Comme tous les ans, un nouveau titre Dynasty Warriors fait son apparition. Cette fois ce sont les Gundam, des armures de combat géantes dans lesquelles se glissent les héros, qui sont à l’honneur.
Massacre à grande échelle
Ceux qui ont déjà joué aux jeux Dynasty Warriors ne vont pas être dépaysés. On a le droit à une présentation très similaire à ce qu’on a déjà vu, avec le même genre de menus, et les mêmes modes de jeu. Trois d’entre eux vont retenir l’attention. D’abord le mode de jeu officiel, qui prend place librement dans l’histoire du dessin animé. J’avoue ne pas connaître grand-chose à la série, et les enjeux énoncés m’ont laissé de marbre tant ils font référence à une multitude de personnages qu’on est censé connaître. Cependant, un amateur de la série m’a affirmé que c’était particulièrement complet et respectueux de l’œuvre original. Une bonne quinzaine d’heures est nécessaire pour venir à bout de ce mode de jeu. Arrive ensuite le mode missions, dans lequel vous pourrez débloquer de nouveaux équipements, mais aussi apprendre des tas de choses sur les protagonistes. Et vous en avez pour un moment car des missions il y en a des centaines ! Non, non, je n’exagère pas, il y en a vraiment une quantité phénoménale. Pas vraiment passionnant pour les non-initiés, mais amusant pour les aficionados du manga. En effet, en plus de nombreuses informations, on pourra faire évoluer les relations entre les personnages et assister à de nombreux dialogues. J’imagine que ceux qui connaissent bien la série se feront un devoir de sauver un des héros en utilisant son ennemi juré, juste pour voir ce qu’ils se raconteront. Enfin, vous pourrez jouer en ligne jusqu’à 4 joueurs, sans lag, entre passionnés.
Massacre désorganisé
Tous les modes de jeu commencent exactement de la même façon. Un briefing, les enjeux de la mission (et donc du texte à lire), et en avant pour la bataille.
Les cartes sont souvent très grandes, et les objectifs changeront en cours de route pendant que vous vous battez, suivant que vous recevrez l’aide d’alliés, ou que des ennemis réalisent une percée dans une zone à l’autre bout de la carte. Une petite map vous indiquera de toute façon ce que vous avez à faire, et vous ne serez ainsi jamais perdu. Sauf si vous ne prenez pas vite l’habitude de recentrer sans cesse une caméra totalement à la ramasse et qui a bien du mal à suivre vos mouvements. De nombreux affrontements auront lieu dans l’espace, puisqu’après tout vous pouvez voler, mais le résultat n’est pas du tout convaincant, le feeling étant exactement le même que quand vous êtes au sol.
On vous fera peut-être croire que l’action est variée pendant les briefings, mais dans les faits ce sera toujours la même chose : avancer, frapper comme un forcené sur les boutons, détruire une petite armée d’ennemis… et recommencer encore et encore. Très vite vous verrez qu’il y a bien peu de différences entre les nombreux Mobil Suits (petit nom des armures de combat), ou entre les nombreux personnages, et vous trouverez votre combinaison de touches favorite pour détruire des ennemis totalement apathiques qui se présentent à vous avec l’apparente intention de juste chercher le suicide sous vos coups. Seuls les généraux sembleront faire autre chose qu’attendre votre courroux, et encore. Heureusement, vous croiserez de temps à autre d’énormes boss dont vous devrez exploiter les faiblesses dans des QTE (succession de boutons à presser très vite) pas évidents. C’est la seule nouveauté de ce Dynasty Warriors.













