Il était une fois...Zero Wing

«Pas d’aile, mais un jeu qui a de la cuisse» le 4 février @ 17:002017-02-05T01:57:17+01:00" - 3 réaction(s)

Zero Wing est sorti en arcade en 1989, édité par Taito et développé par Toaplan, un spécialiste du genre ayant quelques succès à son actif, et qui a fermé en 1994. La Megadrive aura sa version, très bonne, en 1991, et il y aura même une version CD-Rom pour la PC-Engine en 1992.

La raison principale pour laquelle on se souvient de ce jeu est la même que celle à l’origine du célèbre mème « All your base are belong to us » : l’épouvantable traduction de la version occidentale. J’ai découvert également en préparant cet article que Zero Wing n’était pas très apprécié par la communauté rétrogaming, et j’avoue que je ne comprends pas trop pourquoi. Il était donc grand temps de lui rendre justice, ce que je vais faire immédiatement, dès que j’aurai revêtu mon costume de vengeur des anciens jeux oubliés, en faisant bien attention à ce que la cape ne se prenne pas dans les roulettes de mon fauteuil.

On a là un shoot’em up horizontal classique, basé sur une histoire sans intérêt (sauver le monde, blabla, dernier espoir, blabla, désolé on n’a pas d’armée mais un seul vaisseau, blabla), et à vrai dire, ne débordant à aucun moment d’originalité. Les power-up permettent d’arriver à une puissance de feu spectaculaire, et Zero Wing fait partie de ces shoot dans lesquels il ne fait pas bon mourir dans les derniers niveaux, puisqu’on repart à poil, tout lent, avec pratiquement aucune chance de s’en sortir. Un peu comme Hellfire, le titre sans doute le plus mythique de Toaplan.

Même visuellement, Zero Wing est banal, s’inspirant très fortement d’autres succès : Hellfire sorti la même année et probablement développé en même temps, R-Type, avec un niveau qui en reprend les codes visuels, mais aussi Menace de Psygnosis.

Alors, pourquoi en parler s’il n’a rien de particulier ? Attendez, je fais un mouvement de cape frimeur et je vous l’explique.

Parfois, la qualité d’un jeu ne se mesure pas qu’à l’originalité de son concept. Sans rien inventer, Zero Wing fait très bien ce pour quoi il a été créé, sans fausses notes. D’ailleurs, en passant, pas de fausses notes non plus dans une OST de qualité. Les huit niveaux proposent une difficulté croissante régulière, accompagnant le joueur dans sa progression. Les situations sont variées, et les boss volumineux et impressionnants. Mais surtout, le gameplay est impeccable, le vaisseau répond au doigt et à l’œil, permettant au skill de prendre tout son sens pour une satisfaction maximale. En bref, c’est un vrai bon jeu d’arcade qui n’a absolument pas à rougir de la comparaison avec ses congénères. À la même époque, d’autres jeux de cette catégorie étaient bien plus spectaculaires, mais avec les inconvénients qui vont avec, en premier lieu des environnements plus confus.

Zero Wing est un représentant d’un type de jeux qui ne devrait pas être méprisé : les jeux simples, directs, fondamentalement axés sur leur concept de base. Cela n’en fait pas un jeu génial, ni un titre qui reste dans les mémoires (sauf dans la mienne, peut-être, étant donné le temps qu’il m’a fallu pour réussir à boucler le jeu dans son mode de difficulté le plus élevé), mais paradoxalement c’est un titre qui reste tout à fait jouable aujourd’hui, en grande partie, justement, grâce à cette simplicité.

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3 reactions

ben28

04 fév 2017 @ 17:30

Excellent jeu pour l’époque, avec Sub terrania aussi pour les connaisseurs

soulfred4

04 fév 2017 @ 18:00

Un bon jeu mais loin des meilleurs shoots de la mégadrive.

jmabate

04 fév 2017 @ 19:03

un titre que j’ai apprécié sur le tard à l’époque. il faut dire qu’en face il y avait du lourd. les musiques sont excellentes. je précise que les pistes de batterie sont d’une qualité rare.

le tempo assez lent, techniquement sobre et le fait de mourir à la Rtype au quel, la plus part des STUP font référence en ont fait un bon mais pas un excellent shoot.

il est tout de même dans le haut, mais reste néant moins au fond...du panier.