Il était une fois...Headhunter

«Un jeu Canon» , - 2 réaction(s)

Headhunter, développé par Amuze, est sorti sur Dreamcast en 2001 avant de connaître une version PS2 un an plus tard. C’est sur Dreamcast que j’ai parcouru le jeu.

On y incarne Jack Wade (déjà, le nom assure !) qui, après s’être échappé d’un mystérieux labo, se retrouve amnésique (hum, pas ce qu’on a vu de plus original…). Bien entendu, il va devoir retrouver la mémoire, et pour se faire, il devra déjà dans un premier temps retrouver sa place de chasseur de têtes. Pas dans un cabinet de recrutement : il faut bien le prendre de façon littérale ! L’histoire se déroule dans un futur proche, dans une ville qui est une projection du Los Angeles actuel. Dans cette société, la fracture sociale est actée, et la criminalité est galopante. Le monde est dominé par des conglomérats, et les criminels ne sont pas tués, mais seulement capturés, car leurs organes servent aux plus riches pour les maintenir en vie. Il n’est donc pas question de trop les abîmer, et ce sont des armes non-létales qui sont utilisées. Alors que l’histoire se développe, on aura de nombreuses incursions sarcastiques, notamment sous forme de publicités qui poussent la logique de cette société jusqu’à l’absurde.

Criminalité galopante dans un milieu urbain, dans un futur proche, fracture sociale, fausses publicités cyniques… Ca ne vous rappelle rien ? Il plane sur ce Headhunter un parfum de Robocop indéniable (le vrai, pas le remake pour ados nourris au DBZ), ce qui est d’ailleurs assumé par les développeurs. A sa sortie, on a comparé Headhunter à MGS, du fait qu’il y a une dimension infiltration, du fait qu’il utilise sa montre comme un ordinateur (ce qui n’existe que dans MGS, c’est bien connu) et du fait d’épreuves dans un monde virtuel. J’ajouterais même, au risque de m’attirer les foudres des fanboys de Kojima, qu’il y a également un point commun au niveau de la maniabilité, par meilleure que celle de MGS2. Tout cela n’est pas faux, mais en même temps, ces éléments de comparaisons sont tellement banals qu’on pourrait dire la même chose de bien des jeux, sans trop savoir qui s’inspire de qui. Cela reste très exagéré, les mécanismes de jeu n’étant pas les mêmes, et Headhunter proposant des phases de conduite de moto.

Techniquement, cela tient la route, avec des graphismes de qualité, une superbe bande son, mais malheureusement on devra subir une caméra capricieuse et une animation des personnages qui manque un peu de fluidité.

A la limite, peu importe ! Ce qui fait la force de Headhunter, c’est son ambiance géniale, véritable hommage aux actioners des glorieuses eighties. On a cité Robocop, pour le ton cynique et le propos, mais visuellement le jeu schlingue les productions Canon, ce qui, avec la patine du temps qui passe, lui donne aujourd’hui un charme particulier qui en fait un titre unique. Non pas qu’il n’existe pas aujourd’hui des jeux qui traitent de cette époque : il y en a, mais qui fonctionnent de façon référentielle. Headhunter pue la sincérité, et semble juste authentique. On trouve le même plaisir à y jouer qu’on en a à regarder Cobra avec Stallone.

Le jeu a connu une suite, mais n’y ayant pas joué, je ne sais pas si elle est du même acabit.

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2 reactions

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Captain Fragger

19 nov 2016 @ 17:00

J’ai eu le plaisir de le faire sur dreamcast également, et j’en ai gardé un bon souvenir. Par contre la suite est sorti sur quelle(s) machine(s) ???

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Infection59

20 nov 2016 @ 19:59

Il est sorti sur la 1ere xbox me semble t il.