X Story : UFC Tapout

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UFC Tapout, développé par Dream Factory et édité par Ubisoft en Europe, est sorti en 2002 sur Xbox. Son titre ne laisse aucuns doutes sur son contenu, c’est un jeu d’Ultimate Fighting.

Autant commencer par un aveux : je déteste l’UFC et tous les sports de combat extrêmes. Je trouve ça ultra-violent, j’ai l’impression de voir des gens qui veulent vraiment déglinguer la santé de leur adversaire, il y a quelque chose qui me dérange dans le fait de frapper un homme à terre, et je ne peux pas m’empêcher de me dire que ce sont vraiment de pauvres types qui en arrivent à faire ça. Qui plus est le peu que j’ai regardé pour ma culture m’a plutôt ennuyé. Le jeu UFC Tapout reprend avec précision ce qu’on peut voir lors des shows UFC. C’est donc un mélange de techniques, avec une part importante laissée au combat au sol, aux immobilisations et soumissions. On y retrouve toutes les stars de l’époque (je n’en connais aucune), y compris, et en fin de compte c’est tout ce que j’ai retenu, Ice-T qu’on peut débloquer. Il y a 13 ans, c’était encore un rappeur, pas juste un flic bedonnant dans New-York unité spécial.

Etant donné mon peu d’enthousiasme, vous vous demandez peut-être pourquoi je parle de ce jeu ? Et bien parce que malgré tout ça, je l’ai eu sur ma Xbox (acheté en solde, certes, mais quand même !). Pour une mauvaise raison : j’ai été impressionné par la modélisation des personnages et surtout par les animations donnant vraiment l’impression d’assister à un combat. Il faut dire qu’à sa sortie, cet UFC Tapout en jetait pas mal ! Son gameplay est également un atout. Pas évident du tout à prendre en main, basé sur des contres et sur un timing précis à respecter, sa lourdeur devient un avantage, car traduisant très bien la difficulté du combat et son aspect technique. Il est radicalement impossible de gagner en se contentant de donner des droites. Etonnamment, je me suis appliqué à aller au bout une fois, alors qu’une fois passée l’impression laissée par la réalisation, je n’ai pas accroché plus que ça.

Comme tous les jeux misant avant tout sur la technique, celui-ci n’a pas très bien vieillit. Ce qui faisait son petit effet en 2002 laisse froid aujourd’hui. Pourtant, je pense que ce jeu a sa place dans la rubrique X Story, car il est un témoignage de ce que la Xbox a apporté. Un résultat comme celui-là n’était pas possible sur les autres machines. Elles pouvaient s’en approcher, bien entendu, mais avec des scories qui ne permettaient pas le même niveau d’immersion. C’est aussi avec ce type de jeux que tout a progressé : si un jeu aussi basique pouvait afficher un rendu visuel de ce niveau, alors tous les jeux de ce type se devaient d’en faire autant.

Et puis je ne peux pas parler que des jeux qui m’ont plu : parmi vous je suis sûr qu’il y en a eu qui ont beaucoup plus apprécié ce titre que moi !

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