Il était une fois...Who Dares Wins 2

«Old school Commando» , - 2 réaction(s)

Who Dares Wins 2 est sorti en 1982 sur les plateformes 8 bits, et a, malgré sa simplicité, marqué les esprits des amateurs d’arcade de l’époque. C’est la version Amstrad CPC que je trouve personnellement la meilleure. Pourquoi parler du deuxième épisode et non pas du premier ? Déjà parce que je fais ce que je veux, mais aussi parce que ce deuxième épisode, quoique proche de son prédécesseur, m’avait fait une bien meilleure impression à l’époque grâce à un level design plus abouti.

Le principe est, comme toujours dans les années 80, particulièrement basique. On joue un commando qui à lui seul va dézinguer des centaines d’adversaires, uniquement armé de sa b… de son flingue et de quelques grenades. Le titre est encore plus simple que ses concurrents de l’époque (Commando et Ikari Warriors), puisque ce sont des écrans fixes qui se succèdent, sans scrolling, dans une logique de tableaux. On arrive forcément par le bas de l’écran, et il faut réussir à atteindre le haut.

Ce jeu, appartenant à la catégorie des « die and retry », est l’illustration de ce qu’on appelle les séquences, et qui est le sujet abordé dans le (pas terrible) film Pixels. Pour gagner, il faut apprendre où sont les ennemis, comment ils se déplacent, comment ils réagissent à nos actions, quelle est leur cadence de tir… L’endroit par lequel on sort de l’écran peut être crucial, car c’est aussi l’endroit par lequel on commence à l’écran suivant. Souvent, cela va se jouer au pixel près, et suivant un timing précis à respecter.

Tant qu’à déterrer un jeu oublié du passé, autant en prendre un qui représente un style de jeu qui n’existe plus ! Sur les jeux de ce type, la différence entre un bon et un mauvais ne se faisait pas vraiment sur les graphismes, mais plutôt sur la construction des niveaux. Une difficulté mal estimée, et on laisse tomber. A l’inverse, un jeu trop simple, et le challenge, qui est le véritable cœur d’un jeu non-narratif, ne mérite pas qu’on s’y arrête. De ce point de vue-là, Who Dares Wins 2 est une jolie réussite, obligeant le joueur à faire et refaire, mais laissant la place à chaque essai à une légère progression. Ainsi, le fait d’aller à chaque fois un peu plus loin accroche le joueur jusqu’à ce qu’il termine le jeu. Etonnamment, Who Dares Wins 2 reste jouable pour ceux qui ne sont pas réfractaires aux graphismes périmés. Sa simplicité totale fait que sa jouabilité n’est pas un frein (même si lancer correctement des grenades reste une gageure !), et le défi lancé au joueur reste éternellement d’actualité même si, étant donné l’âge du titre, cela reste réservé aux amateurs de retrogaming « historique ».

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Il était une fois vous propose de découvrir (ou redécouvrir) un ancien jeu qui a été au cœur de l’actu au moment de sa sortie, et qui a été (injustement) oublié ensuite.

Les jeux vidéo ont une histoire, et nous allons vous la raconter.

2 reactions

texazranger

02 avr 2016 @ 17:06

Le premier who dare wins était sorti sur commodore 64 il me semble, celui-ci je ne sais plus. Si j’ai oublié nombre de jeux de l’époque, celui-ci, avec commando, cabal, et opération wolf sont « tatoués » dans ma mémoire,Des heures à jouer , seul ou entre copains, et sans se soucier des résolutions graphiques. Par contre merci Rone pour cette violente mais bienheureuse gifle .

jmabate

03 avr 2016 @ 14:41

un clin d’oeil sur les temps de chargements des jeux via K7, disquette 3« 5 et 5 »1/4 et des joystick pourrit :’-)) heureux le temps de la nes, la ms, la md et la snes !

celui ci, je ne m’en rappelle pas ! moi c’était grizor (contrat) et street fighter sur amstrad et les jeux psygnosis sur amiga !