Oui, Rainbow Six Siege est l’un des meilleurs FPS compétitif depuis longtemps

«Du bon jeu qu’on vous dit !» le 22 mai 2016 @ 13:302016-05-22T13:39:38+02:00" - 23 réaction(s)

Le First Person Shooter est un genre qui a, durant des décennies, donné naissance à de nombreux titres d’anthologies, en passant parfois par des chemins insoupçonnés (Metroïd Prime, Portal et j’en passe) et dont l’héritage nous vient du début des années 90. Près de 25 ans séparent un Wolfenstein 3D d’un Halo 5 : Guardian, l’évolution entre ces deux jeux est juste énorme, tout en conservant les fondamentaux qui rendent le genre encore très populaire aujourd’hui. Mais pendant que les joueurs consoles se tiraient la bourre en écran partagé sur Goldeneye 007, les joueurs PC s’affrontaient en réseau local sur Quake. Aujourd’hui et grâce à la magie d’Internet, tout le monde peut enfin s’adonner à la compétition entre amis ou contre des joueurs du monde entier.

Note : cet article n’a pas pour but de remplacer notre (excellent) test de Rainbow Six Siege, mais plutôt pour expliquer pourquoi ce dernier est aussi frais dans son genre. Inutile donc de rappeler les gros soucis de serveurs et autres bugs, l’idée étant de se concentrer sur le concept même du jeu et son gameplay.

Arrêtons le cours d’histoire un moment et recentrons-nous sur cette idée que partagent quelques membres de la rédaction : Rainbow Six Siege est-il le FPS multijoueurs compétitif le plus frais et innovant de ces dernières années ? Certains riront sur certaines animations d’un autre âge ou sur la relative pauvreté des graphismes, mais ce serait passer à coté d’un jeu au potentiel monstre qui arrivera probablement à être joué pendant encore pas mal d’années.

La fin du rush débile

Rainbow Six Siege réussit très bien à gérer un élément primordial pour qu’un FPS comme lui puisse délivrer sa dose de fun : la tension. Ceux qui le pratiquent vous le confirmeront, rare sont les jeux qui parviennent à maintenir un tel degré de tension du début à la fin de la partie. L’une des composantes essentielles est toute simple : tous les modes de jeu ne proposent qu’une seule vie aux joueurs. Forcément, on a moins envie de rusher comme un con pour aller se faire dézinguer en moins de 3 secondes par un mec planqué dans un coin. Il est bien possible de ne pas mourir d’un coup et de se retrouver à terre avec sa jauge de vie qui descend trop vite, mais il faudra alors compter sur un coéquipier sympa, et surtout disponible, pour venir nous relever.

Il est vrai que cet épisode Siege n’est pas le premier jeu en ligne à proposer ce genre de mode asymétrique à vie unique (popularisé par Counter Strike). Même Call of Duty donnait pas mal de sueurs froides avec son mode Search & Destroy. Mais là où R6 Siege fait fort, c’est que même le plus planqué des campeurs n’est jamais en totale sécurité. La menace peut en effet venir de tous les côtés, accentué par la présence des caméras pour les défenseurs et des drônes pour les attaquants. De plus, le jeu est suffisamment précis dans la spatialisation du son, que le moindre crétin qui se met à courir se fera (dans la majorité des cas) immédiatement plomber par un adversaire plus patient et méthodique.

Un peu de tactique dans un monde de brutes

Loin d’un Battlefield et encore davantage d’un Call of Duty, Rainbow Six Siege se distingue de ses collègues de plusieurs façons. La première, c’est qu’il s’agit ici de close combat, ce qui rajoute assurément une petite dose d’adrénaline puisque la proximité avec ses ennemis est bien plus forte. Et quant on y ajoute une partie sonore aussi efficace, la mayonnaise prend encore plus facilement.

La deuxième grosse différence réside dans le côté tactique de Rainbow Six Siege. D’une part, on peut choisir sa zone de respawn ainsi que l’endroit de l’objectif (en partie classée). Et le détail intéressant depuis la dernière mise à jour, c’est qu’il est impossible de choisir la même zone à défendre en cas de victoire, ce qui évite la redondance et l’exploitation trop forcée des zones faciles à tenir. Mais ce n’est rien à côté du choix de l’opérateur que l’on utilisera dans la manche. Il est déjà arrivé qu’une équipe se fasse dézinguer son “Thermite” (personnage qui peut détruire les murs renforcés) et n’ait d’autre choix que de passer par un goulot d’étranglement piégé pour arriver à délivrer un otage par exemple.

Thermiter, Fuzer, Glazer et autres termes de tacticiens

Pour permettre un équilibrage maximum, les développeurs ont eu la sublime idée de créer des classes spécifiques : les Opérateurs. Comme nous l’avons dit plus haut, l’absence de tel ou tel Opérateur peut avoir une grande incidence sur le déroulement d’une manche. Chacun dispose d’un arsenal spécifique, mais la plupart du temps commun avec son unité (le fusil à pompe semi-auto M1014 du SWAT par exemple) et d’un gadget plus ou moins le même selon qu’il soit attaquant ou défenseur. Pour faire simple, les attaquants ont des armes à longue et moyenne portée (et quelques fusils à pompe) et les défenseurs disposent plutôt d’armes à courte portée. Ce système empêche la défense de sortir à toute berzingue dehors pour prendre l’attaque au point de réapparition, combiné à la balise qui viendra se placer sur le moindre défenseur qui restera plus de deux secondes à l’extérieur du bâtiment.

Mais le plus important quand on choisi son Opérateur, c’est son gadget principal unique qui pourra apporter l’élément clé (ou inutile) d’une manche. Chaque personnage possède sa ou ses propres Némésis en face (Mute et Bandit pour Thermite par exemple, qui pourront eux-mêmes être contrés par Thatcher) et de son équipier de prédilection. Selon la situation, le mode de jeu et la map, il est très important de bien choisir son Opérateur et dans l’idéal bien se partager les tâches si on joue en équipe. Et comme il est impossible d’utiliser deux fois le même personnage au cours d’une manche, le jeu en devient idéalement équilibré.

11 maps, 3 modes de jeu, possibilités infinies

Au premier abord, le terrain de jeu n’a absolument rien d’original tellement tout semble déjà vu et revu. Mais il suffit de jouer quelques heures pour se rendre compte de la profondeur inouïe qu’offre ce Rainbow Six en termes de possibilités d’approche, que cela soit en défense comme en attaque. Les phases de préparation, tout d’abord, peuvent être utilisées de centaines de façons selon le type d’objectif, la zone et la map en elle-même. Mais il faudra tenir compte aussi des manches précédentes et adapter votre préparation selon les Opérateurs que vous aviez affrontés. Et comme cité plus haut, la verticalité est mise en avant bien plus intelligemment que dans la majorité des jeux du genre, surtout qu’il existe différents types de parois qui pourront être détruites totalement, partiellement ou pas du tout.

Les modes de jeu en revanche ne proposent rien de bien inédit, mais sont suffisamment différents pour élargir encore davantage les possibilités de manoeuvre. Le mode Otage demande une vigilance et une précision bien plus subtile que dans les autres modes, puisque il ne faudra en aucun cas tuer l’otage (et ce dernier est bien fragile). Il arrive régulièrement que la partie se termine à cause d’une malheureuse grenade ou d’un explosif placé trop proche de l’otage. Mais sinon oui, il est tout à fait possible (et même courant) de remporter une partie en accomplissant l’objectif. Car si au lancement du jeu, toute la défense pouvait se retrouver agglutinée dans la même pièce, les joueurs se sont mis de plus en plus à comprendre l’importance de la dispersion. Maintenant, une équipe de joueurs débutants se fera littéralement rouler dessus si elle campe à cinq trop proche de l’objectif. Encore une fois, c’est dans sa manière d’aborder chaque situation que Rainbow Six Siege se démarque de ses concurrents, tout en conservant un gameplay très accessible à la manette. Il faut user et abuser des diversions et ne jamais crier victoire trop vite, même à 5vs1, car la plus grave erreur à faire en tant que joueur, c’est l’excès de confiance.

Mangez-en, c’est du bon !

Vous l’aurez compris, Rainbow Six Siege est le jeu idéal pour ceux qui recherchent un peu de nouveauté dans l’univers des FPS multijoueurs. Riche, varié et profond, le jeu nous fait vivre des parties parfois folles de tension, et on en redemande ! Les mises à jour régulières et le contenu gratuit (cartes, opérateurs...) prévus pour les prochains mois nous garantissent un suivi digne de ce nom de la part des développeurs. Au final, le jeu gagne largement a être davantage connu, et on vous encourage fortement à vous y intéresser pour peu que vous soyez légèrement lassés des FPS AAA qui sont sortis ces dernières années sur console.

Rainbow Six : Siege

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Rainbow Six : Siege

PEGI 0

Genre : FPS

Éditeur : Ubisoft

Développeur : Ubisoft

Date de sortie : 1/12/2015

Prévu sur :

Xbox One, PlayStation 4, PC Windows

Venez discuter sur le Forum Rainbow Six : Siege

23 reactions

Jonyboy

27 fév 2016 @ 14:57

Quand tu décrits cette pression @Tom ça me fait grave envie... Impossible pour moi de lire tes lignes sans penser du coup au premier multi de Splinter Cell qui me mettait plus la pression que la plus terrible des parties de cache-cache à un gamin. Un excellent titre dans le genre asymétrique que j’avais adoré. Si y’a moyen de s’approcher de ces sensations dans ce Rainbow c’est clairement quelque chose qui pourrait me faire craquer ! En tout cas sympa l’article ;-)

Grrhades

27 fév 2016 @ 15:05

Le concept de la vie unique par manche donne tout son piquant à cet excellent jeu si on y ajoute la dimension coop/tactique qui privilégie la réflexion aux purs réflexes, on obtient une perle avec des situations sans cesse renouvelées . Bref le meilleur jeu de team play depuis ghost recon !!!

Tomchoucrew

Rédaction

27 fév 2016 @ 18:27

J’ai voulu qu’on écrive cet article avec Dragou parce que ça faisait des années que j’étais pas aussi scotché à un jeu multi. Aucune partie ne se ressemble, la tension est terrible, je suis très très fan ! Content que ça vous plaise.

blackshade

27 fév 2016 @ 18:46

Salut !!! Je me le suis acheté ce matin a cultura pour 49,99 euro. En réalité il ma couté 9,99 euro grace au bon cadoc de 40 euro que j’ai eu a noèl par mon employeur. Ce jeu est génial,sa change vraiment d’un call of duty ou d’un battlefield. J’ai commençé par le didacticiel des missions d’apprentissage vraiment sympa,j’ai fait aussi quelque mission coop,libérer l’otage puis l’escorter au point d’extraction cool !!! J’ai pas encore commencer le mode multi,mais j’avais déjà joué a la béta,je l’ai pas acheté le jour de sa sortie a cause du prix 69,99 euro,je trouve que c’est cher pour un jeu multijoueur sans campagne solo et surtout que cliff B avez avoué que 75% d’un budget jeu c’est 75% rien que pour le solo http://www.gameblog.fr/news/56562-c....

pieur

27 fév 2016 @ 20:51

Je suis également très fan de ce jeu. J’ai fait la moitié des missions solo, sympa sans plus. Par contre j’ai bien aimé la chasse aux terroristes.

Pour le multi pur, c’est un vrai bonheur. Ca me fait en effet penser au multi de splinter cell qui était bien tendu.

Ce jeu est complémentaire à COD. Avec ces 2 jeux, j’ai ma dose de FPS multi complément différent l’un de l’autre, mais apportant chacun du plaisir à sa façon.

Captain Fragger

22 mai 2016 @ 15:37

J’avoue,vous me l’avez vendu celui-là, je le tenterai à l’occasion. ☺

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bangy78

22 mai 2016 @ 18:43

Moi j’ai pas aimé

Jonyboy

22 mai 2016 @ 19:48

@Tom : C’est à ce point là que tu l’aimes ce jeu ? Remettre en une ton article de février qui venait en plus du test ?! Grand fou va... ;-)

Cobrabaptiste67

23 mai 2016 @ 13:13

Ah mince je pensais que c’était une MAJ de la news genre on a joué au jeu et en fait on se rend compte qu’on s’est trompé :

Bah oui après s’être rendu compte de tous les bugs glitchs et problème de co toujours massivement présent sur le jeu pourtant sortit en décembre et avec deux bétas, et la façon très unique à ubisoft d’équilibrer le jeu (perso si le prochain op c’est pas un montagne avec des lance missiles sur le boubou je prends pas)

et puis bon R6 compétitif c’est vrai que tomber sur les Infused top 2 européen et leur mettre 4-0 en classé alors que tu ne fais pas d’esport, voilà voilà quoi

http://xboxclips.com/CobraBaptiste67/screenshots/ddf3edd0-80a9-4723-8a6b-bebb51b2e4a2 (la preuve en image)

sil33

23 mai 2016 @ 14:37

J’adore ce jeu mais voila il est quand méme super chaud.Je me fais démonter en matcmacking, si tu n’as pas une team pour jouer, le jeu devient vite frustrant.