien que la durée de vie de base soit assez faiblarde pour un jeu de ce type (une quinzaine d’heures maxi), ces missions annexes boosteront diaboliquement cette dernière jusqu’à plus d’une quarantaine d’heures. Chaque endroit étant différent et pouvant apporter certaines difficultés que d’autres n’ont pas (présence de plus de gardes, défenses matérielles conséquentes, plusieurs endroits à détruire côte à côte, lieux interdits…), et surtout un plaisir incommensurable à tout faire péter. L’excitation de ne pas se faire voir en train de poser les explosifs, suivi de la tension de ne pas se faire repérer pendant la fuite avant l’explosion, et enfin l’adrénaline en vous enfuyant si vous vous êtes fait repéré.

Le Bilan

On a aimé 

  • Le mélange de plein d’inspirations
  • Le game design juste bluffant
  • Durée de vie globale plus qu’honnête
  • La grande liberté dans le jeu
  • Les bugs gênants
  • Quelques ratés vocaux
  • Les courses scénaristiques ultra scriptées

Conclusion du test de Saboteur

Saboté ?
{{Avec Le Saboteur, Pandemic Games et EA nous proposent un pot pourri des meilleures références vidéoludiques.

Mais attention ! L’ensemble de tous ces gameplays est tellement bien imbriqué que cela requiert presque du génie de conserver une jouabilité accessible sans aucune transition. Et heureusement pour nous, c’est le cas.

Vous l’aurez compris, Le Saboteur est un grand jeu qui vous procurera autant de plaisir que d’intensité, et ce malgré des bugs assez gênants par moments. Oubliez tout ce que vous avez vu de la Seconde Guerre mondiale et découvrez Le Saboteur, vous serez dépaysé.}}

L
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Saboteur

Développeur : Pandemic Studios
Éditeur : Electronic Arts

commentaires

2 Commentaires
R
RKM
7 janvier 2010 20h58

Un excellent jeu que je ne peux que conseiller ! Je me suis éclaté du début à la fin avec, contrairement a un certain GTAIV ou je me suis ennuyer comme un rat mort… C’est vrai que l’histoire principale est rapide a faire et c’est dommage mais a coté de ça on a une tonnes de missions annexes pour prolonger le plaisir. =)

R
RKM
7 janvier 2010 20h58

Un excellent jeu que je ne peux que conseiller ! Je me suis éclaté du début à la fin avec, contrairement a un certain GTAIV ou je me suis ennuyer comme un rat mort… C’est vrai que l’histoire principale est rapide a faire et c’est dommage mais a coté de ça on a une tonnes de missions annexes.

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