Il était une fois...Robocop

«J’en prendrais bien pour un dollar» , - 4 réaction(s)

Robocop est à la base, un film génial de Paul Verhoeven (j’espère avoir mis le « h » au bon endroit !) sorti en 1987, qui défonce au passage le remake plus récent incapable de retrouver l’esprit sarcastique du film original. Après un passage en arcade, son adaptation, développée en collaboration par Data East et Océan est sorti sur pratiquement tous les supports de l’époque en 1988.

Il est tellement rare d’avoir une adaptation réussie qu’on ne peut pas passer à côté de ce Robocop. Encore plus rare : TOUTES les versions sont bonnes ! Si c’est sur Atari ST que j’y ai passé le plus de temps, les adaptations 8bits sont elles aussi excellentes, en particulier celles sur ZX Spectrum et Amstrad (celle sur C64 était blindée de bugs en Europe). Le jeu consiste à avancer en flinguant tous les méchants, jusqu’à être confronté au terrible ED-209. Des phases bonus varient un peu les plaisirs, avec du tir sur cible dans une pseudo 3D fixe, ou bien avec la reprise de la fameuse scène où Robocop tire dans les parties d’un gangster à travers la jupe de sa future victime. Rien que du très classique, et pourtant c’est un véritable hit dont la présence dans la rubrique « Il était une fois » est une anomalie totale. Si ce titre n’est pas cité dans les classiques, c’est peut-être du fait que les adaptations sombrent souvent dans l’oubli, ou peut-être à cause de suites nettement moins glorieuses.

Graphiquement, le jeu se tient, mais ce n’est pas vraiment ce qu’on va retenir. C’est surtout l’étonnante capacité de capturer l’esprit du film dans un jeu d’arcade qui est un modèle à suivre. Ainsi, Robocop, et ce de façon totalement assumée, est lent. Dans le film original, le personnage est une sorte de tank humain. Il ne se met pas à couvert, il ne cherche pas à éviter les balles, il avance tout droit au milieu du champ de bataille et il canarde : c’est de sa capacité à éliminer les cibles que vient la puissance. Que le remake du film soit passé à côté de ça est juste invraisemblable…

Bref, le jeu reprend à la lettre cette logique. Notre personnage va à 2 à l’heure, et pour avancer il convient de flinguer les ennemis avec un timing précis, tout en cessant le moins possible d’avancer. L’immobilisme fait de Robocop une cible en or, mais avancer sans éliminer toutes les menaces n’est guère mieux. Pas facile, le jeu demande concentration et bonne connaissance des niveaux. Ainsi, la rigidité du gameplay est apparente, car elle se révèle être, justement, un véritable mécanisme de gameplay. L’autre élément qui fait de ce Robocop un classique, c’est sa bande son. Le thème du film fonctionne de façon formidable en version numérisée, et toutes les versions arrivent à tirer leur épingle du jeu. La musique renforce encore plus cette sensation d’être au contrôle d’un tank humain, à la fois surpuissant et fragile. Tient, rien que d’écrire ce texte, j’ai la musique version ST qui me revient en tête !

Et puis il faut être honnête : je suis un très gros fan du film. Un jeu à licence, c’est aussi ça : capturer l’œuvre d’origine pour prolonger le plaisir chez le joueur qui l’a appréciée. Rien que pour ça, Robocop, le jeu, mérite d’être cité en exemple.

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Il était une fois

Il était une fois

Il était une fois vous propose de découvrir (ou redécouvrir) un ancien jeu qui a été au cœur de l’actu au moment de sa sortie, et qui a été (injustement) oublié ensuite.

Les jeux vidéo ont une histoire, et nous allons vous la raconter.

4 reactions

pushfred

26 nov 2016 @ 19:52

J’y ai rejoué il y a pas longtemps sur mon fidèle Atari st ! J’ai pas réussi à le finir comme je faisais avant. J’y vois 2 raisons : 1 ce bon vieux joystick à l’ancienne (on a perdu l’habitude), du coup j’ai essayé avec une manette master system en vain (mauvaise excuse du coup) ; 2 c’est le genre de jeu qu’il faut connaitre par coeur... où alors je suis trop vieux

S4DISTIC

26 nov 2016 @ 23:13

J’avais joué sur un cpc 464 la belle époque.

jeyjie V

29 nov 2016 @ 19:24

Cool, j’adorais tous les jeux avec Robocop, un de mes héros préféré. Surtout le Robocop vs Terminator sur Megadrive que j’ai toujours !!

@S4DISTIC : j’avais aussi un CPC464, c’était de la balle dans les années 80 !! : D

nicky nighty

05 déc 2016 @ 06:55

Un de mes premier jeu sur Game Boy. A l’époque je devais effectuer de gros efforts pour convaincre mes parents de m’acheter un jeu vidéo. Bref je n’avais que Tetris, Super Mario Land et ... Robocop. J’ai de très bons souvenirs même si je ne l’ai jamais fini à cause de la difficulté et de mon skill d’enfant. Un jour j’ai eu la mauvaise surprise en allumant ma Game Boy de voir que le logo Nintendo descendait du haut de l’écran et puis plus rien, le logo restait affiché. C’est d’ailleurs le seul jeu sur cartouche sur lequel j’ai eu un problème et pourtant j’en ai eu des jeux sur cartouches par la suite. J’avais même ouvert la cartouche pour voir ce qu’il y avait à l’intérieur : 2 ou 3 microprocesseurs seulement, ça m’avait étonné. Voilà donc de très bons souvenirs, une bonne ambiance dommage qu’il ne fonctionne plus car j’ai toujours ma Game Boy avec tous mes jeux.