Après un Limbo qui m’a un peu déçu, tant les courts moments de jeu me rappelaient le regretté Braid, je me suis dit « Peut-être que, comme il arrive souvent à chacun d’entre nous, j’ai embelli mes souvenirs de Braid à tel point que je me suis gâché le plaisir que j’aurais pu éprouver sur cet enchantant mais critiquable Limbo ? ». Et bien j’avais tort, Braid mérite les louanges que je lui portais, et même bien plus, je crois que la profondeur réelle de ce jeu a été ignorée par de nombreux joueurs, moi le premier. Deux ans après la sortie du jeu, j’ai enfin compris pourquoi.
Pour la bonne compréhension de cet article, il est plus que recommandé d’avoir terminé le jeu et d’être préparé à en découvrir des éléments potentiellement inconnus.
Plate-forme 2.0
A première vue, Braid ressemblait à un bête jeu de plate-forme comme un Mario, à la différence près que, esthétisme mis à part, le jeu proposait des énigmes parfois vraiment complexes et une gestion de l’espace-temps originale. Le but de cet article n’étant pas de faire l’apologie du jeu, je vous invite à en lire le test pour vous convaincre de l’acheter, sans quoi cet article perd tout son intérêt.
Je ne sais pas comment vous avez parcouru le jeu, mais pour ma part, je me suis contenté -et j’avais déjà l’impression d’être allé au-delà des accomplissements de certains autres joueurs-, de résoudre les énigmes pour récupérer les pièces des puzzles, tenter de déchiffrer l’histoire en lisant les livres qui parsèment les niveaux avant d’enfin achever le dernier et premier niveau en haut de la maison qui nous présente tous les tableaux des niveaux. Je pensais le jeu fini, ou presque, hormis ce bête succès qui demandait de refaire la même chose en battant le temps référence, pervertissant à mon sens l’esprit du jeu et le transformant en bête jeu de plate-forme comme un Mario où les énigmes ne sont plus découvertes au fur et à mesure mais bien connues par cœur.
En 2 ans, j’ai eu beau refaire le jeu 4 fois, je croyais tout en connaître, même si à chaque fois je devais redécouvrir certaines énigmes qui ne s’étaient pas imprimées comme les autres dans ma mémoire. Et pourtant, ce n’est qu’au bout de la 4ème fois que j’ai commencé à saisir la profondeur du titre.
En recherchant totalement par hasard sur le net des explications officielles du contenu des livres, jusqu’alors assez évasifs et sujets à moult explications diverses, je tombe sur un lien qui parle d’étoiles à récupérer. Ni une ni 2, direction youtube, où je vois que l’obtention de ces étoiles peut offrir au joueur une fin alternative. Là, comme tout joueur dont l’intérêt pour un jeu dépasse l’indifférence, je me suis senti obligé de tester tout ça en lançant, à peine la 4ème partie finie, une cinquième fois le jeu. Autant dire que je ne voyais absolument pas où ces-dites étoiles pouvaient se cacher (les récupérait-on en assemblant les tableaux ?), et il s’est avéré en furetant sur le net que les chercher soi-même relève du véritable exploit. A l’heure où je vous parle, Tim (rappelez-vous, le héros du jeu !) est en route pour récupérer l’avant-dernière, après tout un après-midi passé sur ce jeu que je connais pourtant plutôt bien…
Mais la richesse dont je voulais parler ne se limite pas à cette quête annexe planquée comme vos premiers préservatifs dans votre chambre, mais bien de l’histoire, incroyablement complexe, qu’offre Braid.












