Preview - KartRider Drift - Nos impressions sur ce Mario Kart-like

«Drifter c’est gagner» , - 1 réaction(s)

À l’occasion de sa deuxième bêta fermée, nous avons eu l’occasion de faire crisser les pneus sur KartRider Drift, un Mario Kart-like prévu pour Xbox One et PC. Développé par Nexon, il s’agit d’un nouvel épisode de la franchise dont déjà plus de 300 millions de joueurs sont fans. Très apprécié en Asie et plus particulièrement en Corée du Sud, il est bien moins connu dans nos foyers, terrain majoritairement dominé par le plombier moustachu et ses amis.

Faites chauffer les moteurs

Avant toute chose, il faut préciser que KartRider Drift est un Free-To-Play qui fonctionne avec un système de Saisons et de Passe de combat comme le font Fortnite et Call of Duty Modern Warfare (pour ne citer qu’eux). Ce dernier est décliné en deux versions : une gratuite avec quelques récompenses et une payante bien plus fournie. Ces récompenses seront à la fois des cosmétiques tels que des emotes, des skins de pilotes ou encore des traînées, mais aussi des karts. Si l’obtention de cosmétiques ne représente pas de déséquilibre entre les joueurs, on reste cependant plus dubitatif concernant les karts. En effet, comme nous y reviendrons plus bas, ceux-ci disposent de performances différentes. Enfin, pour progresser dans le Passe de combat, le jeu propose des séries de défis journaliers et hebdomadaires permettant de remporter des points et monter les paliers.

Au niveau du contenu, cette bêta nous a proposé une partie solo constituée d’un mode “École de pilotage” qui comprend différents tutoriels pour apprendre les bases du jeu, et un mode “Contre la montre” pour s’entraîner. Mais le cœur du jeu n’est pas là, KartRider Drift est avant tout un titre multijoueur et pour cela, il propose deux modes : “Objet” et “Vitesse”, chacun jouable en solo, duo ou au sein d’une équipe. Le premier est typiquement ce que l’on retrouve dans un Mario Kart, huit pilotes se retrouvent sur la piste pour s’arracher la première place tout en utilisant divers objets récupérés dans des caisses. De ce que nous avons pu voir durant cet essai, ils semblent plutôt nombreux (en supposant bien sûr qu’il y en ait d’autres à la sortie du jeu). Si certains sont assez classiques en comparaison avec la concurrence, d’autres se montrent bien plus originaux. Petite particularité, les objets utilisés peuvent aussi toucher vos alliés et par conséquent les ralentir ou pire leur faire perdre de précieuses places au classement.

Dans le deuxième mode “Vitesse”, la maîtrise du dérapage est la meilleure arme. En effet, le seul moyen d’obtenir du boost est de drifter le plus (et le mieux) possible pour faire monter une jauge de nitro. Pour les plus expérimentés, il est même possible d’aller encore plus vite avec certaines techniques de drift particulières. Impossible d’en profiter nous-même, le jeu n’explique pas comment faire et nous n’avons pas trouvé d’aide en ligne. Par conséquence, les débutants ne pourront que voir partir au loin les maîtres du brûlage de gomme et au mieux espérer terminer la course avant la fin (un compte à rebours de dix secondes se déclenche une fois le premier arrivé).

Miroir mon beau miroir, qui a le plus beau kart ?

Comme nous le disions plus haut, il y a de nombreux éléments cosmétiques à déverrouiller ainsi que des karts. Ces derniers disposent tous de statistiques différentes (accélération, freinage, drift, etc), cependant nous n’avons pas eu l’impression qu’un modèle était trop supérieur à un autre. Reste à voir si ce sera toujours le cas dans le jeu final, en particulier avec les karts issus du Passe de combat payant. De plus, certains karts disposent d’une compétence particulière dédiée au mode Objet, ainsi nous avons pu tester un engin capable de résister à 100% aux missiles, tandis qu’un autre bénéficiait d’une amélioration du boost.

Il est aussi possible de customiser son kart en lui changeant quelques parties telles que le pare-chocs, les roues ou l’échappement. Les possibilités sont assez nombreuses et permettent un peu plus de variétés sur la piste pour se différencier de ses adversaires. Enfin, le jeu nous permet de sauvegarder plusieurs configurations de karts afin de pouvoir basculer plus rapidement et permettre de varier les envies ou de s’adapter au type de course.

Drifter, drifter et encore drifter

Venons-en à présent au plus important, les sensations manette en main. La conduite du kart est assez rapide à prendre en main. On accélère avec la gâchette droite, freine avec la gauche, dérape avec le bouton A et utilise un objet avec le bouton B. Rien de bien exceptionnel, ni déroutant par rapport à ce que nous connaissons avec la concurrence. En revanche, là où KartRider Drift est différent et demande un petit temps d’adaptation, c’est sur ses dérapages. En effet, les premières tentatives risquent de se solder par des rencontres non désirées avec les murs. Il faudra de nombreuses heures pour parvenir à dompter notre kart à la perfection, encore plus pour réussir à maîtriser les mystérieux dérapages boostés dont le fonctionnement nous échappe encore.

Le mode “Objet” apporte même une petite dose de stratégie. En effet, il est possible de stocker deux armes simultanément. En revanche, c’est la dernière ramassée qui s’utilise en premier, mais pour y remédier, il est possible de les intervertir jusqu’à cinq fois maximum dans la course. Il est ainsi judicieux de bien choisir quand utiliser cette action, par exemple pour conserver un bouclier qui sera très utile une fois en première place.

Quel que soit le mode choisi, les courses sont assez rapides et intenses. On regrette cependant qu’il ne soit pas possible de les enchaîner sans devoir retourner au salon entre chaque partie. De plus, le crossplay entre les joueurs Xbox et PC fonctionne bien, nous n’avons pas remarqué de soucis de connexion ou de matchmaking.

Enfin, le titre est plutôt joli. Il bénéficie de décors variés et bien détaillés (jusqu’à l’apparence des caisses d’objets) dans lesquels il est agréable de piloter. Côté audio en revanche, nous n’avons pas été touché par une musique, pire celle de l’accueil devient assez vite insupportable.

Mais malgré tous ces points, on ressort de cette session avec le sentiment qu’il manque tout de même un petit quelque chose pour rendre le jeu plus fun, plus “punchy”. Il manque peut-être un peu plus de verticalité dans les tracés, de fantaisies dans les décors ou d’armes plus amusantes.

Prometteur

KartRider Drift s’annonce plutôt bon. Avec un modèle économique qui risque de séduire de nombreux joueurs et en l’absence de gros concurrents sur la Xbox, il devrait trouver son public. Il propose différents modes de jeu pour des parties variées : “Vitesse” qui laisse place à la maîtrise du drift pour l’emporter et “Objet” bien plus axé fun où la victoire et la défaite sont dictées par l’utilisation d’armes diverses. Côté gameplay, bien que classique en apparence, il mise beaucoup sur le drift et ses secrets. Difficiles à réaliser, ils pourront tout de même décourager certains débutants. Enfin, même si cette bêta nous a plu dans sa globalité, il manque un petit quelque chose pour rendre le titre encore plus fun et s’imposer comme un incontournable. Heureusement pour lui que le plombier à la salopette ne puisse pas lui faire de l’ombre.

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KartRider : Drift

PEGI 0

Genre : Courses

Éditeur : Nexon

Développeur : Nexon

Date de sortie : 2020

Prévu sur :

Xbox One, Steam

1 reactions

JaySennin

09 jui 2020 @ 15:01

si il y a du monde en ligne, tant mieux, parce que team sonic racing est complètement désert en multi, pire il y a plus de monde sur l’opus précédent (sonic all star racing transformed sur x360) sauf que le jeu étant rétrocompatible, ça ne nous met pas à l’abri des cheaters qui ont moddé leur x360 et qui jouent en ligne.

Je suis prêt en tout cas à donner sa chance à ce jeu, vu que sega aurait du au moins faire un remaster de sonic all star racing transformed à défaut de lui donner une suite, plutôt que d’avoir fait team sonic racing, sur lequel personne ne joue.

Et crash team racing, a un feeling différent et est très punitif