Ce qui est vraiment sympa avec les jeux XBLA, c’est justement qu’on y retrouve des jeux…bhin…d’arcade. Et c’est à 100% le cas de Blade Kitten : un jeu où on saute, où on cogne, où on évite, et où on fonce. Comme à la belle époque des salles de jeu et des consoles 16 bits.
A la recherche du trésor perdu
Blade Kitten est une chasseuse de prime de première catégorie. Elle est toujours prête à prendre des contrats et à partir à la recherche de trésors oubliés en chemin. C’est donc plein d’entrain qu’elle s’est rendue sur cette planète lointaine où l’attendait une mission qui aurait pu faire d’elle une femme riche. “Aurait pu” car dès le début, elle va se faire voler son autorisation de mission par une rivale bien décidée à atteindre les mêmes objectifs… Va alors s’engager une course-poursuite entre les deux, ponctuée d’affrontements contre des gardes pas vraiment enclins à laisser faire les demoiselles. Pour s’en sortir, Blade Kitten ne manque pas d’atouts. Elle est capable d’escalader tous les murs, ou bien de sauter de l’un à l’autre, elle peut sprinter puis réaliser une superbe glissade meurtrière, et surtout elle dispose de sa lame qui flotte dans les airs à côté d’elle. Une arme redoutable qu’elle pourra projeter, ou bien tout simplement utiliser pour frapper au corps à corps les imprudents se dressant face à elle. En chemin, elle découvrira richesse et trésors dans des environnements pleins de pièges qu’il faudra désactiver (en langage de joueur : appuyer sur un bouton à un endroit du niveau pour débloquer un autre endroit plus loin).
Dans le cadre d’une vague histoire de fond, elle discutera tout aussi vaguement avec des personnages croisés dans les villes. Vaguement, car ce qui l’intéresse avant tout, plus que la parlotte, c’est bien la prouesse physique et l’explosion de tout ce qui passe à sa portée.
Super Megadrive
Blade Kitten sent l’époque de la Megadrive à plein nez ! Tout se déroule suivant un bon vieux scrolling, en 2D, à peine nuancé par quelques effets de profondeur. Visuellement, si le jeu bénéficie de graphismes HD dans un cel shading faisant furieusement penser à des jeux comme les Naruto, on reste dans ce qu’on pouvait voir sur la console de Sega (en plus fin, naturellement). Et c’est plutôt agréable et joli.
Le style choisi ne ralliera pas tous les suffrages. Très orienté manga, avec des phases cinématiques tout droit sorties d’un dessin animé du pays du soleil levant, le jeu se destine probablement aux plus jeunes…Et aux Français, nippophiles dans l’âme. Cela peut donc être autant un atout qu’un réel frein pour jouer à ce jeu. Ceux qui ont depuis longtemps tourné la page des designs japonais ne vont sûrement pas accrocher.














