Il était une fois...Super Cars 2

«Courses de voitures James Bond» , - 1 réaction(s)

Super Cars 2, édité par Gremlin Graphics, est sorti en 1990 sur Atari St, Amiga et C64. Quelques années plus tard une version légèrement améliorée a vu le jour sur PC. Pourquoi je ne parle pas du premier épisode ? Ne cherchez pas trop loin, c’est juste que je n’y ai jamais joué.

On a là un jeu de course vu du dessus, dans lequel 10 voitures se tirent la bourre pour terminer à la première place. Elles sont armées, avec un arsenal varié qu’on pourra sélectionner entre chaque course (missile avant ou arrière, autoguidé, mines, Nitro, etc…). Bien entendu, cela est payant, tout comme les réparations ou les améliorations, et il est donc crucial de bien figurer pour gagner plus d’argent tout en essayant d’abîmer le moins possible sa voiture. Il y a 3 niveaux de difficulté et 8 circuits, et on peut concourir à 2 joueurs.

Vous ai-je déjà parlé de mon amour irrationnel pour les jeux de course vus du dessus ? Je suis absolument incapable d’expliquer pourquoi, mais j’ai depuis toujours aimé ce genre. Cela m’a couté cher en arcade sur de nombreux titres, et cher tout court car j’en ai acheté un bon paquet, y compris des titres franchement médiocres. Si j’aime autant le genre, je me dis qu’il doit bien y en avoir quelques autres dans le même cas ici, et il n’en faut pas plus pour mettre en lumière cet excellent Super Cars 2.

Les circuits sont bien entendu tortueux à souhait, avec même des tunnels (ce qui fait qu’on ne voit plus sa voiture, pas évident d’éviter les mines !) et des trains qui passent. La maniabilité est la même que dans tous les jeux de cette catégorie : un bouton pour accélérer, et c’est tout. Pour utiliser ses armes, ce sera haut ou bas, et pour contrôler sa voiture, gauche ou droite. La qualité de ce titre vient d’une jouabilité aux petits oignons qui se révèle vraiment quand on commence à bien connaitre les circuits : les parties à 2 joueurs deviennent alors de vraies batailles, chacun sachant très bien comment prendre au mieux les virages…tout en sachant tout aussi bien que rester trop en ligne revient à donner le flanc pour se prendre un missile. Sans mériter le prix Nobel, l’IA fait le job et reste un danger permanent qui oblige le joueur à toujours rester sur ses gardes.

L’ambiance qui se dégage de Super Cars 2 est également pour beaucoup dans sa réussite. En effet, alors qu’on parle de courses de voitures armées, le jeu offre un traitement graphique « réaliste » avec des voitures qui ressemblent à de vraies voitures, et une charte graphique qui refuse le clinquant, ce qui donne l’impression qu’on court sur de véritables circuits. Etrangement, malgré le propos absurde, on s’immerge dans le jeu en se raccrochant à ces éléments réalistes. Bien plus tard, le très sous-estimé Blur a adopté une démarche similaire, malheureusement sans connaitre le succès.

Jusqu’à ce qu’il tombe définitivement en panne, j’avais l’habitude de ressortir régulièrement mon Atari ST, son moniteur (qui pèse le poids d’une télé 80 cm !) et mes boitiers de disquettes. Super Cars 2 faisait définitivement partie des jeux dans lesquels je replongeais à chaque fois avec un plaisir intact.

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ReapingTsi

28 mai 2016 @ 19:13

Merci pour l article ! Et je suis entierement d accord, Blur n a pas rencontré le succés qu il aurait merité, j ai beaucoup aimé ce mario-kart like pour adultes (l univers et les voitures..) avec du multi-splitte et tout..! C est ce genre de jeux qui apporte un peu d air frais dans toutes les productions generiques à base de n’1, n’2, n’3...! A quand le prochain ?!^^’ (je sais que ça n arrivera pas vu qu il me semble que le studio a ete dissout peu de temps apres..:’-( monde de brute !lol)