On a joué à Grounded, le « petit » jeu d’Obsidian, et voici nos impressions

«Chérie, j’ai rétréci les gosses» , - 2 réaction(s)

Annoncé durant le Inside Xbox du X019, Grounded était déjà jouable lors du salon organisé par Microsoft. Développé par une équipe de 13 personnes chez Obsidian, ce mix entre Chérie, j’ai rétréci les gosses et un jeu de survie est donc passé entre nos mains durant une démo limitée à 15 minutes de gameplay. Autant dire que nous n’avons pas forcément pu découvrir beaucoup de choses sur des mécaniques avancées même si cela a suffi à apprendre les bases afin de pouvoir vous partager un ressenti.

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Premier constat, Grounded n’est pas un foudre de guerre dans la mesure où il ne risque pas de mettre votre Xbox One X en surchauffe, mais le rendu global est agréable. Un monde végétal vu à taille d’insecte, cela pourrait être parfaitement flippant mais la direction artistique est cartoonesque. Il suffit de voir la tête de la première fourmi croisée pour se dire que les entomophobes ne vont pas suer d’angoisse. Puisqu’il est développé par une petite équipe, le jeu ne propose pas des graphismes de folie mais le travail est suffisamment propre pour ne pas se sentir escroqué. L’ensemble est très cohérent malgré des détails un peu grossiers de-ci de-là dans la modélisation ou les textures. Comme il reste quelques mois de développement au jeu pour s’améliorer sur ces points, nous nous garderons bien de l’enterrer trop vite tout de même.

Le principal intérêt de cette démo était de voir différents éléments de gameplay. Premier point, le jeu se joue à la première personne. Lancé dans son univers à proximité d’un campement déjà établi, on nous incitait à finir de construire un bâtiment à base de brindilles d’herbe. Armé d’une petite hache déjà équipée, nous avons donc coupé quelques planches improvisées en quelques coups bien placés puis consolidé nos murs en laissant appuyé sur X devant les espaces indiqués comme manquants par des planches transparentes. Le jeu est assez didactique et lisible pour ne pas faire n’importe quoi mais de ce fait, on ne pourra peut-être pas construire des bâtiments comme on le souhaite vraiment.

Plutôt que de s’atteler à construire d’autres éléments de la base, nous avons choisi de profiter de notre temps de jeu pour aller explorer les environs. Notre hache étaient un bon moyen de défense pour nous défaire de puces belliqueuses mais sur des fourmis à la tête plus solide, nous avons peiné un peu à nous en sortir lorsqu’elles nous attaquaient à plusieurs. Il faut dire que la précision des contrôles n’est pas le fort du jeu et que le feedback des impacts n’est pas transcendant. À l’aide d’un menu radial, on peut changer d’arme rapidement et en passer par le menu pause ; nous avons eu l’occasion de constater qu’il est aussi possible d’en crafter. C’est en tombant sur une noisette contre laquelle notre outil de fortune n’était pas assez efficace que la confection d’une masse est devenue un besoin. Les ingrédients de craft étaient indiqués dans le menu, donc rien de bien difficile à réaliser si ce n’est que les éléments à collecter ne sont pas indiqués en surbrillance dans l’environnement. Une bonne chose pour qu’un HUD encombrant ne vienne pas ruiner l’immersion. En cherchant donc un caillou ainsi que des fils végétaux, nous sommes tombés sur l’entrée d’une grotte ou du moins une fourmillière. Aventurier dans l’âme, nous nous y sommes engagés le cœur vaillant avant de nous rendre compte que l’on n’y voyait pas grand-chose et qu’une torche était nécessaire. Manque de bol, nous n’avions pas de quoi la fabriquer sur place et le temps de réaliser cela, nous nous sommes retrouvés entourés de fourmis bien plus grosses et à la tête bien plus solide que celles croisées en extérieur. L’imprécision des coups est devenue encore plus problématique dans la pénombre, la fuite fut donc la seule option possible. Manque de bol, nous n’avons même pas eu le temps de mourir que la démo prenait fin.

Alors que retenir de cette session de jeu ? Contrairement à ce qui a été montré dans le trailer avec des environnements aquatiques, des toiles d’araignées sur lesquelles rebondir, … le gameplay était assez simpliste. En dehors du changement de perspective en nous mettant à l’échelle des insectes, le jeu ne propose pas trop d’originalité. D’un point de vue survie, on a pu voir qu’il fallait aussi boire pour être en forme mais impossible de savoir si d’autres mécaniques plus avancées seront présentes. Jouée ici en solo, l’exploration n’a pas montré des zones ou situations dans lesquelles la coopération serait de mise. Beaucoup d’incertitudes et de questions sans réponses pour le moment mais il ne fait nul doute que d’ici le printemps de l’année prochaine, pour sa période de lancement estimée, nous en apprendrons plus sur cette exclusivité.

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Grounded

Grounded
PEGI 0

Genre : FPS

Éditeur : Microsoft

Développeur : Obsidian

Date de sortie : Printemps 2020

Prévu sur :

Xbox 360

2 reactions

Batto

17 nov 2019 @ 18:43

Sympa cette previews merci, ça donne une petite idée du délire.

PSOjedi

17 nov 2019 @ 20:34

Moi, à mon grand regret, il n’ m’intéresse pas. J’adore Obsidian mais là non. Les jeux « survie » c’est pas pour moi. Je préfère le jeu que RARE a présenté.