La sortie de Divinity II the Dragon Kinght Saga sera à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire du jeu vidéo. En effet, dans une période où l’on voit fleurir sur nos consoles, soit en version dématérialisée, soit en version boite des ressorties HD de vieux jeux, Laran Studio nous propose rien de moins qu’une version améliorée de leur jeu de rôle sorti l’année dernière seulement. On savait que le marché du jeu vidéo n’hésitait pas à sortir des jeux non finis, mais c’est la première fois qu’un développeur force le destin pour tenter de ressortir leur jeu finalisé loin de l’échéance couperet des éditeurs. Pari gagnant ?
L’ombre du Dragon
Rivellon panse ses plaies. De nombreuses guerres ont ravagé ce royaume jadis prospère ; un royaume de magie, de guerriers et de dragons. L’un de ses plus terribles ennemis a été vaincu par l’élu divin aidé par les chevaliers dragons. Las alors que la guerre allait prendre fin, un chevalier dragon tua l’élu divin. Ce fut l’acte qui condamna l’ordre des chevaliers dragon, chassés désormais par les puissants Draconis, leur race est en train de s’éteindre. Vous êtes un Draconis qui arrive à la fin de sa formation, mais pour cela il lui faut tuer un chevalier Dragon, le dernier encore en vie. Mais ce génocide cache une menace bien plus importante, une menace qui risque de faire retomber Rivellon dans le chaos.
Voilà pour les bases de cette histoire, qui autant vous le dire tout de suite, est menée de main de maître par Laran Studio. Le monde de Rivellon a eu le temps de mûrir durant les deux épisodes précédents sortis sur PC. Arrivé à maturité il propose des environnements immenses, une architecture typée pour un cachet d’ensemble très réussi. Le background de cet univers est solide et arpenter ces contrées permet de découvrir une histoire tout aussi passionnante que riche. Et pour un jeu de rôle c’est une très bonne assise.
Il est bien mon Draconis, il est bien !
Divinity II peut être classé dans la catégorie des jeux de rôle dits « Hack and Slash » mais il arrive à distiller tout un tas de quêtes annexes, très intéressantes, souvent drôles et débordantes de clins d’oeil et à remplir son environnement de secrets récompensant les aventuriers les plus téméraires. Mais avant d’entrer dans les détails de l’action laissez-moi vous présenter les Draconis.
Les Draconis sont des guerriers hors norme, dotés d’une force hors du commun ; ils arrivent entre autres à faire des bonds impressionnants, à voir les spectres et autres fantômes mais aussi à lire les pensées. C’est cette dernière capacité qui retiendra tout particulièrement notre attention vu qu’elle influe fortement sur le gameplay et plus précisément sur les dialogues. Vous aurez à chaque dialogue la possibilité de lire dans les pensées de votre interlocuteur moyennant une somme plus ou moins importante de points d’expérience. La plupart du temps les informations peuvent paraître anodines, mais peuvent vous révéler des secrets, vous donner des bonus sur vos caractéristiques, faire baisser les prix des vendeurs, voir connaître des mots de passe ou les emplacements d’objets cachés. Est ce que la révélation vaudra la dépense de vos précieux points d’expérience ? Tout restera à votre appréciation.
Durant l’aventure vous allez débloquer la capacité de vous transformer en dragon (je ne vais rien préciser sur ce point pour vous laisser le plaisir de la découverte). Dès lors vous allez pouvoir prendre cette forme à n’importe quel moment et très facilement, sauf dans les espaces clos évidemment et dans certaines zones protégées de barrière anti-dragon. Le jeu se transforme alors en une sorte de shoot-them-up aérien assez grisant sans être réellement transcendant. Mais cette possibilité donne une autre dimension au jeu et permet d’atteindre des endroits jusqu’alors inaccessibles ; un véritable bonheur pour tous les adeptes de l’exploration à tout va.
Dragons et Draconis ne partagent toutefois pas la même grille de compétence. Chaque niveau gagné vous accorde des points à répartir dans différentes catégories : Guerrier, Nécromancien, Magicien, Ranger et Draconis. Vous aurez une grande liberté de choix tant les compétences dans chaque catégorie sont nombreuses et peuvent faire des ravages si elles sont bien associées. Pour les compétences du dragon il vous faudra récupérer soit dans les quêtes, soit dans l’exploration des objets pour augmenter votre puissance. Ne vous inquiétez pas, la route est longue, parsemée d’embûches et le jeu vous réserve pas moins d’une centaine d’heures de jeu avec son extension. Rien que ça.














