Preview - Pit People

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Pit People, c’est le nouveau jeu de The Behemoth, connu notamment pour Castle Crashers et Battle Block Theater. Et comme à chaque fois, les développeurs s’attaquent ici à un nouveau genre : le « RPG-tactique ». Pit People, c’est leur interprétation de ce genre représenté par des titres comme Final Fantasy Tactics, Ogre Battle 64, ou sur PC la série des Heroes of Might and Magic. C’est donc avec une certaine curiosité, mais aussi avec impatience, que l’on découvre Pit People, qui aura tout de même mis quatre années avant d’arriver sur nos plateformes. Et encore, on ne peut y goûter qu’en version Preview...

Apocalypse maintenant

Un ours géant à six bras qui s
Un ours géant à six bras qui s'écrase. Rien de plus normal !

L’histoire est à l’image du jeu : complètement déjantée. Un ours gigantesque s’est écrasé sur la Terre et les dégâts ont créé des hexagones qui recouvrent maintenant l’entièreté de la planète. Dès lors, les différentes factions se battent dans une arène infinie, à la merci de cet ours aux pouvoirs divins qui semble s’amuser de cette apocalypse qu’il a lui-même créée. Cette divinité va s’intéresser alors au sort de Horatio, un héros bien malgré lui...

Horatio est un fermier qui se retrouve contraint de défendre ses terres face à une invasion de vils barbares. Malheureusement, son fils se fait violemment écrasé par une pluie de substance verdâtre, alors qu’il s’était réfugié dans la maison familiale. Les intrus se font également balayer par cette violente tempête. Il ne reste donc à notre héros qu’à parcourir le monde pour se venger et tenter de donner un sens à ce terrible coup du sort...

Le début de l
Le début de l'aventure donne le ton

Il réunira au passage une équipe avec laquelle il ira combattre les barbares sanguinaires et les différentes factions profitant de ce chaos généralisé, tout en défiant les éléments et ce « dieu tout puissant » qui se délecte du sort de nos chers protagonistes. On ne sait pas trop comment ces derniers vont s’y prendre et malheureusement, la campagne est trop courte pour en parler davantage, puisqu’elle se boucle (actuellement) en à peu près une heure seulement. Et c’est bien dommage, car entendre cette voix (la même que celle de Battle Block Theater) se moquant du destin de nos héros et s’amusant à les manipuler comme des poupées de chiffons est tout à fait charmant. Dès les premières minutes ont est propulsé dans cet univers à la fois grotesque, stupide, mais attachant, et on aurait vraiment aimé en découvrir davantage tellement l’ambiance est barrée !

Horatio n
Horatio n'a pas l'air choqué par les événements qui se déchainent contre lui

Au fur et à mesure de nos pérégrinations, on rencontrera différents personnages dans des contextes tous plus débiles les uns que les autres. Les développeurs se sont complètement lâchés au niveau de l’humour et du comique de situation. Il y a tout d’abord ces voix incompréhensibles imitant différents dialectes et s’exprimant en onomatopées répétées, ce qui provoquera sans aucun doute quelques fous rires. On sent que même les doubleurs se sont investis à 100% dans ce registre comique, que seuls les développeurs de The Behemoth semblent maîtriser. Tout y est absurde, mais de l’absurde assumé jusqu’au bout. Et les autres personnages sont tout aussi azimutés ! Les demi-clopes, les cupcakes, les soldats du feu, les pingouins, les licornes, tout est sujet à un sourire qui ne vous quitte pas de toute la partie. Et ils sont bien rares, les jeux qui arrivent à garder cette constance dans l’absurde et l’exagération, tout en évitant l’overdose ! Bien sûr, certains seront hermétiques à ce type d’humour, mais ceux qui connaissent le studio savent de toute façon à quoi s’attendre.

Stratégie minimaliste

Les animations sont de toute beauté !
Les animations sont de toute beauté !

Etrangement, pour son système de combat, les développeurs ont choisi de s’inspirer davantage des jeux de stratégie que des RPG-tactique. On déplace ses unités (6 au maximum), mais jamais on n’aura à les faire attaquer tel ou tel ennemi. Pourtant, c’est ce qui fait tout le sel des RPG-tactique dans lesquels on doit évaluer le taux de réussite de nos différentes options offensives. Là, rien de tout cela, nos combattants attaquent automatiquement l’ennemi avec lesquels ils sont au contact. Et s’ils sont face à deux ou plusieurs ennemis, ils choisissent aléatoirement sur lequel taper. Même les archers tirent automatiquement. C’est un choix pour le moins original pour ce type de jeu et on sent que les développeurs ne veulent pas embrouiller le joueur dans des calculs savants pour se concentrer sur la tactique et le placement. Les affrontements gagnent donc en rapidité et en accessibilité, ce qu’ils perdent en profondeur de jeu.

La ville est une sorte de menu principal
La ville est une sorte de menu principal

Et c’est là le souci, on tombe rapidement dans la routine et malheureusement, comme dit plus haut, la campagne est bien maigre pour pouvoir soutenir l’ensemble, les missions secondaires étant beaucoup trop redondantes pour apporter une réelle plus-value. On devra donc se rabattre sur le « leveling » de ses personnages, le recrutement de différentes classes (cupcakes, electrobots, zombies, vampires, licornes…) et l’obtention du précieux « loot ». Et de ce côté, le jeu est un immense pêle-mêle de tout ce qui peut être utilisé comme instrument de destruction ou simplement d’accoutrement. D’ailleurs, dans un menu de chargement, le jeu promet jusqu’à 1000 objets à récupérer. Et on peut le croire tellement les objets sont divers et variés. On passera beaucoup (trop) de temps à personnaliser nos héros de divers armes et objets complètement délirants. Du meuble de bureau servant de bouclier, aux sucettes comme matraque, les cintres et les rouleaux de cartons servant d’arcs et de flèches, tout ce que vous pouvez imaginer y est sûrement, et même un peu plus ! C’est clairement la folie et les artistes ont dû passer beaucoup (trop ?) de temps à dessiner et à animer tous ces petits objets. Chaque bataille est un petit spectacle pour les yeux ! Nos adversaires sont d’ailleurs parfois regroupés par thèmes comme l’Egypte des pharaons, les pompiers et j’en passe. Pit People compense ainsi son gameplay simpliste par la diversité de ses ennemis et des possibilités de personnalisation quasi infinies.

Des débuts prometteurs

On se balade librement sur la carte en chariot
On se balade librement sur la carte en chariot

A côté du mode campagne, dans lequel on peut se balader librement avec son chariot dans des cartes où les ennemis apparaissent aléatoirement, il reste un mode arène où l’on peut affronter l’IA et gagner des récompenses, tout en se plaçant dans un classement journalier. Le jeu en local est aussi présent et on peut s’affronter dans l’arène ou dans un mode 2v2 plutôt sympathique. Le multijoueur compétitif à l’inverse revient tout de même à composer la meilleure équipe. Et même si les équilibrages sont réguliers, il est une foire à l’empoigne où les meilleurs joueurs sont ceux qui abusent des compositions les plus puissantes pour écraser leurs adversaires.

En l’état, le jeu est en tout cas tout à fait au point. La traduction française est déjà là et plutôt de bonne qualité. Il ne reste que le contenu et des ajustements qui arrivent régulièrement. Le jeu en est déjà à son “Update 2”, seulement deux mois après sa sortie, ce qui est encourageant pour son suivi. On attend donc impatiemment le reste de la campagne ! Le fin mot de cette preview serait alors : que les fans du studio et de jeux tactiques y aillent les yeux fermés, surtout s’ils comptent jouer avec leurs amis. Pour les autres, attendez la sortie officielle, ou au moins l’arrivée de contenu pour le solo afin de pouvoir profiter pleinement d’une expérience qui s’annonce très plaisante.

Xboxygen
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Pit People

Pit People
PEGI 0

Genre : Aventure/Réflexion

Éditeur : The Behemoth

Développeur : The Behemoth

Date de sortie : 2017

Prévu sur :

Xbox One, PC Windows, Steam