Jeu vidéo et écologie : un mariage difficile ?

«Quelle solution pour notre planète ?» le 3 novembre @ 11:002019-11-04T23:09:18+01:00" - 14 réaction(s)

Si la victoire des écologistes, et plus globalement des êtres humains sur terre qui souhaitent voir leur espèce préservée, est loin d’être gagnée, une chose est sûre : la prise de conscience est réelle. Impossible d’allumer la TV, de lire un journal ou d’aller sur les réseaux sociaux sans y trouver une mention relative à la préservation de notre planète, et plus généralement de notre espèce. Une tendance qui réjouit une partie de la population, qui attend depuis des années cette prise de conscience pour espérer voir des changements se profiler, mais aussi qui en agace une autre. Et pour cause : il implique d’abord de la part des puissants de ce monde une brutale et importante remise en question (il suffit de voir qui encense et qui insulte Greta Thunberg, vous verrez c’est édifiant), mais aussi et surtout pour nous autres citoyens, parce que le sujet est, il faut bien se l’avouer, super déprimant. Passé les scénarios catastrophes et apocalyptiques, nous sommes tous rattrapés par la réalité : nous sommes en train de foncer tête baissée vers une catastrophe écologique de grande ampleur, qu’on le veuille ou non, et les changements vont arriver, c’est inéluctable.

Un sujet d’autant plus difficile à aborder quand il touche au divertissement, car le jeu vidéo représente, pour bon nombre d’entre-nous, un moyen d’échapper à la réalité. Alors forcément, quand on commence à parler d’écologie et de la catastrophe qui détruira peut-être l’humanité à un public venu lire ici quel sera le prochain jeu qui leur fera oublier les petits tracas du quotidien, je n’ai aucun doute sur le fait que la section « commentaire » de cet article contiendra pas mal de rejet, voire carrément de déni. Étant moi-même collectionneur de jeux sur supports physiques, je me retrouve bien embêté à l’idée que l’on puisse me priver de mes boîtes, comme on a pu me priver des notices il y a quelques années pour les mêmes raisons. Bien sûr, on ne peut nier les motivations économiques derrière ces pseudos bonnes actions, mais la vérité est indéniable : combien de centaines de millions de boîtes sans notices sont en circulation ? Combien de millions de tonnes de papier a-t-on économisé depuis cette tendance ?

Arrive ensuite forcément la question du plastique. Je ne vais pas vous faire l’affront de vous expliquer à partir de quelle matière première il est fabriqué, en revanche je vais peut-être vous apprendre qu’environ 90% du plastique n’est pas recyclé. Toujours est-il que j’ai découvert très récemment l’initiative accompagnant la sortie de Football Manager 2020 : le jeu sera vendu dans une boîte en carton 100% recyclé, avec une notice en carton recyclé, une première dans l’industrie.

Rien que sur ce titre, ce sont donc des centaines de milliers, peut-être même des millions de boîtes en plastique qui vont être évitées. Imaginez maintenant l’impact que cela pourrait avoir si c’était appliqué à l’ensemble de l’industrie ? Sur 100% des jeux ?

Ce serait une avancée considérable, mais on peut sûrement aller plus loin. On pourrait aussi se dire que le dématérialisé serait la solution ultime. Vraiment ?

N’est-ce pas un poil ironique de trouver dans les grandes surfaces des jeux en boîte à 50€ alors qu’ils sont disponibles sans boîte et sans notice à 69.99€ en téléchargement ? La différence de tarif n’a rien à voir avec l’écologie bien sûr, mais c’est un constat globalement avéré, et surtout cela prouve bien que le téléchargement, s’il peut avoir des vertues écologiques face au physique, n’est actuellement pas vendu comme tel.

Le problème quand on commence à se renseigner sur ces sujets, c’est le manque criant de chiffres et d’études précises. Quand bien même on souhaiterait, nous joueurs, au niveau individuel, choisir le moindre mal par pure conscience écologique, il est très difficile de trouver des chiffres sur le sujet.

Alors certes, le téléchargement de jeux sur internet nécessite des infrastructures réseau importantes, allumées 24h/24h avec d’énormes fermes de serveurs, répliquées à travers le monde, le tout dans des Data Center quasiment réfrigérés, pour un coût énergétique colossal et surtout, une consommation en matières premières rares et polluantes (je vous invite à rechercher par exemple l’impact environnemental du silicium, qui compose la plupart de nos appareils). Mais d’un autre côté, s’il permet d’éviter des dizaines de millions de boîtes en plastique par an et tout ce qui va avec (énergie de fabrication, transport à travers le monde, points de vente etc.), on se dit que le bilan écologique est sûrement bien meilleur en dématérialisé. On pourrait aussi évoquer l’argument de la préservation, un sujet cher à beaucoup de joueurs, mais finalement, la problématique ne se situe-t-elle pas plus au niveau des DRM qui obligent des connexions obligatoires à des serveurs à la durée de vie éphémère, ou à l’impossibilité de copier et partager le contenu acheté sur une autre console ? Une protection contre le piratage certes, mais qui n’est pas sans impact si on considère le disque de jeu comme une autre forme de DRM.

Juste pour illustrer rapidement, faisons un petit calcul à la louche : la licence FIFA frôle les 300 millions d’exemplaires vendus à travers le monde (en incluant la démat bien sûr, mais c’est finalement un phénomène assez récent dans l’histoire de la série depuis 1993) : avec une moyenne de 100 g par boîte de jeu, la licence FIFA à elle seule dans le jeu vidéo pourrait représenter plus de 2.5 millions de tonnes de plastique dans le monde. Multipliez encore ce calcul par l’ensemble des licences de jeux et leurs ventes respectives, c’est tout simplement effrayant.

“Mais dis-donc Jamy, le téléchargement gagne des parts de marché tous les ans, les ventes de jeux physiques baissent, et on a même la première boîte en carton recyclé ! Pourquoi tu viens nous bassiner les oreilles avec tes sujets déprimants ?”

Simplement parce que l’avenir n’est pas rose. Les services de streaming existants type Netflix ont déjà un impact écologique colossal, et ce n’est que le début.

Stadia, xCloud, Playstation Now : le streaming de jeu, présenté depuis 10 ans comme la révolution du jeu vidéo, semble enfin vouloir prendre son envol. À la différence du streaming vidéo (qui n’est rien d’autre qu’un téléchargement de fichier vidéo stocké sur un disque dur à distance qui avance en même temps que la lecture), le streaming de jeu nécessite de faire tourner le jeu à distance. Concrètement, cela signifie que la puissance informatique nécessaire à l’affichage du jeu est déportée, et donc que quelque part dans le monde, une ou plusieurs cartes graphiques et processeurs tournent à plein régime, au fond d’un bunker climatisé.

On peut voir le verre à moitié plein, et se dire que comme pour tout serveur informatique, la mutualisation des serveurs “pourrait” voir l’impact global réduit, mais on pourrait aussi se dire que ces infrastructures disposent forcément du potentiel nécessaire pour que tous les utilisateurs du service puissent y accéder en même temps. Imaginez donc qu’en plus de toutes les consoles déjà existantes dans le monde, un volume similaire sera allumé 24h sur 24h, pendant des années, simplement en attendant qu’un badaud veuille bien s’y connecter.

De son côté, la technologie continue d’évoluer : plus de performances graphiques, des résolutions toujours plus élevées, donc plus de taille de stockage, plus de puissance de calcul, plus de silicium, plus de câbles sous-marins, plus de serveurs, etc…

Alors que faire ? C’est bien la question qui se pose, et à vrai dire je n’ai pas de réponse. J’aurais tendance à croire que le téléchargement de jeu (et pas le streaming) semble être la solution du “moins pire”. Mais je ne peux m’empêcher de voir que consommer moins de plastique et moins de papier, c’est surtout plus de marge pour des multinationales qui nous proposent de construire d’énormes frigos à cartes graphiques pour qu’on puisse jouer sur nos téléphones en 5G.

D’un autre côté, Microsoft (comme Google d’ailleurs) affirme utiliser de l’énergie renouvelable pour ses infrastructures, avec un objectif de 100% d’ici quelques années. Un pas en avant significatif, qui pourrait même inverser la tendance : imaginez des applications Xbox / Stadia intégrées à nos télévisions via des partenariats avec les constructeurs, et l’absence de puissance de calcul à domicile réduirait la consommation dans tous les foyers, pendant que le calcul et l’énergie sont mutualisés et produits à partir d’énergie renouvelable côté serveur. Le cloud serait-il l’avenir du jeu écolo ? Un raisonnement un peu simpliste, qui fait abstraction du coût des infrastructures réseaux du serveur jusqu’au client final, des immenses batteries et toujours plus de métaux polluants, dans une course sans fin vers des performances graphiques plus importantes, mais après tout pourquoi pas.

Une fois encore, on constate le besoin crucial d’études d’impact globales sur le sujet, afin que nous, consommateurs, joueurs, puissions trouver au milieu de tout ça la meilleure alternative, sans avaler bêtement les communiqués de presse de multinationales à grand coup de greenwashing.

S’il est important pour chacun de faire des petits pas individuels,à son rythme, il est primordial d’exiger une action immédiate de ceux qui ont un impact mondial infiniment plus large. En tout cas, il est nécessaire de continuer à propager la réflexion, à échanger sur le sujet, et à saluer les initiatives qui vont dans le bon sens. Si la proposition de Football Manager et de sa boîte recyclée fait un buzz monumental, il ne serait pas à exclure que d’autres éditeurs s’engouffrent dans la brèche. C’est ainsi qu’une action isolée peut devenir une norme, et c’est peut-être encore la chose la plus facile à faire à notre niveau.

Une chose est sûre : les stocks de pétrole sont à sec, des continents de plastique se forment dans les océans, les glaciers fondent sous l’effet du réchauffement climatique. Il est important, si ce n’est primordial de réfléchir collectivement à des solutions concrètes, y compris quand ces décisions impliquent une remise en question de notre confort personnel.

Peut-être que, finalement, le dématérialisé tant décrié pendant des années n’est pas à jeter, tant il peut réduire les emballages, supports et transports. Peut-être que les boîtes que beaucoup d’entre-nous chérissent dans leurs étagères doivent devenir un objet du passé, et qu’il faut bien commencer quelque part. Peut-être qu’une nouvelle forme de DRM physique, moins polluante, pourrait allier le meilleur des deux mondes.

Que le streaming ou le téléchargement de jeu vidéo soit l’avenir ou la solution, je ne peux y répondre aujourd’hui. Tout ce que j’espère, c’est que le meilleur moyen de jouer à Fallout dans 30 ans, ce ne soit pas de sortir de chez soi.

Quelques sources que je vous recommande chaudement : Youtube :

HeavyEyed : The Environmental Impact of Physical Games - The Ethics of Buying Games - https://www.youtube.com/watch?v=N1zlT0a503Q

Game Spectrum : Les jeux vidéo vont-ils disparaître ? https://www.youtube.com/watch?v=2Qq-6wByLPI

Le Monde - Crise écologique : l’impact environnemental du jeu vidéo, un sujet d’inquiétude grandissant - https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/09/29/crise-ecologique-l-impact-environnemental-du-jeu-video-un-sujet-d-inquietude-grandissant_6013480_4408996.html

Les Éditos

Accueil > Édito

Les Éditos

Les Éditos

Les réflexions philosophiques de l’équipe.

N’hésitez pas à réagir sur le forum !

Venez discuter sur le Forum Les Éditos

14 reactions

Rone

03 nov 2019 @ 11:32

Merci pour ce très beau sujet, complexe à aborder.

Il s’avère que je me suis penché sur la question il y a peu, et j’ai fait le même constat : les études globales n’existent pas. On peut regarder chaque élément et jauger de son impact, mais sans l’opposer à un autre mode de consommation permettant un résultat équivalent. Dans le cas présent, physique vs numérique.

On arrive aussi à une limite importante dans l’analyse sur l’impact du produit physique : celui-ci a un impact direct probablement (et encore) plus fort, mais a pour lui sa durabilité, sa possibilité de cession, à mettre en opposition à, principalement, tout ce qui est streaming, qui revient à une multiplication de la dépense énergétique. L’écart, donc toujours théorique en l’absence d’étude, ne peut que se réduire, voire clairement passer à l’avantage du physique, au gré des évolutions techniques, le physique étant sur un impact constant (voire qui pourrait réduire, non pas en terme de conception, mais en terme de modèle économique via le marché de la seconde vie).

Et là, ça coince. On veut du 4K ? OK, très bien, mais on ne parle donc plus du tout des mêmes flux de données. Du 8K ? Hum… Du X-cloud ? De la 5G ? Ces nouveautés réclamées par les joueurs ? OK, pourquoi pas, mais il faut alors admettre qu’on participe activement à une dégradation de nos conditions de vie globales pour jouer sur notre téléphone, notre tablette, notre PC portable, notre dernière console en date, accompagnée de notre dernière TV en date.

Arrive donc le fameux rapport bénéfices/contraintes. On veut du streaming pour jouer partout, c’est un bénéfice, la contrainte est qu’on participe à la destruction de l’espèce. Sauf si on ne fait que jouer, et que cela remplace d’autres activités à l’impact pire. C’est plus pratique que d’emporter 5 cartouches et une console portable, mais plus impactant. On pourrait aussi accepter, folie, de ne pas jouer sur un écran et d’ouvrir un livre, de se promener, de pratiquer des jeux de société, de baiser, ou autres activités qui peuvent aussi être plutôt agréables.

Soyons honnêtes 2 secondes. Si on veut être à l’aise dans nos baskets et si on est concerné par ce sujet, alors on devrait, raisonnablement, se fixer notre propre limite. Arrêter de monter en définition serait un excellent angle : on arrête de changer nos appareils de diffusion dont la durée de vie s’allonge de fait, on arrête de changer de matériel pour jouer tous les 4 ou 5 ans.

Mais dans notre système global, c’est bien entendu inacceptable : Microsoft, Sony, toutes ces grosses boites se doivent de créer un besoin, c’est le principe de base de la société de consommation.

On est donc sur un sujet qui dépasse largement le domaine des jv. Mais celui-ci, pourquoi pas, pourrai être un détonateur : après tout il faudra bien qu’à un endroit, quelque part, ça réagisse fortement. Pourquoi pas les joueurs ? Ce ne serait pas si difficile : il suffirait juste de ne pas acheter la Xbox Scarlet, la PS5, la nouvelle carte graphique, le nouveau téléphone, de ne pas souscrire au jeu en streaming… A support constant, le jeu-vidéo continuerait d’exister, pas de soucis pour lui.

On parie que ça n’arrivera pas ?

Dudediklenbias

03 nov 2019 @ 11:33

Super article !

Pour aller plus loin sur le sujet, je conseille « La guerre des métaux rares : La face cachée de la transition énergétique et numérique » de Guillaume Pitron. En gros au delà de l’impact écologique et humain de l’exploitation de ces metaux, le problème majeur c’est qu’on va très vite arriver a une pénurie de ces dits métaux et que sans eux plus de serveurs, consoles, ni même de panneaux solaires. Et pour l’instant on ne sais pas les recycler.

Catzou

Rédaction

03 nov 2019 @ 12:50

@Rone : Merci pour ton retour ! Cependant, je me pose la question à la lecture de ton commentaire : « on veut » (du cloud, de la Scarlet etc.), mais est-ce qu’on veut vraiment ça, où est-ce qu’on essaye de nous le mettre dans la bouche ? Dans le cadre du streaming, je n’ai jamais vu personne le réclamer. Tout le monde en parle, mais parce qu’il y a de la com autour. Pour les consoles c’est un peu la même chose : je suis moi même amateur de tech et j’adore la fluidité, les belles images et les beaux graphismes, mais suis-je vraiment le commun des mortels ? Si on demandait à l’ensemble des possesseurs de PS4 si ils veulent que leur console dure 5, 10 ans ou 15 ans, combien voudrait vraiment ce renouvellement ? La réponse est peut-être aussi là, notre excitation à l’idée de la nouveauté est aussi partiellement responsable du fait qu’on essaye de nous vendre un nouveau truc.

@Dudediklenbias : Je peux me tromper, mais il me semble avoir lu que l’on sait recycler (y compris les panneaux solaires), mais que la destruction coute beaucoup moins cher, faute de véritable investissement, crédit d’impôts ou autre pour financer le cout supplémentaire. Ça ne résout pas le problème de pénurie, mais en tout cas c’est toujours frustrant de savoir qu’il y a toujours un delta entre le « on veut », « on peut », et « on fait » :/

Billou

Rédaction

03 nov 2019 @ 13:07

La 4K personne n’en avait rien à faire pour le JV (un tout petit peu pour le ciné, et encore), c’est le marketing qui a créé le besoin. C’est toujours lui qui crée toutes les envies, on nous a mis dans la tête qu’il fallait un renouveau constant, ça devient donc un réflexe de Pavlov.

Et d’un point de vue societal, le streaming mobile ça va encore être une belle saloperie ça. Encore plus de bulles crées autour des individus.

Rone

03 nov 2019 @ 13:50

Je partage cet avis : le besoin est créé et encouragé plus qu’il n’existe en réalité.

Spectral

03 nov 2019 @ 14:35

Je partage complètement votre avis sur la question, et suis même malheureusement beaucoup plus pessimiste… Peut-être que pour faire bouger les choses chez les joueurs il faudrait que les médias et acteurs du marché s’y intéressent aussi, pourquoi pas une sorte de bilan hebdomadaire ou mensuel des avancées du jeux vidéos pour l’écologie par exemple ?

avatar

freehand

03 nov 2019 @ 15:20

La 4K ne m’intéresse clairement pas. Je joue toujours sur ma vieille tv 32 pouces que j’ai achetée en 2009, et sur ma one fat de 2013. Je n’ai tout simplement pas eu la moindre envie de changer. Je pense que j’achèterai la Scarlett uniquement le jour où je n’aurai plus le choix.

Je me rappelle qu’en 2013, lors du lancement de la one, j’avais sérieusement craché sur microsoft avec leur vision du tout en dématérialisé, la fin des jeux en occasion, la connexion constante obligatoire... Je m’étais presque résigné à passer sur ps4. Résultat quelques années après : je suis toujours sur one, qui est constamment connectée à internet, et je n’ai plus que des jeux en dématérialisés... Bye bye les boîtes et cd encombrants.

jm ysb

03 nov 2019 @ 22:35

je n’ai pas encore lu l’article, mais je répond juste au titre de la news.

pourquoi parle t’on de sauver la planète ? ne serais se pas plutôt de conserver l’actuel écosystème qui pour l’instant, permet à plus de 6 milliards d’humains de vivre dans de plus ou moins bonnes conditions ?

je pense que la planète n’a pas besoin de quoi que se soit ! nous sommes de passage et malheureusement pour nous, cela peu rapidement passer du coté obscur si nous ne faisons pas quelques choses de concret !

pour cela, il faut se poser la question si vous êtes prêt à vivre sans électricité, sans pétrole, sans grande distribution etc. car si 20% de la population consommes plus de 80% des ressources naturelles qu’est qu’il devient ligitime ??? faire vivre les 80% comme les 20% ou les 20% comme les 80% ???

Catzou

Rédaction

04 nov 2019 @ 00:29

J’avoue que le sous-titre est maladroit (et rédigé en vitesse avant la publication à une heure très tardive pour ne rien te cacher) parce que globalement quand on parle de « sauver la planète » , on parle surtout de sauver l’écosystème qui permet actuellement aux humains de vivre dedans.

La planète, elle sera encore là bien après nous, et elle se fiche bien du fait qu’on est tous en train de suicider dessus :)

Mal KIRAVI

04 nov 2019 @ 12:14

Très bon article. J’espère que les acteurs de l’industrie du jeux vidéo pensent comme l’auteur de cette réflexion. Sinon je sais pourquoi je ne consulte que Xboxygen et jamais jeuxvideos.com .

12