Test - Saint Seiya Brave Soldiers

«ATHENAAAAAAAAAA !» , - 2 réaction(s)

Pour beaucoup, Les chevaliers du zodiaque est une histoire de chevaliers qui se battent pour Athéna, l’amour, la paix et la liberté. La réalité est cependant toute autre et bien moins propre que ce qu’on tente de nous faire croire avec celui qui a longtemps été le concurrent direct de Dragon Ball. En effet, l’histoire de Saint Seiya met en scène un masochiste suicidaire adepte de falaises (surtout pour tomber dedans), un exhibitionniste masochiste qui aime se crever les yeux, un dépressif chronique qui chiale sa mère sans arrêt et ayant tendance à tuer tous ses proches, un mec qui chiale comme une gonzesse avec un fort symptôme de Brothercon et des tendances incestueuses, et un asocial glandeur narcissique qui ne bouge son cul que lorsque les autres se sont fait botter le leur afin de passer pour un héros. Quel est le point commun qui les rassemble ? En dehors du fait qu’ils sont tous demi-frères d’un même père obsédé sexuel (qui a envoyé quand même toute sa centaine de progéniture se faire buter pour récupérer des bouts de métal), ils ont comme point commun de devoir sauver la vie d’une cruche qui a le chic de se plonger en permanence à bras ouverts dans des emmerdes qui vont lui coûter la vie (et détruire l’humanité au passage, sinon c’est pas drôle) si personne ne vient rattraper ses bétises. Mélangez tout cela et vous obtiendrez Saint Seiya : un truc passionnant, dans lequel on ne sait pas vraiment comment on en est arrivé là avec ces machins, mais que si c’était la réalité, on ne serait vraiment pas rassurés de devoir compter sur de tels individus. Et s’ils débarquaient sur PS3, le serions-nous plus ?

Saga, Africa !

Hyoga fait fonctionner le buisness familial de confection de pulls

Voulant surfer sur le genre de jeux de combats à la Naruto Ninja Storm où à la Dragon Ball Raging Blast, Saint Seiya quitte les affrontements en pseudo 2D des opus Playstation 2 pour entrer dans les “rings” heureusement pas très grands pour sa baston sur PS3. On voit là que Dimps a eu une vraie mauvaise idée, puisque la licence Saint Seiya est bien différente de Naruto ou de Dragon Ball avec des affrontements plus lents et avec beaucoup de blabla. Et même si le concept est transposé de manière honorable, la licence n’offre ni la richesse de techniques et d’équipements de Naruto, ni même le dynamisme et la vitesse de Dragon Ball. Ce qui fait qu’au final, on se retrouve avec des combats qui, bien que très accessibles, deviennent extrêmement répétitifs, le gameplay n’offrant que peu de possibilités de coups spéciaux, mais aussi de combos (8 environ par persos). Pourtant, le titre offre plein de détails qui ne parleront à personne mais qui, dans le coeur du fan, prendront tout un autre sens et l’encourageront à se plonger dans l’ambiance. Réaliser par exemple la petite danse ridicule de Hyôga pour accumuler du cosmos, ou encore triper sur Seiya qui marque les points de la constellation de pégase pour se renforcer, apportent une vraie profondeur de mise en scène, ça n’a pas de prix dans le coeur d’un fan. Même si on est d’accord, Seiya est une tâche et Hyôga est un meurtrier sociopathe.

Manga, Animé, jeu vidéo, peu importe : Hadès a la classe.

Dommage que le reste du jeu ne prenne pas ce tournant de fidélité partout car la mise en scène du jeu est vraiment soporifique. Entre chaque combat du mode Histoire, vous aurez droit à une succession de personnages fixes en 2D qui se parlent, avec de temps en temps quelques petits effets pour simuler une action ou un état. Seuls les connaisseurs resteront en suspens pour voir ce que le jeu réserve par la suite. Et là encore, même si le contenu scénaristique est important, il manque quand même de gros morceaux, comme la période dite du Sanctuaire qui ne commence qu’à l’arrivée des Saints de Bronze audit Sanctuaire (on a zappé la moitié de l’Arc, déjà !). Exit donc les affrontements contre les chevaliers noirs, le tournoi intergalactique (même si lui revient sous une autre forme), ou encore les affrontements épiques contre les chevaliers d’argent dont les représentants sont dans le jeu très peu nombreux. L’arc d’Asgard (uniquement en animé), et reconnu comme un des meilleurs fillers ayant jamais existé a eu moins de chance, puisqu’il n’est même pas présent à l’exception de cartes de collection à gagner au fil de vos affrontements. On ne parle même pas des films qui ont tout simplement été oubliés en tous points. Pour la plupart de ces films, on va dire que ce n’est pas forcément un mal, mais Atlas, Abel, Jaoh et compagnie auraient apporté quelques grammes de brutasses supplémentaires dans un monde où les relations sont très tendancieuses par moments.

Bilan

On a aimé :
  • Les voix
  • Les détails d’ambiance
  • Les collections
On n’a pas aimé :
  • Il manque 2 gros morceaux importants : le pré-sanctuaire et Asgard
  • Gameplay peu profond et répétitif
  • Absence de personnages et armures importants
  • Ichi de l’Hydre
Tu t’es vu quand Jabu ?

Saint Seiya Brave Soldiers est un cas très délicat. En tant que joueur, je ne peux que dire un gros non, tant le côté baston est peu développé, maladroit, que la mise en scène des attaques, de l’histoire est faible. Mais en tant que fan invétéré de la série, ce jeu est du pur fan service qui fait frissonner de plaisir l’amateur lorsqu’on vient le titiller à coups de Pegasus Ryu Sei Ken, de Galaxian Explosion, ou encore même de Phoenix Genma Ken. Malheureusement, ce côté là, même si chez Dimps ce sont de véritables fans reconnus, n’est pas totalement contenté, puisqu’il manque le début de l’histoire, mais également la partie Asgard (je vous ai déjà dit qu’on se moquait des films en dehors d’Abel !). Et là, c’est quand même une grave erreur passible d’une obligation de nous sortir une suite qui la rectifie, avec en plus un gameplay plus complet, avec une technique plus aboutie, avec une mise en scène des combats et de l’histoire plus adaptée et, bien évidemment, sans ce minable d’Ichi.

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Saint Seiya Brave Soldiers

Saint Seiya Brave Soldiers
PEGI 12 Langage grossier Langage osé Violence

Genre : Combat

Editeur : Namco Bandai

Développeur : Dimps

Date de sortie : 22/11/13

Prévu sur :

Playstation 3

2 reactions

Hypnos59

12 déc 2013 @ 12:55

Pour asgard il est logique de ne pas l’avoir puisque cette saga n’existe tout simplement pas dans le manga et a été créé uniquement pour la télévision.

Stéphan

12 déc 2013 @ 23:28

Oui, mais non. Ca ne change en rien au fait qu’ils auraient pu l’intégrer vu la qualité de cet arc et les personnages très intéressants. Car manga ou animé pour un manga, ce sont les mêmes droits.